it^T:'v:-î*^r^^>^ 'Vf r\,: >>'n X^,^ij t" ;f , w^-lf^ 4 ->' ï «» IVrî^ii-. 3/6-^ Return to LIBRARY OF MARINE BIOLOGICAL LABORflTORY WOODS HOLE, MASS. LoANED BY American Muséum of Natural History BULLETINS DE L\ r r "m DE :BE:iL.G^IQXJ"Ei TOME IV Année 1809. BRUXELLES IMPRIMERIE ET LITHOGRAPHIE DE V« NYS 57, RUE POTAGÈRE, 57 BULLETIN DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ. BULLETIN DES SÉANCES r r SOCIETE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Séance du 3 janvier 1869. Présidence de M. le comte de Robiano. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents : MM. comte de Robiano, président; Funck, membre honoraire ; Rosart ; Dautzenberg ; Seghers ; Miller ; Weyers; Roffiaen; Colbeau, secrétaire. M. De Hennin assiste à la séance. MM. Lecomte, De Malzine, Lambotte font excuser leur absence. Le procès-verbal de l'assemblée du 6 décembre 1868 est lu et approuvé. Correspondance. — Le secrétaire donne lecture des lettres reçues par la Société : 1 . De la Société d'histoire naturelle de Nurenberg et de la Fédération des sociétés d'horticulture de Belgique, remerciant pour l'envoi des Annales. 2. De M. le professeur S. Brusina, d'Agram, membre corres- pondant, donnant des indications sur les sociétés scientifiques et les malacologues de la Dalmatie et de la Croatie avec les- quels la Société pourrait se mettre en rapport. VI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Dons et envois reçus. — La Société a reçu depuis sa dernière séance : 1° Plusieurs brochures de MM. Brusina et Morch, offertes par leurs auteurs. 2" Collection de coquilles de la Dalmatie et de la mer Adria- tique, don de M. Brusina; coquilles de l'Amérique centrale, don de M. Hidalgo; poh^piers, don de M. de Robiano. 3" Diverses publications en échange des Annales de la part des Sociétés suivantes : Académie royale des sciences de Bel- gique, Société d'histoire naturelle de Nurenberg, Société impé- riale des naturalistes de Moscou, Fédération des sociétés d'hor- ticulture de Belgique, Société médico -chirurgicale de Liège. Des remercîments sont votés aux donateurs. Proposition du Conseil. — Sur la proposition du Conseil, l'assemblée décide que la Société entomologique de Belgique sera invitée par lettre à prendre part à l'excursion que la Société fera prochainement à Nieuport. Récejition de membre correspondant. — Sur la présentation de MM. Thielens et Weyers, M'"^ la marquise Paulucci, de Flo- rence, est reçue membre correspondant de la Société. Rapports. — Il est donné lecture des rapports de MM. Col- beau et de Malzine sur le travail de M. Lallemant intitulé : » Malacologie des environs d^ Alger . „ Conformément aux con- clusions de ces rapports, ce travail sera inséré dans les mé- moires du tome III (1868) des annales de la Société. Il est également donné lecture des rapports de MM. Van Volxem, de Malzine et Colbeau sur le travail de M. Roffiaen « Mollusques recueillis en Suisse « , concluant à l'impression dans les mémoires du tome III. Ces conclusions sont adoptées. Les rapports sur les travaux de MM. Colbeau ^, Liste générale des Mollusques vivants de la Belgique „ , Lanszweert « Liste de BULLETIN DES SÉANCES. — ANNEE 1869. Vil Zoophytes et de Mollusques inférieurs du littoral belge ,i , Lam- botte n Considérations sur le système nerveux des Mollusques u , sont ajournés. Présentation de travail pour les Annales. — Le secrétaire donne lecture d'un travail de M. O.-A.-L. Môrch, membre correspondant, intitulé « Catalogue des Mollusq%ies du Spitz- herg «. L'impression dans le tome IV (1869) des mémoires en est décidée. Lecture. — M. Tli. Lecomte adresse la note suivante à la Société : » J'ai l'honneur de communiquer à la Société la traduction de ce que m'écritM. S. Brusina au sujet d'une drague triangulaire, et j'y joins la figure qui accompagnait sa description. J'ai l'hon- neur de lui communiquer également le dessin d'une autre dra- gue très-analogue qui m'a été remis par M. le D'". 0. Schmidt avec les quelques mots d'explication qui y sont joints. Drague triangulaire de M. S. Brusina. — Il Je vous envoie ci-joint le dessin que vous " me demandez de la drague que j'emploie " pour pêcher. Je l'ai laissée à Zara pour // m'en servit dans mes excursions prochaines, //je ne puis donc vous donner les dimensions // rigoureusement exactes, mais celles que // voici doivent différer bien peu. Il La forme de cette drague est celle d'une // pyramide à base triangulaire. Cette base est " formée de trois lames de fer aplaties et " réunies en triangle. Ces lames n'ont pas plus de 7 cen- // timètres de largeur et 1 cent, environ d'épaisseur. L'un des // bords de la lame est aminci comme un couteau, l'autre bord // est percé d'une infinité de trous pour attacher le filet. Chaque ,/ lame est longue de 55 cent. A chaque angle est soudée une // barre de fer cylindrique de 2 - 2 1/2 cent, de diamètre et Ion- Drague triangulaire de M. S. Brusina. VIII SOCIËTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. // gue de 55 cent, environ. Ces trois barres vont se réunir à la // pointe de la pyramide et à leur point de jonction se trouve un // anneau pour y attacher la corde. Le filet est en forme de sac // et doit être solide. Les mailles de ce filet, en forme de // rhombe, peuvent avoir 2 1/2 à 3 cent, de long sur 1 à 1 1/2 Il de large. Il vaudrait mieux les faire plus petites. Pour pê- /' cher sur un fond pierreux ou couvert d'algues ou de coraux, „ ou d'un limon compacte, ce filet est très bon; mais pour pê- // cher sur un fond sablonneux, il faut garnir l'intérieur du filet /, d'une pièce de toile ou d'autre étofie capable de retenir le // sable. J'ai pêche avec cette drague, du poids de plus de ,1 24 livres, jusque 200 pieds vénitiens environ de profondeur Il et j'ai obtenu de très-bons résultats. « // Drague de M. le D'' 0. Schmidt. — Le Il bord supérieur du fer 6^ doit être un peu (mais '/ pas trop) aminci et tranchant. Les côtés o, Il sont égaux entr'eux ; il en est de même des " côtés h. Largeur du fer a environ 45 milL, // Longueur 2 à 2 1/2 pieds, grande épaisseur // environ 4mill, Toute la machine pèse à peu // près 6 kilos. Il est bon d'attacher une pierre Il ou un morceau de plomb au sommet c de la Drague triangulaire de • -i \ n ^ i M. le D' o. Schmidt. „ pyramide ou se fixe la corde. » Communications diverses. — M. Roffiaen fait remarquer que cette année diverses espèces d'hélices (nemoralis, hortensis, fruticum), après avoir formé leur épiphragme d'hiver à l'époque habituelle, l'ont ensuite perdu lorsque la température est deve- nue exceptionnellement douce et humide, puis l'ont reformé de nouveau lorsque le temps s'est mis quelque peu à la gelée. Aujourd'hui, que ces petites gelées sont passées et que l'humidité recommence, les hélices se remettent à marcher. Le froid sec doit être la principale cause de leur hibernation. La séance est levée à 4 1/2 heures. BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1869. IX Séance «In 7 février «S09 Présidence de M. le comte de Robiano, La séance est ouverte à 3 heures. Sont présents : MM. comte de Robiano, président; Funck, membre honoraire ; Fontaine ; Van Volxem ; Rosart ; Weyers ; Staes; Dupont; Roffiaen; Fologne; Lambotte ; De Malzine ; Colbeau, secrétaire. Le procès-verbal de la séance du 3 janvier 1869 est lu et approuvé. Correspondance. — Le secrétaire donne connaissance des lettres adressées à la Société par : 1 . La Société d'histoire naturelle de Styrie à Gratz et l'Aca- démie Slavo-méridionale des sciences et des arts à Agram, accompagnant l'envoi de leurs publications. 2. M"'® la marquise Paulucci, remerciant pour sa nomination de membre correspondant. Dons et envois. — La Société a reçu depuis sa dernière séance : L Bullettino malacologlco italiano par le D'" Gentiluomo, et Description d\in Miirex nouveau par M"^® M. Paulucci (deux exemplaires) ; dons des auteurs. 2. Onze mémoires et notices de M. Jules d'Udekem, offerts par M™^ v« d'Udekem. 3. Portrait photographié de M™^ la marquise Paulucci. 4. Collection de coquilles vivantes de la Chine, etc. et col- lection de coquilles fossiles de la Toscane, offertes par M'"^ la marquise Paulucci. h X SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. 5. En échange des Annales, diverses publication s des Sociétés suivantes : d'Acclimatation et d'agriculture à Palermc, d'His- toire naturelle de Styrie à Gratz, Médico-chirurgicale de Liège, Vaudoise des sciences naturelles à Lausanne, des Sciences naturelles à Chemnitz, Institut impérial-royal de géologie à Vienne, Académie slavo-méridionale des sciences et des arts à Agram. Des remercîments sont votés aux donateurs. ComMunications et froimsitions du Conseil. — M. le prési- dent annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a reçu membre effectif de la Société M. Alfred de Borre, candidat en sciences naturelles, secrétaire du Musée royal d'histoire natu- relle de Bruxelles. M. le président propose d'adresser à LL. MM. le Roi et la Reine des Belges une lettre de condoléance à l'occasion de la mort du Prince royal : il soumet à l'Assemblée un projet qui est unanimement adopté. Sur la communication d'une lettre de M. Senoner deman- dant au nom de la Société d'histoire naturelle de Cheninitz l'échange de publications, cet échange est accepté. Lecture. — M. Staes donne lecture de la petite notice sui- vante sur le mode de fixation des coquilles en collection ; il fait voir en même temps quelques caisses de coquilles de différents genres fixées d'après ce procédé. v> Tous ceux qui s'occupent à titres divers de conchyliologie ont naturellement recours à la formation d'une collection. Indé- pendamment des études auxquelles doit se soumettre le collec- tionneur, il est des difficultés qui ne se résument pas entiè- rement dans la classification. 11 se présente certains côtés purement matériels, le plus souvent de simples détails, mais qui ne laissent pas d'avoir une importance relative. Parmi les diffi- cultés avec lesquelles le collectionneur est souvent aux prises et BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1869. XI qu'il ne parvient pas toujours à surmonter, il en est une qui tient un rang^ important dans les collections, je veux parler de la fixation [des exemplaires. Tous les collectionneurs en recon- naissent si bien les avantages, qu'il est inutile de s'arrêter ici sur les inconvénients qu'offrent les collections dont les exem- plaires ne sont pas fixés. Jusqu'à présent le mode généralement adopté pour la fixation des exemplaires est le collage, mais l'usage de la colle est défectueux à plusieurs égards. » 1° L'étude ou la comparaison des diverses espèces exigeant qu'on détache les exemplaires, leur conservation est souvent compromise dans cette opération. « 2" La colle finit par adhérer aux exemplaires au point de devoir soumettre parfois ceux-ci à une opération très délicate pour les désagréger. n 3° Enfin pour beaucoup de genres ce mode de fixation est incomplet, surtout pour les bivalves où, indépendamment du collage, il faut avoir recours le plus souvent à la ligature pour joindre les deux valves. j) C'est pour obvier à ces inconvénients que j'ai fait l'essai du système plus simple et plus pratique de la Kgature, qui peut s'appliquer indistinctement à tous les genres de certaine taille. » Comme on peut le voir par les diverses espèces de solen, d'aspergillum, de pecten, etc. que je vous soumets, il suffit de poser l'exemplaire sur le carton sur lequel on veut l'assujettir, puis au moj'en d'une aiguille on fait passer au travers du car- ton, des deux côtés de l'exemplaire, un fil qui, au moyen d'un nœud, fixe l'exemplaire au carton sur lequel il doit être main- tenu. Ce mode de fixation, d'une extrême simplicité et d'une exécution prompte et facile, offre, entre autre avantage, qu'il suffit de couper le fil pour détacher l'exemplaire et en permettre ainsi l'examen de toutes ses parties sans qu'il en résulte le moindre risque de le briser. » ComiMinications et 'propositions diverses des 3Iembres. — XII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE M.Colbeau annonce la fondation d'une Société malacozoologique allemande à Francfort et communique une lettre du directeur, M. Heynemann, manifestant le désir d'entrer en relations avec notre Société. — Il sera répondu que la Société malacologique de Belgique partage également ce désir. M. Fontaine, en compagnie de M. Lecomte, a recherché les coquilles subfossiles dans le banc qui se trouve à Papignies et dont il a été parlé à la séance du 6 décembre dernier, mais le moment n'est pas propice à cause de l'élévation des eaux, et le résultat n'a pas été bien satisfaisant : ils renouvelleront leurs recherches. M. Colbeau a remarqué ces jours derniers un grand nombre de Hélix nemoralis, hortensis et aspersa sorties de leur som- meil d'hiver et attachées au pied des arbres, etc. dans plusieurs jardins de Bruxelles. La séance est levée à 4 1/2 heures. Séance du 7 mars ISGO. Présidence de M. le comte de Robiano. La séance est ouverte à 2 1/4 heures. Sont présents : MM. comte de Robiano, président; RofRaen; ?Jiller; Lambotte; De Borre; Seghers; Rosart; Staes; Col- beau, secrétaire. MM. Weyers , Van Volxem, Lecomte se font excuser de ne pouvoir assister à la séance. Le procès-verbal de l'assemblée du 7 février 1869 est lu et approuvé. BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1869. XIII Correspondance. — Il est donné lecture des lettres suivantes: 1 . Lettre de faire part du décès de M. Le Bœuf, membre honoraire de la Société. — L'Assemblée décide qu'une notice biographique sur M. Le Bœuf sera insérée dans les Bulletins de la Société et prie MM. Rosart et Lambotte de vouloir bien la rédiger. 2. De MM. De Borre et Rodriguez remerciant pour leur nomination de membres de la Société. 3. De M. Lanszweert donnant des renseignements pour l'excursion prochaine de la Société à Nieuport. 4. De M. Gentiluomo annonçant la publication d'un ouvrage sur les mollusques de la Mer Rouge, par Issel. 5. Des Sociétés d'histoire naturelle de Coire, des Sciences naturelles d'Aarau, Malacozoologique allemande de Francfort, Jardin zoologique de Francfort, d'Histoire naturelle de Chem- nitz, de Zoologie et de Botanique de Vienne, faisant part de l'envoi de leurs publications ou remerciant pour la réception des Annales. Dons et envois. — La Société a reçu depuis sa dernière séance : 1. Brochures de MM. Frauenfeld etZetsche; dons des au- teurs. 2. Journal avec article sur les huîtres, déposé par M. Col- beau. 3. Portrait photographié de M. De Borre. 4. Collection de coquilles de la Suisse, offerte par M. Roffiaen . 5. Objets de collection, donnés par M. Messemaeker. 6. Diverses publications des Sociétés Isis de Dresde, Acadé- mie royale de Belgique, Malacozoologique allemande de Franc- fort, Amis des sciences de Rouen, de Zoologie et de Botanique devienne, d'Histoire naturelle de Chemnitz, Médico-chirurgi- cale de Liège, Entomologique de Belgique. Des remercîments sont votés aux donateurs, XIV SOrjÉTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Rapports. — Le secrétaire donne lecture des rapports de MM. Weyers, Roffiaenet Lecomte sur le travail de M. Colbeau « Liste générale des mollusques vivants de la Belgique. " Confor- mément à leurs conclusions ce travail sera inséré dans les Mé- moires de la vSociété, tome III. M. Lambotte ayant été dans l'impossibilité de pouvoir dépo- ser son travail sur le système nerveux des mollusques, ce tra- vail sera réservé pour le tome IV des Annales. Lecture. — Le secrétaire donne lecture des Notes malaco- giques suivantes de M. Senoner, traduites par M. Thielens : « Le professeur Pellegrino de Strobel , dans les Actes de la Société italienne des sciences naturelles de Milan (Vol. XI, fasc.111,1868), décrit une Hélix nouvelle qu'il appelle ^.C^f//«îzff. Elle fut découverte par lui dans la province de Cuj'o (Répu- blique Argentine), où se trouvent aujourd'hui Mendoza, San-Luis et San- Juan, au bord de la route qui conduit de Mendoza au ])assage des Andes. Cette espèce vit avec deux autres petites Hélices et deux Bulimes entre les fissures des rochers schis- teux à une altitude de 1400 mètres au-dessus du niveau de l'Atlantique. M. Strobel en donne la diagnose suivante : n Hélix Cuyana. u Animal cor porehrevi et crasso haUtu ratione testœ; fronte, cervice, dorso et cauda fusco-cinereis, rugosis; cœteris partihus Icevihus ; tentacnlis hrevibus , superiorihus cinereis , apicem versus pallidioribus , inferiorihus cœruleo nigricantihis ; oculis atris ; 'pa.lUo et solea cinereis. Testa mediocriter umlilicata , depressa, suhfragilis ; spira hrevi, conica, sutura profunda; anfractus 4 Y2 -5 fere plani, cele- riter crescentes ^ primus emhrionalis, corneus, lœi'is, ceteri cinereo lutei vel alhescentes , subcalcarei, transverse arcua- tim oblique costulati, costls irregular'ibus, interdum hijidis, hasi ultimi anj^ractùs jjIus minusre undulatis, ille apertwam versus pa.ululum descendens, ad periplieriam carinatus ; carina valde, fransrerse oblique, rugosa; apertura transverse cordi- BULLETIN DES SÉANCES. - ANNËE 1869. XV formis; peristoma luteo rufum, simplex; marginibus opproxi- matis, callo deprcsso jnnctls, margine ha sali snhrcjleœo; faux, palatuûi ctcohimeUa luteo rufa, hcidissima; umMUcus omncs fere anfractus monstrans ; dùimeter max . \Qmillim.; min. \4:mill. Mutationes : a. Depressa, allai, diam. lômill.; minor^ diam. 14 mill. b. Carina imnîilt'uiil anfractus supra sutnram ultimi fisibi- lis; rnmsiMlis, ahultimo anfractu obtccta. 0,. P(snultwio anfractu zoiui pallida fiisca ; 10-00 notato; sine fa scia. 5) Cette Hélice, quant à sa coquille, est voisine de 1'^. seges- tana Phil. « M. Strobel donne encore la description suivante d'un nou- veau mollusque qu'il a découvert dans le voisinage de Buenos- Ayres. j) Vagimdus Bonariensis. n Animal tentaculis siqjerioribus contractiliMis, pallidc fuscis, oculis atris prominent ihn s ; infe- rioribus luteo albescentïbiis ,apice pallide fusco;pallio, super ins, cinereofusco, ve^'rucis eque distantibus, cœteris eminentioribus, ad margines frequentioribus , pallidè gilzis, inferius, pallide fusco, punctis pallidioTÏbus consperso; solea albescente aut car- nis colore, rugis subtilissimis transTerse striata. — Longitv.do maxinia speciminis majoris \2bmm. sed animal usque ad lon- gitudinis dimidium corpus contr altère pote st. " ■n Cet animal vit sur les écorces et sur les fragments des troncs d'arbres en décomposition. /' Ce Vaginulus est voisin du F. solea, mais il diftere en partie de la description et de la figure donnée par d'Orbigny. M. Stro- bel, ennemi d'accroître le nombre déjà si grand des espèces, propose de faire de son V. Bonariensis une variété du V. solea d'Orb. r> Parmi les mollusques européens acclimatés à Buenos- Ayres, M. Strobel émxmiiYe Hélix aspersaM.v\\.^ Hélix lactea XVI SOCIÉTË MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE. Mùll. , variété imnctatissima Rossm. , et Limax variegatusDrOi^. Il ajoute que le premier a déjà subi une légère modification. Sa coquille est plus fragile, plus délicate que celle des exemplaires provenant d'Espagne ou d'Afrique. // M. Burmeister, dans son voyage dans les Etats de laPlata, dit n'avoir observé pendant la période d'une année sur le terri- toire de Mendoza qu'un seul Pupa et un Lymnœus. M. Strobel au contraire pendant un laps de temps relativement fort court (deux mois environ), a réussi à rassembler 3 espèces d'Hélix, 2 de Bulimus, 2 de Planorbis, 1 Limax, 1 Succinea, 1 Chilina, 1 Lymnaeus, 1 Paludinella et 1 Cyclas. La description de toutes ces espèces sera donnée par M. Strobel dans un travail de plus longue haleine. // Parrapportaux modifications que peuvent subir les coquilles, M. Strobel dit qu'àGradisca, en Moravie, V Hélix fariabilisDrsi^. se rencontre dans les jardins arborés sous une grande forme, hauteur 16'"''', diam. 21""", avec la coquille relativement délicate, plus ou moins fasciée et qui semble d'ailleurs être le type, tandis que dans les cultures on trouve une variété de beaucoup plus petite, hauteur 7""", diamètre lO"'"", à coquille épaisse, blanche et sans fascies. La différence de dimension de ces coquilles dépend selon M. Strobel, des diverses quantités et qualités de nourri- ture ; la différence d'épaisseur doit être attribuée aux divers degrés de sécheresse et de chaleur ; la coloration est en rap- port avec l'intensité et la régularité de la lumière. L'on trouve aussi des passages entre les deux formes lorsque le mol- lusque se rencontre dans des lieux intermédiaires entre les jar- dins et les champs cultivés. Quand une localité ne présente que l'une ou l'autre des conditions indiquées, l'on n'y trouve que l'une ou l'autre de ces formes, et c'est pour ce motif que, les trouvant isolément, on les prend pour deux espèces distinctes nommées H. variabilis et H. ohsoleta. « BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 18G9. XVII Comiminicatmns des Membres. — M. Colbeau communique une lettre de M. Thielens annonçant que M. Wiechmann, membre correspondant, prépare pour la Société une collection de coquilles du Mecklembourg. La séance est levée à 4 heures. Séance du 4 avril l$09. Présidence de M. le comte de Robiano. La séance est ouverte à 2 1/4 heures. Sont présents MM. comte de Robiano, président; Funck, membre honoraire ; Rosart ; De Malzine ; Van Volxem ; Seghers ; Staes; Miller; Lambotte ; Weyers; Colbeau, secrétaire. M. Crickx, étudiant en médecine, attaché à l'hôpital civil de Bruxelles, assiste à la séance. M. Roffiaen, retenu chez lui pour cause de maladie, fait excuser son absence. La lecture du procès- verbal de la séance du 7 mars 1869 est ajournée à la prochaine séance. Corres2)ondance . — Depuis sa dernière réunion, la Société a reçu les lettres suivantes : 1. De M. Dewalque, regrettant de ne pouvoir prendre part à l'excursion de la Société à Nieuport. 2. De M. Môrch, annonçant son intention de faire un envoi à la Société. 3. De M. Lawley, remerciant la Société pour sa réception comme membre effectif et offrant de lui envoyer une collection de coquilles fossiles du pliocène subapennin des collines de Pise. — L'offre de AL Lawley est acceptée avec reconnaissance. c XVllI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. 4. De M. Gentiluomo, proposant la nomination d'une Com- mission de trois membres dans le but de publier dans les An- nales un Bulletin bibliographique critique des ouvrages parvenus à la Société pendant le courant de l'année. L'Assemblée, tout en appréciant les avantages de la propo- sition de M. Gentiluomo, ne croit cependant pas que l'on puisse, sans inconvénient, donner à ce Bulletin une forme cri- tique : elle pense qu'il est préférable de s'en tenir à l'idée émise dans sa séance du 6 septembre 1868, c'est-à-dire de ne donner dans le Bulletin bibliographique qu'une simple analyse ou résumé des articles malacologiques contenus dans les ouvrages mentionnés. Dons et envois reçus depuis la dernière séance de la Société. 1. Bullettino malacologico italiano^ par Gentiluomo. Envoi de l'auteur. 2. Descri'ption de la Meule de Bracqiiegnies ^ par Cornet et Briart. Envoi des auteurs. 3. Portraits photographiés de MM. Lavidey, Gentiluomo et comte de Robiano. 4. Annélide de la plage d'Ostende, olferte par M. Weyers ; Céphalopode, offert par M. Funck; Fossiles bruxelliens, offerts par MM. Messemaeker et Ellie. 5. En échange des Annales , diverses publications des Sociétés : Jardin zoologique de Francfort, Malacozoologique allemande de Francfort, Isis de Dresde, Algérienne de clima- tologie. Médico-chirurgicale de Liège, Chorale et littéraire des Mélophiies de Hasselt, Entomologique de Belgique, et Bulletin scientifique du département du Nord. Des remerciements sont votés aux donateurs. Communication du Conseil. — M. le Président annonce que dans sa séance de ce jour le Conseil a reçu membre effectif de la Société M. Ernest Van den Broeck, étudiant, à Bruxelles. BULLETIN DES SEANCES. - ANNÉE 1869. XIX Rapports. — La lecture des rapports sur le travail de M. Laiisz^veert : " Liste de Zoophytes du littoral beleje », et de celui de M. Staes sur l'excursion de la Société à Nieuport, est ajournée. Lecture. — M.Rosart lit la notice biographique suivante sur M. Le Bœuf. " La Société Malacologique vient de faire une perte cruelle dans un de ses membres les plus dévoués : M. Emile Lebœuf vient de succomber à la cruelle maladie de cœur qui le minait depuis longtemps, affection si fréquente chez tous ceux qtii éprotivent les vives émotions des hommes généreux et vail- lants. La Société Malacologique votilant rendre hommage à la mémoire de cet homme dont la vie a été si bien remplie comme grand citoyen, comme bienfaiteur de l'humanité et comme zélé protecteur des œtivres scientifiques et artistiques, nous a chargé de retracer dans une notice destinée à nos Annales les titres de cet homme de bien . n Nous ne croyons mieux faire que de reproduire ici l'article biographique suivant , emprunté au journal V Indépendance belge : V Jean-Baptiste Emile Lebœuf était né a Alostle 20 mai 181 1 . Son père, fonctionnaire des finances, sous l'empire, demeura en Belgique après la retraite des Français. Il avait épousé Rosine Lesbroussart, la sœur de l'éminent professeur et du patriote dont le nom est intimement uni au souvenir de la révo- lution belge de 1830 La sœur était digne du frère, et par le caractère et par l'intelligence. Son mari ayant perdu son em- ploi, elle fonda à Bruxelles tm pensionnat de demoiselles qui eut un grand et légitime succès. Emile avait à peine achevé ses études à l'athénée lorsqu'il perdit son père. Subissant l'in- fluence de son oncle, il ne potivait manquer de s'associer au mou- vement qui devait amener la régénération de sa patrie; il fut, dès le 25 aoiit 1830, l'un des plus ardents à s'armer, à revêtir XX SOCIliTl'. MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. la blouse civique, à arborer les couleurs brabançonnes, et le 23 septembre, les balles de son fusil de chasse accueillirent des premières les soldats ennemis envahissant le parc. Bientôt après, compagnon desFrédéricde Mérodeetdes Jenneval,il lut de ce groupe que rallia le nom deChasteler, afin de poursuivre, jusque sous les murs de la citadelle d'Anvers, l'agresseur expulsé de la capitale. " Le gouvernement belge a voulu que les épisodes de cette glorieuse campagne fussent reproduits par la peinture et exposés sous les yeux du peuple, afin d'en perpétuer le souvenir. L'un de ces épisodes est rapporté en ces termes dans le numéro du 24 octobre 1830 du Courrier des Pays-Bas : » On parle beaucoup du dévouement et du sangfroid d'un chasseur deChasteler qui a planté, le premier, le drapeau bra- bançon sur le pont de Walliem. Le chasseur a eu sa blouse percée de plusieurs balles et le drapeau en est criblé. 55 « Cet intrépide chasseur, c'étaitÉmile Lebœuf, âgé de 19ans, et le drapeau qu'il tenait ce jour-là, il a continué de le porter tant qu'il a fait partie du corps aujourd'hui connu sous la dénomi- nation de Chasseurs éclaireurs de la garde civique de Bruxelles. C'est encore aujourd'hui le trophée le plus précieux dont s'ho- nore la vaillante phalange. » Lors do l'agression dont la Belgique fut la victime en août 1831, Emile Lebœuf fit de sa maison le bureau de recru- tement des volontaires qui vinrent grossir les rangs de la com- pagnie des chasseurs. Il fit, avec ces braves jeûnas gens, la courte campagne dont la déplorable issue ne doit point effacer l'éclat de plusieurs rencontres parmi lesquelles brille, à bon droit, le combat de Bautersem. // La loi sur la garde civique ayant décrété la formation de compagnies d'artillerie dans les grandes villes, Emile Lebœuf, se sentant porté vers cette arme, s'inscrivit dans la compagnie qui s'organisait pour la capitale; il en fut élu le capitaine. Il ne quitta cette position que lors de l'exclusion des gardes domi- ciliés hors de Bruxelles. BULLtTIN DES SËANCES. — ANNÉE 1S69. XXI » Toutjeime qu'il était, et plein des sentiments démocratiques qu'il avait puisés à l'école de son oncle Lesbroussart, Emile Le- bœuf, en prenant une part active à la révolution, obéissait à une impulsion patriotique bien plus qu'à un instinct révolution- naire. Il était l'ami de l'ordre et l'énergique adversaire de l'anarchie. Il en donna plus d'une preuve pendant nos troubles, et particulièrement lors des pillages qui, à deux reprises, vinrent faire taclie sur nos annales. Daiis les sinistres événe- ments de 1834, il faillit payer de sa vie un élan plus généreux que réfléchi. Armé seulement d'une canne et se croyant suivi par la troupe, il entra dans la maison de Dewasme-Ple- tinck et en expulsa les pillards; mais ceux-ci, s'apercevant que leur agresseur n'était point soutenu, l'assaillirent tous en- semble. Il n'échappa des mains de ces forcenés que sanglant et le crâne tellement meurtri de coups de barre de fer qu'on fut sur le point de le trépaner. « Lorsque le 16 décembre 1837, le Roi Léopold I"" conféra à Emile Lebœuf la croix de chevalier de son ordre, il récompen- sait la conduite tenue lors des pillages autant que la part que le capitaine avait prise à l'organisation de la compagnie d'artil- lerie Bruxelloise. La croix de fer, on le pense bien, brillait déjà sur la poitrine du héros de Walhem. « Quand la Belgique organisa sa première armée nationale, Emile Lebœuf reçut plus d'une brillante proposition; mais, fils unique d'une veuve qui l'idolâtrait, il déclina toutes les otFres. Plus tard, devenu orphelin, il voyagea avant de faire choix d'une carrière. Il visita le théâtre de la guerre d'Afrique, Alger, Oran, Constantine ; accueilli par l'état-major de l'armée fr-ançaise, il assista, en amateur, à quelques escarmouches. " A son retour, il obtint un emploi dans les bureaux de l'Admi- nistration communale de Bruxelles et se maria en 1839. Quelques années plus tard, il fut nommé par le gouvernement inspecteur cantonnai de l'enseignement primaire. Il eut sa part dans la mise en exécution de la loi du 23 septembre 1842. xxii socii-:tI': malacologique de Belgique Grâce aux bonnes relations qu'il entretenait avec l'autorité com- munale, plus d'une question délicate se trouva écartée et bien des conflits purent être évités. De grands efforts, des sacri- fices importants étaient nécessaires pour élever l'enseignement primaire de la capitale à la hauteur des besoins ; l'esprit émi- nemment pratique de Lebœuf seconda les vues libérales du Collège des bourgmestre et échevins. C'est à l'active interven- tion de l'inspecteur que l'on dut la bonne et prompte organisa- tion des écoles, particulièrement au point de vue de l'installation matérielle et sous le rapport de l'hygiène. Il fut le promoteur de la somacétique dans l'enseignement populaire ; les exercices gymnastiques sont en effet on ne peut plus nécessaires à une population ouvrière trop disposée au rachitisme. On s'occupait alors du système qu'un célèbre spécialiste, M. Clias, avait pra- tiqué dans les écoles en Suisse, en Allemagne, en Angleterre et aux Etats-Unis d'Amérique. // Au commencement de 1846, M. Clias se trouvait à Paris, où il avait été mandé par le gouvernement français pour faire l'application de son système dans les écoles municipales. M. Sylvain Van de Weyer, ministre de l'intérieur, chargea Emile Lebœuf et un chef de bureau de son département (M. H. Jamart) de se mettre en rapport avec l'auteur de la nou- velle méthode et d'en comparer les exercices avec ceux d'un autre spécialiste, le colonel Amoros. " A son retour, Emile Lebœuf, de l'assentiment de l'autorité communale, introduisit la gymnastique dans une école de la ville et se chargea lui-même de donner la leçon à une soixantaine d'élèves. L'essai eut un plein succès. Plusieurs instituteurs assistèrent aux exercices et se mirent en état de les diriger dans les autres écoles. // LaconstitutiondelaSociété royale de Zoologie et la direction générale du magnifîquo établissement dont il a doté la capitale ont absorbé, depuis 1851, l'activité d'Emile Lebœuf. Tout Bruxelles sera unanime à déplorer la perte que la Société vient BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 18G9. XXIII d'éprouver en sa personne. Chacun rendra hommage aux qua- lités qui le distinguaient : à son désintéressement, à sa rigide probité, à son zèle, à sa fermeté tempérée par une exquise politesse. 55 Quant àl'imagination et au bon goût dont il a faitsi souvent preuve en organisant les fêtes, il n'est personne qui ne soit dis- posé à en témoigner. » Ses amis, — il en comptait un grand nombre. — se rappel- leront aussi les qualités de son cœur, son caractère franc, loyal, généreux. Il était toujours prêt à rendre service. Compatissant aux douleurs privées, il s'associait aussi à toutes les œuvres aj^ant pour but le soulagement des misères publiques. Nous l'avons vu, dans sa jeunesse, prodiguer son temps et ouvrir sa bourse pour venir en aide à ces infortunés Polonais auxquels les frontières de la patrie étaient fermées. Dans un âge plus mùr, il contribuait à la fondation de la crèche-école gardienne de Saint-Josse-ten-Noode et depuis quelque temps la présidence du Conseil de cette institution lui avait été déférée. « Il avait reçu en partage une intelligence saine et un corps robuste. Doué d'une force peu commune et d une santé qui n'avait jamais inspiré la moindre appréhension, il semblait des- tiné à arriver à un âge très-avancé. Il est mort dans sa cinquante huitième année. j) Nous avons à ajouter à cette longue énumération des titres d'Emile Le Bœuf à la gratitude publique, ceux qu'il a spéciale- ment a nos plus affectueux souvenirs. Grâce à son concours, notre Société a pu, dès le moment de sa fondation, prendre une position que la plupart des sociétés n'atteignent qu'après bien des années; aussi, notre Société par acclamation unanime, lui avait conféré le titre de membre d'honneur, dont elle est cependant si avare. « La séance est levée à 3 1/2 heures. XXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Séance du 'i mai l$G9. Présidence de M. le comte de Robiano. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents : MM. comte de Robiano, président; Funck, membre honoraire ; Seghers ; De Malzine ; Rosart ; Lambotte ; Vanden Broeck ; Staes ; Miller ; Weyers ; de Sélys-Long- champs; Van Volxem; Colbeau, secrétaire. MM. Roffiaen etLecomte font excuser leur absence. Les procès-verbaux des séances du 7 mars et du 4 avril 1869 sont lus et approuvés. Correspondance. — M. le Président fait part des lettres par- venues à la Société depuis sa dernière réunion : il donne lec- ture d une lettre de la Société entomologique de Belgique invi- tant la Société à prendre part à l'excursion qu'elle se propose de faire à Lanaken, le 16 de ce mois. Dons et envois reçus. 1 . De M. Custer, brochure du donateur. 2. De M. Masui, mollusques et zoophytes etc., dragués sur les côtes de Belgique ; de MM. Ellie et De Malzine, quelques coquilles. 3. Diverses publications de la part des Sociétés : Jardin zoo- logique de Francfort, d'Histoire naturelle d'Olïenbach, Académie royale des Sciences de Belgique, d'Histoire naturelle de Aarau, Impériale des naturalistes de Moscou, Malacozoologique alle- mande de Francfort, d'Acclimatation de Palerme, Entomologique de Belgique, et Bulletin scientifique du département du Nord. Des remerciments sont votés aux donateurs. Le secrétaire dépose pour la bibliothèque un exemplaire du BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1869. XXV catalogue des Mollusques du Spitzberg, par 0. Môrch, tiré à part du tome IV (1869) des Annales, actuellement sous presse. Bapport. — M. Staes donne lecture du rapport suivant sur l'excursion faite à Nieuport par la Société : « Messieurs, jj L'excursion malacologique faite par notre Société le 28 mars et les jours suivants à Nieuport et à laquelle prirent part MM. Colbeau, Lambotte, Lanszweert, Lecomte, Roffiaen, Segliers et Staes, membres de laSociété, ainsi que MM. Crickx, Maurice Lambotte, Mourlon frères, avait été décidée à la séance du 8 novembre dernier. 33 Une circulaire rappelant cette décision a été adressée à nos membres, ainsi qu'une lettre d'invitation à la Société ento- mologique de Belgique avec laquelle nos excursions des années précédentes avaient été organisées en commun. Si cette entende n'a pu avoir lieu cette année c'est uniquement parce que le choix motivé de l'époque de notre excursion, très favorable pour l'étude malacologique, ne pouvait offrir qu'une chance très douteuse pour la capture des insectes. D'ailleurs, est-il besoin de le dire, nos relations confraternelles avec la Société ento- mologique se resserrent chaque jour d'avantagé. 33 Le choix heureux de la localité offrait pour la branche de la science qui nous occupe un intérêt tout particulier : en effet la mer et sa plage bordée de larges dunes et les terres basses de son voisinage ouvraient un vaste champ à nos recherches tant pour les espèces marines que pour les espèces fluviatiles et terrestres. 33 Les environs de Nieuport que nous avons spécialement explorés pourraient se diviser au point de vue malacologique en trois régions distinctes : 1° La mer et la plage qu'en se reti- rant elle laisse à découvert et qui s'étend souvent à une distance de plus d'un kilomètre : cette plage formée d'une suite de bancs cl XXVI SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE. de sable s'étendant de l'Est à l'Ouest et sépares par des lagunes peu profondes favorise la prise des espèces marines vivantes. Le chenal fait partie de cette même région. 2" Les dunes com- posées de séries de monticules de sables mobiles d'une hauteur de 16 à 20 et même 24 mètres. Ces dunes qui ont de 1 à 1 1/2 kilomètre de largeur, sont entrecoupées de ravins et de plaines parfois d'une certaine étendue. Leur végétation est particulière et l'on n'y trouve guères que les diverses plantes servant à fixer les sables telles que Hj'ppophse rhamnoides, Eryngium mariti- mum, Salix repens, Ammophila arenaria etc. 3° Enfin la terre ferme qui offre aux regards une immense plaine bien cultivée mais peu boisée, arrosée par plusieurs canaux et sillonnée par une quantité de fossés longeant les routes, divisant les terres et entourant les propriétés : l'on y rencontre aussi quelques maré- cages. )) L'époque choisie, bien qu'un peu précoce, était incontes- tablement favorable à cause de sa coïncidence avec les hautes marées de l'équinoxe : en effet la mer, plus profondément bouleversée à cette époque, doit vraisemblablement amener à la plage des corps sous-marins arrachés plus au large et en plus grande quantité, et par là donner l'espoir fondé de faire de nouvelles découvertes pour notre faune malacologique. j) Notre but, du reste, n'était pas uniquement la récolte des exemplaires soit pour collections, soit vivants pour aquarium, nous avions de plus à visiter deux établissements industriels se rattachant à l'objet de nos études et présentant donc pour nous un vif intérêt, l'établissement d'ostréiculture et les fours à calciner les coquilles. » Après avoir fait choix de la localité et fixé l'époque de son excursion, la Société ne voulant négliger aucune mesure pou- vant contribuer à en assurer le succès, s'est adressée à diffé- rentes personnes influentes des environs de Nieuport pour les prier de lui faciliter l'accès de tous les endroits pouvant l'inté- resser. C'est ainsi que M. Bieswal, représentant de Furnes, BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1869. XXVIl MM. Bortier et Crombez, propriétaires d'une grande partie des dunes, s'empressèrent avec leur bienveillance éclairée de lui assurer leur précieux concours : c'est ainsi que plusieurs lettres de recommandation nous furent remises pour divers habitants de Nieuport soit propriétaires de bateaux de pêcheurs, soit attachés à l'Administration de la ville ou du port, et pouvant également nous être utiles. Toutes les chances de réussite nous étaient dès lors assurées lorsqu'un nouvel élément de succès fut offert inopinément aux excursionnistes. Une lettre émanant de notre collègue, M. Lanszweert, nous apprit que M. le baron de Rotsaert, d'Ostende, mettait à notre disposition une grande embarcation toute équipée et munie de dragues. On s'empressa d'accepter l'offre gracieuse de M. de Rotsaert et plusieurs mem- bres convinrent de se réunir à Ostende dès la veille du jour fixé pour Texcursion, afin de se rendre de là à Nieuport par mer. w Toutes nos dispositions se trouvaient donc parfaitement prises et toutes les conditions étaient réunies pour donner à l'excursion le plus grand intérêt : malheureusement le temps n'a cessé de nous contrarier et nous n'avons pu réaliser qu'une partie de notre programme. Les hautes marées de l'équinoxe tourmentées par un violent vent d'Est rendaient la mer fort diffi- cile, et la succession continuelle de pluies froides, de neige et de grêle ne constituait nullement les conditions nécessaires pour mener nos projets à bonne fin. Au dernier moment ceux de nos collègues qui se trouvaient à Ostende furent obligés de renoncer à prendre la mer et se rendirent par la plage et les dunes à Nieuport, oii nous nous trouvions réunis le samedi soir, 27 mars, à l'hôtel désigné pour le rendez-vous général. n Notre première visite, le lendemain matin, fut pour Thuî- trière dont l'établissement fut entrepris, il y a quelques années, par la Société de pisciculture. » On se rappelle qu'à cette époque l'attention publique et la presse se préoccupa vivement de la question dps huîtrières et de la pêche, en un mot de toute l'industrie côtière qui inté- XXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. resse à un si haut degré les populations maritimes et les con- sommateurs de l'intérieur. ?) Les brillants résultats obtenus en France ces dernières années à Grandville, à Cancale, aux îles de Ré et d'Oleron, à la baie d'Arcaclion et autres localités, prouvent suffisam- ment que la mise en culture et l'exploitation de la mer peuvent être organisées sur les rivages, soit par la trans- formation des fonds émergents en champs reproducteurs, soit par Tendiguement des baies ou criques, transformées en vastes réservoirs. D'ailleurs cette industrie, que des expériences déci- sives nous démontrent non seulement comme praticable mais encore comme très lucrative et qui touche de si près à un grand problème économique, la question des subsistances, n'est point de date récente. » Déjà au siècle dernier des essais furent tentés en Angle- terre dans le détroit de Menay où les bancs artificiels d'huitres se propagèrent rapidement. Peu de temps après le gouverne- ment anglais fit transporter des chargements d'huîtres sur divers points des côtes de l'Angleterre où elles se multiplièrent tellement qu'elles fournissent encore à l'approvisionnement des parcs en Angleterre et en Belgique. Aujourd'hui sur les côtes des comtés d'Essex et de Kent l'ostréiculture est pratiquée avec méthode. H Rappelons aussi que Pline, le naturaliste, cite les premiers essais de l'élevage des huîtres faits par Sergius Orata qui vivait près de deux siècles avant la conquête des Gaules. C'est en eiFet Sergius Orata qui, en établissant les premiers bancs arti- ficiels d'huîtres dans le lac Lucrin, près de Naples, créa une nouvelle industrie. Le lac Lucrin fut détruit par un soulève- ment volcanique en 1538; mais il existe encore aujourd'hui à une distance de quelques milles, dans le lac Fusaro, une vaste huîtrière en plein rapport dont on ne connaît pas la véritable origine, et où les pratiques de Sergius Orata sont encore sui- vies de nos jours et avec succès. Du reste, c'est cette huîtrière BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1869. XXIX du lac Fusaro qui a servi de modèle aux essais faits dans divers pays. » En Belgique, c'est à Nieuport qu'on a voulu créer un éta- blissement pour la reproduction des huîtres. Jusqu'alors, comme encore maintenant, il n'existait que quelques parcs à Ostende lesquels sont tout à fait tributaires des huîtrières anglaises d'où les propriétaires des parcs ostendais les font venir à grands frais. La fondation d'une huîtrière à Nieuport devait, en impor- tant cette nouvelle branche d'industrie dans le pays, créer une source nouvelle de richesses et faire la fortune de toutes les po- pulations de nos côtes. Ce fût, on le sait, la Société de Piscicul- ture qui se chargea de doter la Belgique de ce bienfait ; aussi les encouragements ne lui firent point défaut : on lui concéda le long du chenal de Nieuport une lunette des anciennes forti- fications dont les fossés étaient particulièrement propres à leurs essais ; un bâtiment de l'Etat fut mis à la disposition du Comité administratif de la Société de Pisciculture pour la recherche des bancs devant fournir les huîtres mères destinées à peupler l'huîtrière ; enfin deux membres de la Société furent chargés d'aller étudier les méthodes mises en pratique sur le littoral de la France, et se convaincre du succès d'une entreprise de ce genre, bien dirigée. » On comprend combien était vif notre désir de visiter cet établissement unique en Belgique et destiné à servir de modèle à tous les établissements de ce genre qu'on créerait dans la suite. Mais notre curiosité fut singulièrement déçue en arrivant près de rhuitrière, lorsque nous ne vîmes nulle trace de tra- vaux, d'expériences ou d'huîtres! « L'huîtrière a-t-elle été réellement établie? il ne nous est pas permis d'en douter en présence d'un rapport de la Société de Pisciculture adressé au î^Iinistre de l'Intérieur à la date du 8 mars 1863, et qui. contient les lignes suivantes : « Pour ce « qui concerne les essais d'Ostréiculture commencés dans les ;) fossés des fortifications de Nieuport, l'époque tardive à XXX SOCIËTË MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE J3 laquelle les opérations ont été faites, jointe au mauvais état j) des sujets qui ont servi aux expériences et que le transport » avait fatigués, ne nous permettait guère de compter sur un J5 résultat satisfaisant. Mais le succès a dépassé nos prévisions » et nous fait concevoir pour l'avenir les plus grandes espé- V rances. Toutes les phases de la reproduction et du dévelop- » pement des jeunes huîtres se sont accomplies parfaitement jj dans les fossés de Nieuport. » n Que sont devenues ces jeunes huîtres dont la reproduction et le développement s'étaient si bien accomplis et qui faisaient concevoir de si grandes espérances pour l'avenir? C'est là un m3^stère qu'il ne nous a pas été donné de pénétrer. Il est vrai qu'on nous a allégué qu'un ingénieur civil, ayant à faire des déblais et ne sachant où déverser ses décombres, aurait avisé les fossés de la lunette et enterré avec les malheureux bivalves la première espérance de l'Ostréiculture à Nieuport ! >5 Quoiqu'il en soit de cette allégation, nous n'avons pu que constater que l'huîtrière est transformée en une vaste garenne où l'on élève de nombreux lapins ! ! ! » L'après-midi et les jours suivants nos excursions furent dirigées vers les différentes localités des environs sous la con- duite de M. Lanszweert, à qui ces localités sont familières. Nous nous étions arrangés de façon à pouvoir, chemin faisant, parcourir la plage, visiter les dunes et traverser soit au départ soit au retour une partie de l'intérieur. Ainsi nous nous sommes rendus successivement à Oost-Duynkerke, Coxide, Westende Lombartzyde... Le temps n'avait jusqu'alors contrarié que mé- diocrement nos excursions, mais le mardi, 30 mars, le vent devînt tellement froid et violent qu'il n'y eut plus moyen de tenir la plage ; nous fûmes obligés de nous réfugier dans les dunes et de revenir au plus tôt transis et aveuglés par le sable. Ce jour-là, dans l'après-midi, quelques-uns des membres faisant partie de l'excursion reprirent le chemin d'Ostende, les autres excursionnistes, MM. Crickx, Lambotte, Maurice Lambotte, BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1869. XXXI Seghers et Staes résolurent de pousser jusqu'à Furnes d'où l'on pouvait se rendre au village de la Panne qui, à plus d'un titre, est une localité intéressante à visiter. jj La plage de la Panne ainsi que ses dunes présentent les mêmes caractères qu'à Nieuport, ce sont les mêmes espèces qu'on y rencontre, seulement la quantité de coquilles marines jetées sur sa plage par les marées y est plus grande que sur tout autre point du littoral de la Belgique. Aussi il y a quelques années un agronome de la localité, M. Bortier, à qui la Flandre est redevable de tant d'innovations et d'expériences faites pour le progrès de l'agriculture, eut l'idée d'utiliser l'immense dépôt coquillier de la Panne pour l'amendement des terres en substi- tuant les coquilles calcinées aux différents calcaires employés jusqu'alors. A diverses époques des exploitations analogues avaient eu lieu dans divers pays notamment en France et en Angleterre ; au fond l'idée n'était pas neuve, mais la réali- sation n'en avait jamais été tentée dans le pays. 33 Dans une brochure intitulée : " Des coquilles marines em- ployées pour V amendement des terres n , éditée en 1853, dix ans avant la création de notre Société, M. Bortier, après avoir décrit l'origine des dépôts coquilliers et la provenance des débris qui les composent, nous fait connaître l'éten- due de celui de la Panne évalué à six kilomètres de longueur sur cinquante mètres de largeur, ce qui constitue un des beaux gisements connus d'amendements marins. L'auteur démontre ensuite les précieuses ressources que ce gisement offre à l'agriculture. 33 Les premiers essais de calcination furent faits au moyen d'un four circulaire semblable à ceux dont on se sert sur les côtes de la Hollande, où la chaux des coquilles sert pour la plu- part des constructions. Mais pour que la calcination réussit dans le four hollandais, il eut fallu n'employer que des coquilles entières ou des débris de grande dimension ; aussi y substitua- t-on bientôt un four à réverbère, où le foyer étant complète- XXXIl SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE ment séparé de la matière à calciner, tous les débris coquilliers pouvaient être utilisés. n Ce qui prouve suffisamment la supériorité comme amen- dement de la coquille réduite par la calcination, c'est le résultat des analyses qui ont été faites, et qu'il suffit de comparer aux résultats des analyses des divers autres calcaires employés au même usage. Les coquilles, d'après l'analyse de M. Bivot, ingé- nieur à l'école des mines de Paris, contiennent pour une unité de matière : Eau 0.026 Chaux 0.524 Oxide de fer traces Sable 0.010 Acide pliosphorique 0.011 Acide carbonique 0.429. » Cette analyse établit d une manière évidente en faveur des coquilles une supériorité très marquée sur les autres calcaires, à cause de leur richesse en carbonate de chaux et en raison de l'acide pliosphorique qu'elles renferment. « On se demande comment l'innovateur d'une industrie ap- pelée à donner un si grand essor à l'agriculture, n'ait pu atteindre son but dans une des provinces les plus agricoles de la Belgique? C'est ce qu'il -ne nous appartient pas de recher- cher ici. Cependant les deux derniers paragraphes de la bro- chure de M. Bortier laissent entrevoir un fait qui doit avoir pesé d'un grand poids sur les motifs qui déterminèrent l'aban- don de cette entreprise pleine de sérieuses espérances. Nous ne pouvons mieux faire qu'en citant ces deux paragraphes textuellement i » Aujourd'hui (1853) deux fours sont construits, ils peuvent » produire deux cents hectolitres de chaux légèrement calci- 3 née, ou semi caustique par jour, et cela au prix de cinquante » centimes l'hectolitre, prix qui pourrait baisser encore si l'in- n dustrie agricole n'était sous la pression de quelques proprié- BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1869. XXXIII 5) taires de houillères qui nous imposent des houilles plus chères n et moins bonnes que celles que l'Angleterre pourrait nous 5> envoj^er par Bruges, Ostende ou Nieuport. 5) Sans attendre le redressement d'un grief contre lequel n nous ne cesserons de protester, nous avons voulu, sans retard, )5 utiliser à la Panne ces immenses gisements coquilliers, mine » d'amendements marins inépuisable qui est appelée à aug- )) menter considérablement la fertilité d'une des principales « provinces de la Belgique. « n Commencée à Ostende, c'est à la Panne que s'est terminée notre excursion malacologique. Faite dans des conditions atmosphériques des plus défavorables, nous n'avons pu donner à nos recherches toute l'attention qu'elles auraient exigée. Toutefois les résultats n'ont pas été nuls et il n'est pas sans intérêt de les faire connaître. jj Le draguage nous ayant d'abord fait défaut, nous espérions nous dédommager par nos récoltes dans les amas de plantes marines rejetées par les vagues ; mais contre notre attente ces dépôts se sont trouvés beaucoup moins nombreux que d'habitude, le vent les repoussant vers la pleine mer. D'un autre côté, les rafales contre lesquelles nous avions coup sur coup à lutter ne nous laissaient guère le temps de rechercher les petites espèces parmi les coquilles répandues sur la plage dont les Mactra, Cardmm, Tellina, Bonax, Natica etc., formaient l'immense majorité. Quant à nos recherches dans les dunes mêmes, elles ne furent pas plus heureuses : les mollusques terrestres y étaient peu nombreux et les Heliœ unifasciata, fasciolata et ericetorum y furent les seules espèces rencontrées en vie et en marche. » N'ayant pour ainsi dire recueilli que les coquilles, nous ne citerons parmi les animaux des ordres inférieurs que quelques espèces comme les Ecliinns corclatus et esculentus^ répandus en assez grand nombre le long du chenal, VAsterias rnhens, quelques Polypiers flexibles et la Pectlnaria auricoma dont les XXXIV SOClÉTIi MÂLACOLOGIQUE DE P.ELGIQUE. individus vivants étaient extrêmement nombreux, entre Nieu- port et la Panne, dans les parties de la plage restées sub- mergées à marée basse. Ces individus vivants se tenaient par groupes plus ou moins considérables et plus ou moins distants les uns des autres. 55 Nous citerons aussi, pour mémoire, quelques débris uses de coquilles fossiles rencontrés sur la plage {Venericardia pla- nicostatd), détachés par le roulement des vagues de bancs fossi- lifères sous-marins qui se trouvent à proximité de nos côtes. Ces bancs n'étant que la continuation du système bruxellien de Dumont, bien connu et étudié en d'autres endroits, nous nous sommes bornés, eu égard au peu d'importance relative qu'ils nous offraient, à en constater simplement l'existence. 55 Des bancs de tourbe s'étendent également sur nos côtes et les coquilles mortes de teinte gris-bleuâtre, que l'on trouve si communément sur la plage, ne doivent cette couleur particu- lière qu'au séjour prolongé qu'elles y ont fait. 55 II nous reste maintenant à donner la liste des mollusques observés pendant l'excursion, au nombre de 75 espèces. Sepia officinalis L. — Plusieurs osselets trouvés sur la plage et à l'entrée du chenal de Nieuport. Murex erinacevs L. — Quelques exemplaires morts et incomplets. Buccimim undahim L, — Exemplaires très nombreux sur les bancs de sable, au pied des dunes, le long du chenal : variables dans leur taille et dans leurs stries. Une énorme quantité de paquets d'oeufs éclos de cette espèce était jetée sur la côte : plusieurs renfermaient encore un certain nombre de jeunes individus embryonnaires. Nassa reticidata L. — En grande quantité sur la plage. Purpiira la/pïllus L. — Individus peu nombreux, la plupart en mauvais état de conservation. Quelques dépôts d'œufs ont été trouvés attachés sur diverses coquilles. Natica monilifera Lk. — Une des espèces les plus répan- BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1869. XXXV dues sur la côte, représentée par une grande quantité d'exem- plaires plus ou moins complets, et par quelques plaques d'oeufs desséchées. Natica nitida DonoT. — Grand nombre d'individus mêlés aux autres coquilles de la plage. Scaïaria conunnnis L. — Exemplaires nombreux et générale- ment d'assez grande taille. Littorina Uttorea L. — Commune. Rissoa parxa Cost. — Quelques spécimens dans les racines desLaminaria rejetées sur la plage. Rissoa halthica Avilis. — Excessivement abondante sur les bords du chenal. Bithynia tentaculata L. — Un grand nombre d'exemplaires dans les fossés des campagnes. Paludina contccta Mill. — Fossés longeant le chenal : commune. Vahata piscincdis Mûll. — Avec l'espèce précédente. Troc/ms zizypMnv.s L. ; Troclms cinereiis L.; 2'rocJms um- biUcatus Mtg. ; Trochus tumidus Mtg. — Quelques exemplaires de chacune de ces espèces. FissurcUa costaria Desh. — Quelques rares exemplaires parmi les coquilles de la plage. Patella milgata L. — Trouvée à l'entrée du chenal, dans l'estacade. Zonitcs nilidus Mûll.; Zonites cellarms Mûll. — Communs dans les parties basses des terres à proximité des dunes. Hélix oiemoralis L. — Un très grand nombre d'exemplaires morts dans les dunes ; les variétés à quatre bandes y étaient plus nombreuses que les autres ; les individus à bandes trans- parentes n'y étaient point rares. Hélix Jwrtensis Mûll. — Exemplaires morts trouvés sur les talus delà route de Furnes. Hclix asiiersa Mûll. — Se rencontre en nombreux exem- plaires dans les dunes. XXXVl SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE Heliœ pulcJiclla Mûll. — Très commune dans les dunes. Hélix cantiana Mtg. — Parties basses des dunes du côté des terres. Hélix liisiyiàa L. — Rencontrée dans les campagnes et dans les parties basses des dunes. Hélix iinifasciataVoiv. — Commune à certains endroits dans l'intérieur des dunes vers Oostduynkerke et Coxide, sous les touffes de saule et d'iiippophse. Hélix fasciolata Poir. — Se trouve le plus souvent dans les parties basses des dunes. Hélix eficetomm Mûll. — Commune à l'entrée des dunes contre le village de Westende. Nous mentionnerons ici qu'il y a deux à trois ans, MM. Col- beau et Lanszweert firent dans les dunes, à Ostende, un essai d'acclimatation de quelques espèces terrestres d'Algérie, parmi lesquelles les Hélix lactea, pyramidata, variabilis, pisana etc. Nous avons ramassé sur la plage deux exemplaires morts de H. lactea paraissant provenii de cet essai qui, nous avons tout lieu de le croire, n'a sans doute pas réussi. Achatina lulrica Mûll. — Très-répandue contre les talus du chenal : taille variable. Achatina acicida Mûll. — Plusieurs exemplaires dans les dunes et aux bords du chenal Vertigo muscorum Drap. — Un certain nombre d'exem- plaires dans les dunes, dans les racines et au pied des plantes. Auricula myosotis Drap. — Bords du chenal. Limnma limosa L. ; Limncea stagnalis L. ; Limnea ^alustris Mûll. ; Limnœa truncatuïa Mûll. — Dans la plupart des fossés des environs de Nieuport, aussi bien contre les dunes que dans les campagnes. Physa fontinalis L. — Dans les fossés des campagnes, le long de la route conduisant à la mer et dans les eaux d'une prairie tourbeuse contre les dunes. Planorbis corneus L. ; Planorhis rotundatus Poir. ; Planor- BULLETIN DES SEANCES. - ANNÉE 18G9. XXXVII his tortex L. ; Planorhis comiiilanatas L. ; Planorhis nitidîis Miill. — Ces espèces se trouvent, comme celles du genre Lim- nsea, répandues dans les fossés des campagnes et dans les fossés contre les dunes alimentés parles eaux pluviales. Nous avons rencontré également le P. corneus, dans les fonds tour- beux immergés, contre les dunes. P/iolas dactijlus L. ; PJloïas crispatah. — Valves abondantes sur la plage ; quelques individus de la première espèce retirés vivants de pièces de bois rejetées par la mer. Teredo navalis L. — Quelques exemplaires trouvés dans une pièce de bois échouée sur la côte. Solen marginatus Pult. ; Solen ensis L. — Valves très-nom- breuses sur tout le parcours de la côte. Mya truncata L.; Mya arenariaL. — Valves dépareillées abondantes. Mactra stultorum L. ; Mactra suMrnncata Cost. ; Mactra solida L. — Valves séparées répandues en quantité prodigieuse sur la plage, surtout celles de la M. subtruncata. Exemplaires bi- valves beaucoup moins abondants, très rares chez la M. solida. Liitraria elliptica Lk. — Débris de valves assez communs sur la partie Est de la côte. Tellina tennis Cost. ; Tellina solidiila Pult. — En grande quantité sur toute l'étendue de la plage, surtout la seconde espèce : celle-ci également commune dans le chenal. Tellina fahilaGiVOW. — Beaucoup plus rare que les deux précédentes. Donax anatina Lk. — C'est une des espèces les plus répan- dues sur la côte : une grande quantité d'individus ont été recueil- lis vivants. ScroUcularla piperata Gmel. — Commune dans le chenal. Syndosmya alla Wood. — Commune sur la plage. Tapes pidlastra Wood. — Exemplaires assez nombreux sur les bancs à l'ouest de Nieuport. Cyclascorneah. — Nombreux exemplaires dans les fossés XXXVlll SOCIËTË MALACOLOGlQUi: M BELGIQUE. des environs de la ville, notamment dans celui longeant la route vers la mer, Cardium edule L. — Cette espèce aussi répandue que les donax se comptait par milliers d'exemplaires vivants. Cardium ecMnatum L. ; Cardium Norwegicvm Speng. — Valves de ces deux espèces assez nombreuses surtout entre Nieuport et Middelkerke. Anodonta cellensis Pfr. — Un seul exemplaire mort rencon- tré à l'entrée du chenal où elle avait été entraînée par les eaux. Mytilus edulis L. — Vit en quantité immense attachée aux pièces de bois, aux pierres du chenal où elle offre un grand nombre de variétés. Pecten varius L. ; Pecten opercularis L. ; Pecten tigrinus Mùll. — Valves de ces trois espèces çà et là sur la plage ; celles du P. varius étaient de beaucoup plus nombreuses. Anomia e2')Mpinu}n L. — Valves nombreuses sur toute la côte : un seul exemplaire complet a été recueilli. Anomia imtelliformis L. — Rare et dans un mauvais état de conservation. Ostrea edulis h. — Quant à cette espèce, qui devait être à Nieuport l'objet d'observations spéciales, nous ne pouvons témoi- gner de sa présence en ces lieux que par la récolte de quelques valves éparses. Présentation de travaiix pour les Mémoires. Le secrétaire communique diverses notes de M. Lanszweert à joindre à son travail sur les Zoophytes de Belgique. MM. Lam- botte, Funck et Van Volxem, nommés commissaires pour exa- miner ce travail sont chargés d'en prendre connaissance. M. Miller donne lecture d'un travail intitulé « Notice sur les Acinetina « accompagné de figures. L'impression dans les Mé- moires en est décidée. Communications diverses. BULLETIN DES SEANCES. — ANNEE 1869. XXXIX M. Colbeau annonce la mort de M. Zelebor, membre corres- pondant de la Société, conservateur au Musée impéral d'Histoire naturelle de Vienne etc. M. Van den Broeck fait connaître divers articles malacolo- giques insérés dans quelques journaux, notamment dans VÂmi des Sciences : il appelle particulièrement l'attention sur le pio- cédé employé par M. Ch. Ozenne pour la conservation des mol- lusques {Ami des Sciences^ 1857, page 792). M. Van Volxem n'a pas une entière confiance en cette méthode, il a vu des préparations qui laissaient beaucoup à désirer. M. Lambotte indique plusieurs préparations destinées au même but et qui lui paraissent préférables : il en donnera la formule exacte si on le désire. M. de Sélys-Longcliamps parle de la rareté des coquilles dans les régions dépourvues de roches calcaires, comme par exemple nos Ardennes, et il s'étonne de ce que VUnio margaritifer y soit si abondante en certains ruisseaux notamment dans celui de Poix : il ne sait si les sources peuvent tenir en dissolution une assez grande quantité de calcaire pour la formation de leur coquille. M. Lambotte croit que la quantité de carbonate de chaux, fournie par la décomposition des plantes, peut parfaitement suf- fire à cette formation. M. Colbeau communique une liste de mollusques recueillis récemment à Lessines par M. Lecomte parmi lesquels on re- marque : Hélix oiemoralis L . , variété n° 13; Plmjsa fontina- lis L., de grande taille et paraissant être la variété inflata Moquin; Limnœa glutinosa Mûll., de grande taille, commune avec la précédente dans un fossé des prairies ;Zm?i««/mo5«L., un exemplaire difforme, à dernier tour détaché ; Limnœa trun- catîila IsinW.^ plusieurs échantillons de taille moyenne et de forme grêle, ayant les sutures ivè^ \)voîo\\àe?>\ Limnœa pakis- tris Miill., à côtes spirales élevées et irrégulières se rappor- XL SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. tant probablement à la variété lammosa Ziegl ; cette variété est de couleur assez pale et violâtre, elle est commune dans un fossé, tandis que dans un autre fossé tousles exemplaires appar- tiennent au type ; Limnœa'palustris MùlL, variété albinos; parmi les derniers exemplaires dont il vient d'être question s'en trouvent un certain nombre de couleur blanche, à intérieur de la gorge d'un bleu pale, tandis que tous les autres sont bru- nâtres à gorge brune. •M. De Malzine fait passer sous les yeux de la Société une valve d'Ostrea du tourtia de Bellignies, portant au centre une large ouverture qu'il suppose avoir été faite par un mollusque litliophage, bien qu'il n'en connaisse pas dans ce terrain. — D'autres membres ne. peuvent y voir le fait d'un mollusque, mais seulement le résultat de l'érosion des eaux. La séance est levée à 4 1/2 heures. Séance du G juin 1$G9. Présidence de M. le comte de Robiano. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents MM. Comte de Robiano, président; Funck, membre honoraire ; Van Volxem ; Lecomte ; De Malzine ; Po- logne ; Roffiaen ; Colbeau, secrétaire. MM. Van den Broeck et Lambotte font savoir qu'ils sont em- pêchés d'assister à la séance. Le procès-verbal de la séance du 2 mai 1869 est lu et adopté. Correspondance. — La Société a reçu depuis sa dernière réunion : 1. Lettre de M. Ch. Lallemant, membre correspondant, se BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1869. XLl proposant d'envoyer à la Société la collection des mollusques d'Alger décrits dans son travail inséré au tome III des Annales. 2. Lettre de la Société des sciences naturelles de Brème, concernant l'échange de ses publications. Dons et envois reçus : 1. De M. Gentiluomo : Bullettino malacologko itaUano; et diverses brochures offertes par leurs auteurs MM. De Borre, Frauenfeld et Thielens. 2. De M. Colbeau, l'animal de l'Hélix nemoralis sénestre ainsi que différents œufs de mollusques marins de nos côtes ; de M. Van denBroeck, Planorbis septemgyratus, de Bruxelles. 3. En échange des Annales: les Bulletin scientifique du département du Nord et Commentario délia Fauna etc. del Ve- neto, ainsi que diverses publications des Sociétés suivantes : Royale de Botanique de Belgique ; Médico-chirurgicale de Liège ; Jardin zoologique de Francfort; Vaudoise des sciences natu- relles de Lausanne ; Académie royale des sciences de Belgique ; Institut impérial-royal de géologie de Vienne ; des Sciences naturelles de Brème; Entomologique de Belgique. Des remerciements sont votés aux donateurs. M. le Président prend la parole pour faire part à la Société de la perte que la science vient de faire en la personne de M. Philippe Vander Maelen, chez lequel les naturalistes trou- vaient toujours le meilleur accueil et qui mettait constamment à leur disposition sa riche bibliothèque et ses nombreuses col- lections ; dans ces derniers temps il s'occupait tout spéciale- ment du classement de ses mollusques. Chacun de nous parti- culièrement a pu apprécier ses excellentes qualités et, bien qu'il ne fit pas partie de notre Société malacologique, il croit être l'interprète des sentiments de l'Assemblée en proposant qu'une motion de regrets soit insérée au procès-verbal de la séance. / XLII SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE L'Assemblée s'associe unanimement aux sentiments expri- més par M. le comte de Robiano. Rapports. — MM. Funck et Van Volxem donnent lecture de leurs rapports sur le travail de M. Lanszweert « Liste de Zoopliytes et de Mollusques inférieurs du littoral belge » ; les conclusions en étant adoptées, le travail de M. Lanszweert sera inséré dans les Mémoires de la Société, tome III. Présentation de travaux ])oiir les Annales . — M. Lecomte dépose un travail de M. Brusina, membre correspondant, « Monografia délie Campilee Dalmato-Croate , « ainsi que la traduction française qu'il en a faite à la demande de l'auteur. Il donne lecture de quelques passages de ce travail. — Sont nommés commissaires pour son examen, MM. Roffiaen et Colbeau. Le secrétaire dépose la notice suivante de M. Dubrueil, membre correspondant : Description d'une Hijdrobie nouvelle:, Hydrohia PaladilJd, E . Dubrueil. « Testa perforata, ovato-rotundata, pellucida, vitrea, vix sub lente tenuissime et irregulariter striata ; apice obtusiusculo ; anfractibus 3 1/2 ad 4, sat convexis, sutura impressa separatis, ultime majore, dimidiam partem altitudinis adeequante ; aper- tura suboblique rotundata, ad imam columellam arcuata; peris- tomate continue, simplice ; labro externe vix incrassato ; colu- mellari ad marginem columellarem sub patulo. « Opercule in apertura profunde sito, tenuissimo, pellucido, substriatulo. Coquille à fente ombilicale très marquée, ovale-arrondie, vitrée, pellucide (très souvent recouverte par un enduit limo- neux), laissant à peine apercevoir, au foyer d une forte loupe, BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1869. XLIIl quelques stries très fines et irrègulières ; spire com- posée de 3 1/2 à 4 tours, le dernier très grand, égalant, et quelquefois surpassant la moitié de la longueur de la coquille ; ces tours sont séparés par une suture très prononcée ; ouverture arron- /A Q\ die, présentant à peine vers la partie supérieure H.Païadiihi.Dabr. ^^^^ léger ludicc d'auglc ; péristome continu, quel- quefois subcontinu, simple ; bord externe un peu épaissi, jamais projeté en avant; bord interne fortement réfléchi sur la columelle. Opercule enfoncé, très mince, transparent. Hauteur. . . .11/2 millimètre. Diamètre ... 1 millimètre. Cette coquille se trouve en abondance, attachée aux pierres, dans la rivière de Lamalou, afïluent de l'Hérault, auprès de St-Martin de Londres, à l'endroit dit le Moulinet. Nous nous faisons un plaisir de dédier cette espèce au docteur Paladilhe, le savant auteur des Nouxeïles miscellanées malaco- logiques. Lecture. — M. Colbeau lit quelques mots sur l'excursion faite à Lanaken (Campine limbourgeoise) les 16 et 17 mai par la Société Entomologique de Belgique et à laquelle notre Société était invitée : nos membres qui se sont trouvés au rendez-vous sont MM. De Sélys-Longchamps, Van Volxem, Weyers et Colbeau. Les mollusques suivants ont été observés pendant ces deux journées : Arion rufus L. Var. ater L. Quelques individus dans les jardins à Lanaken et un seul dans les bois de sapins. Succinea imtTis L. Bords des fossés dans les prairies près du village; quelques exemplaires. « elegans Eisso. idem. n ohlonga Drap. ideni. XLIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Zonites ceUarivs Milll. Jardins; ruines de Petersheim sous les pierres. n nitidulus Drap. Mêmes endroits que l'espèce pré- cédente. Hclix rotundafa Mllll. Au pied des arbres, sous les feuilles mortes dans les jardins, et sous les pierres dans les ruines de Petersheim ; commune. » ncmoralis L. Un seul individu à Petersheim. // hortensis Mïdl. Commune dans les jardins sur les haies, variétés assez nombreuses dans la couleur et les bandes. » 2)omatia L. Ruines de Petersheim. j) liisfida L. Commune à terre dans les gazons des jardins. Bulimus siihcylindricus L. Jardins. Clausilia nigricans Jeffr. Très-commune dans les ruines de Petersheim sous les pierres, au pied des arbres. Jar- dins deLanaken. Planorhis allus Mïdl. Ruisseau vers Petersheim, un seul exemplaire. Pliijsa fontinalis L. Ruisseau vers Petersheim ; fossés aux bords d'un chemin dans le village. Limnœa limosa L. Ruisseau vers Petersheim, commune. Étang dans les bois de sapins, un seul individu. » stagnalis L. Ruisseau vers Petersheim: peu d'exem- plaires. Cyclas conica L. Commune dans des fossés aux bords d'un chemin du village avec la Physa fontinalis. Commumcations diverses. — M. Colbeau fait part de la découverte faite aux environs de Bruxelles par M. Van den Broeck de deux variétés nouvelles pour notre faune, le Planor- his rotundatiis Var. septemgyratus, qu'il a pris abondamment à BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1869. XLV Saint-Gilles et le Planorhis cornens Var. albinos dont il a pris un exemplaire au même endroit. M. Lecomte annonce son départ prochain pour l'île de Wight où il se propose de faire un assez long séjour : il se met à la disposition de la Société pour le cas où il pourrait lui être utile. La séance est levée à 4 heures. Assemblée générale du 1" juillet 1969. Présidence de M. Lambotte. La liste de présence porte les signatures de MM. Staes; Van Volxem ; Weyers ; Vanden Broeck ; Fologne ; Funck ; Roffiaen; Lambotte; Colbeau, secrétaire. MM. comte de Robiano ; Miller; De Malzine; De Borre ; Lecomte ; Seghers ; font excuser leur absence. En l'absence de MM. les Président et Vice-Président, M. Lambotte, membre du Conseil, préside l'assemblée. La séance est ouverte à 2 i/2 heures. Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de l'assemblée générale du 1"' juillet 1868. — La rédaction en est approuvée. Dons et envois reçus : 1. Brochures de MM. Bellynck et de Borre, oifertes par leurs auteurs. 2. Coquilles et polypiers, don de M. Van den Broeck. 3. Bulletin scientifique du Département du Nord, en échange des Annales. Des remerciements sont votés aux donateurs. XLVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Le secrétaire dépose pour la bibliothèque un exemplaire des tirés à part des Mémoires du tome III des Aunales, savoir : Notes conchyliologiques, parle D'" A. Senoner, traduites de l'italien par Arm. Tliielens; Malacologie de l'Algérie, par Ch. Lallemant; Mollusques terrestres et fiuviatiles recueillis en Suisse, par F. Roffiaen; Liste générale des mollusques vivants de la Belgique, par J. Colbeau ; Liste de zoopliytes et de mollusques inférieurs du littoral belge, par Ed. Lanszweert. Rapport du Président . — M. Lambotte, présidant l'assem- blée, donne lecture des notes suivantes sur les travaux de la Société pendant l'année écoulée. j) Messieurs, » La Société qui se composait au P'' juillet de l'année der- nière de 65 membres, en compte aujourd'hui 68 dont 4 mem- bres honoraires, 39 effectifs et 25 correspondants. — La liste en est déposée sur le bureau. — La Société a eu la douleur de perdre deux de ses membres, M. Le Bœuf, membre honoraire, et M. Zelebor, membre correspondant. :i Nos séances mensuelles sont généralement plus suivies que celles des années précédentes, ce qui prouve évidemment l'intérêt plus grand qui s'y rattache. « A notre Assemblée générale de 1868 il a été question de changer l'époque des assemblées générales. Nous aurons à nous en occuper tantôt s'il est fait quelque proposition à cet égard. J5 Cette année la Société a fait son excursion annuelle à Nieuport dans des conditions peu favorables : les résultats, toutefois, n'en ont pas été nuls comme vous avez pu en juger par l'intéressant rapport que M. Staes vous a lu à l'une de nos BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1869. XLVII séances. Sur l'invitation de la Société entomologique de Bel- gique, la Société a de plus pris part à une excursion dans la Campine limbourgeoise à Lanaken ; les résultats vous en ont également été communiqués. )5 Nous aurons aujourd'hui à fixer l'époque et le lieu de l'ex- cursion pour l'année 1869-1870. 3) Les relations avec les sociétés scientifiques se sont élargies; 42 sont aujourd'hui en relations d'échange réguKer de publica- tions avec nous. Une dizaine d'autres sont également en rapport avec nous à d'autres points de vue : parmi ces dernières nous devons mentionner particulièrement la Société de l'aquarium du Jardin zoologique, dont le directeur, M. Funck, a bien voulu mettre les bassins à la disposition de la Société pour ses études. » Nos archives se composent des registres et des fardes de pièces diverses, etc. celles-ci simplement classées par années jusqu'à ce jour : on pourra décider par la suite s'il y a lieu d'en faire un classement différent. J5 Les divers objets composant notre mobilier sont entretenus en bon état; quelques-uns d'entr'eux, devenus inutiles, pour- raient être vendus. D'un autre côté, il y aura peut-être lieu de faire quelques acquisitions pour la conservation des collec- tions, etc. îj L'album contenant les photographies des membres s'est augmenté des portraits de M'"*" la marquise Paulucci, MM. le comte de Robiano, de Borre, Lawley et Gentiluomo; il reste encore beaucoup de nos collègues qui ne l'ont pas encore fait parvenir. î. Notre bibliothèque s'est considérablement enrichie par l'envoi des publications des sociétés correspondantes d'abord, ensuite par les dons de plusieurs de nos membres qui ont fait parvenir leurs ouvrages(M'"^ la marquise Paulucci, MM. Wiech- mann, Gentiluomo, Thielens, Dewalque, Brusina, Môrch, von Frauenfeld, Briart et Cornet, de Borre), et également par XLVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DÉ BELGIQUE. les dons de personnes étrangères à la Société (M""® v^ d'Ude- kem, MM. Payot et Custer). Que ces personnes reçoivent ici encore nos remerciements. j) Une proposition de former un fonds de réserve pour aug- menter la bibliothèque avait été formulée à notre assemblée générale de 1868, mais l'état des finances ne permet pas de réaliser actuellement cette idée. jî Nos collections malacologiques se sont accrues dans de grandes proportions par les dons importants faits par nos mem- bres (M'"*' la marquise Paulucci , MM. Lecomte, Thielens, Seghers, Pologne, Weyers, Dautzenberg, Chevrand et Lam- botte, Colbeau, Van Volxem, de Robiano, Lanszweert, Funck, Roffiaen, Brusina, Hidalgo, De Malzine, Vanden Broeck) et aussi par quelques étrangers à laSociété(MM.Messemaeker, Ellie et Masui). Nous leur devons de vifs remerciements. Nous ne pouvons pas, pour le moment, faire connaître le détail de ces dons : chacun peut le trouver dans le registre -collections- scientifiques ici déposé. » Nos collections se sont tellement accrues que l'emplace- ment commence à leur faire défaut et qu'il faudra faire confec- tionner des caisses pour la collection des espèces belges dont le classement doit être fait en premier lieu. Le classement achevé nous permettra de disposer d'un bon nombre de doubles que nous pourrons échanger soit avec les membres qui le désireront, soit avec des sociétés correspondantes qui en ont déjà manifesté le désir. » L'état de nos finances nous paraît satisfaisant nos recettes s'étant élevées cette année à fr. 2,440-34 et nos dépenses à la somme de fr. 2,291-90, comme l'on peut s'en assurer par l'in- spection du registre ici déposé. » Quant à l'avoir actuel de la Société, il est assez difiicile de le déterminer exactement , la valeur en argent de nos collections, bibliothèque. Annales en magasin et mobilier, etc. ne pouvant guères l'être que d'une manière approximative et de plus les BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1869. XLIX factures relatives à l'impression du tome III de nos Annales ne nous étant pas encore remises. Quoiqu'il en soit, le trésorier vous fera tantôt l'exposé détaillé de notre situation finan- cière. 55 Nous aurons aussi à entendre aujourd'hui pour la première fois le rapport de la Commission des comptes instituée par décision de l'Assemblée générale de l'année dernière. Nous devrons ensuite discuter notre budget pour l'exercice prochain, lequel vous sera soumis par le trésorier, au nom du Conseil, et qui, nous l'espérons, ralliera vos suifrages. 55 Les tomes I et II des Annales et des Bulletins sont conser- vés en magasin. Le tome III n'a pu être entièrement imprimé pour l'assemblée de ce jour ; les Mémoires le sont mais une partie des Bulletins reste à l'impression. Un exemplaire du tiré à part de chacun de ces mémoires (dus àMM.Senoner etThie- lens, Lallemant, Roffiaen, Colbeau, Lanszwert) a été déposé aujourd'hui par le secrétaire. Ce tome III qui ne comprend qu'une seule année, 1868, égale en importance les précédents, dont l'un comprenait trois années et l'autre deux : nous sommes donc ici encore en progrès réel. Le tome IV, pour l'année 1869, est également sous presse et le tiré à part du premier mémoire a déjà été déposé à l'une de nos précédentes séances; ce tome IV promet de l'emporter encore sur les précédents : il suffit de citer MM. Môrch, Miller, Brusina, Senoner, Du- brueil, etc. qui nous ont déjà remis des travaux, plusieurs accompagnés de figures, pour les Mémoires et les Bulletins, pour ne conserver aucun doute à cet égard. A l'une de nos séances mensuelles il a été désiré que le bulletin bibliogra- phique contînt l'analyse ou le résumé des articles malacolo- giques insérés dans les ouvrages parvenus à la société pendant le courant de chaque année ; cette mesure donnerait assuré- ment un grand intérêt d'utilité à cette partie de nos Bulletins. 55 En suite du rapport présenté par M. le Président, l'Assem- 9 L SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE blée approuve unanimement la gestion du Conseil pendant l'année sociale 1868-1869. Discussion du budget. — Le trésorier, au nom du Conseil, fait l'exposé de la situation financière de la Société, consignée au registre-comptes déposé sur le bureau : les recettes de l'année 1868-1869 se sont élevées à la somme de fr. 2,440-34 et les dépenses à la somme de fr. 2,291-90. L'avoir général de la Société, à la date de ce jour, est de fr. 724-44 en argent, plus les exemplaires en magasin des tomes I et II des Annales et des Bulletins, représentant une somme importante; la biblio- thèque composée de plusieurs centaines de volumes ; les collec- tions scientifiques et les divers objets mobiliers énumérés au registre-inventaire. Les dettes actuelles s'élèvent approximati- vement à la somme de fr. 1 ,000, mais plusieurs factures n'étant pas rentrées, cette somme ne peut être rigoureusement déter- minée. M. Staes donne lecture des observations de la Commission des comptes, en suite desquelles l'Assemblée approuve unani- mement les comptes de l'exercice 1868-1869 qui viennent de lui être soumis. L'Assemblée aborde la discussion du budget pour l'an- née 1869-1870, se soldant, d'après le projet présenté par le trésorier au nom du Conseil, en recettes et en dépenses à la somme de fr. 2,017-44. Après discussion de chacun des articles du projet, ce budget est unanimement adopté dans son ensemble. Par suite de ce vote, la cotisation des membres efiectifs reste fixée à 15 francs. L'affranchissement des Annales et des Bulletins adressés aux membres ne se fera que pour l'intérieur du pays : il en sera de même pour les sociétés correspondantes sauf le cas de récipro- cité ; en règle générale les envois se feront par voie de librai- rie. Dans le cours de la discussion du budget, M. le Président BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1869. LI fait connaître que le Conseil s'est occupé des questions ren- voyées à son examen par l'Assemblée générale du P'" juil- let 18GS. Quant à la question de recevoir des membres à vie, le Conseil ne croit pas devoir prendre l'initiative de cette pro- position ; quant à celle de former un fonds de réserve pour la bibliothèque il n'j' aura pas lieu cette année de s'en occuper. Ces deux questions sont ajournées. Assemblées et réunions de la Société. — L'assemblée est appelée à fixer les jours et heures des réunions de la Société pendant l'année 1869-1870. M. le Président annonce que le Conseil a examiné la ques- tion soulevée à la dernière assemblée générale tendant à chan- ger l'époque de l'assemblée générale annuelle. Le Conseil n'ayant pas reconnu la nécessité de ce changement propose de la maintenir au 1"" juillet. — Adopté. Après discussion sur diverses propositions tendant à changer les jours des séances mensuelles, l'on tombe d'accord pour fixer ces assemblées mensuelles au premier jeudi de chaque mois : les séances d'été (d'avril à septembre) auront lieu à 6 heures du soir, celles d'hiver (d'octobre à mars) à 2 heures de l'après- midi : la séance de juillet, étant trop rapprochée de l'assemblée générale, est supprimée. Sur la proposition de MM. Colbeau et Staes l'Assemblée choisit la localité de Mariembourg comme but de l'excursion annuelle de la Société pour l'année 1869-1870 : elle fixe au dimanche, 12 septembre 1869, l'époque de cette excursion. M. Rofîîaen appelle l'attention de la Société sur une excur- sion à faire dans la vallée et aux bords de la Meuse, très-riche en mollusques vivants et fossiles et offrant, du reste, toutes les facilités et tous les agréments désirables. Proposition du Conseil. — Conformément au vœu exprimé LU SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. l^ar la Commission des comptes, le Conseil propose la nomina- tion d'une commission chargée spécialement de l'arrangement des collections. Sont nommés membres de cette commission : MM. Van den Broeck, Staes, Roffiaen. Nomination du Président de la Société. — L'Assemblée procède à la nomination du Président de la Société pour les années 1869-70 et 1870-71 en remplacement de M. le comte de Robiano , non rééligible. A ce sujet, le secrétaire commu- nique deux bulletins non fermés envoyés par M. De Malzine pour prendre part aux élections de ce jour. L'Assemblée ne peut admettre la validité de ces bulletins, tout en reconnaissant qu'il serait peut-être possible de permettre aux membres absents de prendre part à certains votes : elle renvoie l'étude de cette question au Conseil qui fera à cet égard une proposition, s'il y a lieu, à l'Assemblée générale prochaine. M. Jules Colbeau, ayant obtenu l'unanimité des voix moins une, est proclamé Président de la Société pour les an- nées 1869-70 et 1870-71. Nomination des memhres du Conseil. — Par suite de la nomi- nation de M. Colbeau à la présidence, il y a lieu de nommer quatre membres du Conseil. MM. de Robiano, Lambotte, Miller et Staes, ayant obtenu la majorité absolue des suffrages, sont proclamés membres du Conseil. Nomination de la Commission des comptes. — MM. Roffiaen, Seghers et Timmermans sont nommés membres de la Com- mission des comptes pour l'année 1869-1870. L'ordre du jour étant épuisé, M. Lambotte, présidant l'As- semblée, cède le fauteuil au nouveau président élu, M. Colbeau, qui remercie la Société pour l'honneur qu'elle a bien voulu lui faire et lève la séance à 4 heures. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1869. LUI Séance da 5 août 1S60. Présidence de M. Colbeau. La séance est ouverte à 6 1/2 heures. Sont présents MM. Colbeau, Président; De Malzine; Rof- fiaen ; Miller ; Van Volxem ; Vanden Broeck ; Rosart ; Weyers ; Staes, secrétaire. M. Ellie, attaché à la direction de l'aquarium du Jardin zoologique, assiste à la séance. En prenant place au fauteuil de la présidence, M. Colbeau s'exprime en ces termes : // Mes cliers collègues » " Avant de passer à notre ordre du jour, permettez-moi de " vous remercier encore pour l'honneur que vous m'avez fait " en m'appelant à la présidence. Je m'efforcerai de marcher Il sur les traces de mes prédécesseurs : je veillerai particu- " lièrement à mettre à exécution les mesures décrétées anté- // rieurement par rapport aux collections etc. , et je tiendrai // surtout à développer nos relations avec les Sociétés scienti- " tiques, convaincu que l'avenir de la Société dépend en grande " partie de ces relations. Je réclamerai votre indulgence pour ;/ la manière dont je m'acquitterai de mes fonctions auxquelles " je ne suis point familier. « Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la séance du 6 juin 1869; la rédaction en est approuvée. 11 donne ensuite lecture du procès-verbal de l'assemblée générale du P"" juillet 1869, lequel ne donne lieu à aucune observation. LIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Correspondance. — Il est donné connaissance des lettres suivantes parvenues à la Société : 1 . Des Sociétés des Amis de Sciences naturelles du Meck- lembourg, Académie Slavo-Méridionale d'Agram , Société des Sciences naturelles de Bàle , Académie des Sciences de Phila- delphie , Smithsonian Institution , Société d'Histoire naturelle de Boston, relatives à l'envoi de publications. 2. De M. Brusina, annonçant l'envoi pour la Société de col- lections de coquilles de la part de MM. Brasina, Kuzmic et Erjavec. 3. De M. Eug. Charlier, faisant part du décès de M™® Char- lier, sa mère. — L'Assemblée charge le Conseil de lui adresser une lettre de condoléance. Dons et envois rems : 1° Ouvrages et brochures offerts par leurs auteurs MM. Du- brueil, Gentiluomo , De Borre, Thielens. 2° Mollusques divers donnés par MM. Miller et EUie. S"* Portrait photographié de M. De Malzine. 4'' Publications des Sociétés suivantes en échange des An- nales : Médico-chirurgicale de Liège, Académie d'Agram, d'Histoire naturelle de Giessen, Italienne des Sciences natu- relles, des Naturalistes de Baie, idem de St-Gall, idem d'Aa- rau, Académie Royale de Belgique, Smithsonian Institution, d'Histoire naturelle de Boston, des Sciences naturelles de Neu- chatel , Jardin zoologique de Francfort , Malacozoologique de Francfort. Des remerciements sont votés aux donateurs. Communications chi Conseil. — Le Président fait connaître la composition du bureau pour l'année 1869-1870. Président, M. Colbeau ; Vice-Président, M. le comte deRobiano; Secrétaire, M. Staes; Trésorier, M. Pologne ; BULLETIN DES SEANCES. — ANNÉE 18G9. LV Bibliothécaire, M. Weyers; Membres, MM. Lambotte, Miller. Il annnonce que le Conseil, clans sa séance du 21 juillet, a reçu membre effectif de la Société, M. Gaston du Pré, étudiant à Etterbeek-Bruxelles. Réception de membres correspo7idants . — Sur la présentation de MM. Lecomte et Colbeau, l'Assemblée reçoit au nombre des membres correspondants de la Société, MM. G. E. Kuzmic, à RaguseetF. Eijavec, professeur à l'Ecole supérieure d'Agram. Rapports. — 11 est donné lecture des rapports suivants : 1° de MM. De Malzine et Colbeau sur les notices de M. Du- brueil. Sa Description d'une Hydrohie nouxeUc sera insérée avec figures aux Bulletins, séance du 6 juin 1869. 2° De MM. Roffiaen et Colbeau sur le travail de M. Brusina : Monographie des Campylea de la Dalmatie. Conformément aux conclusions des rapporteurs l'Assemblée décide que ce travail paraîtra dans les Mémoires de la Société, tome IV, 1869. Communications diverses des membres. — M. Roffiaen a ren- contré, il y a peu de temps, à Hastière, V Hélix arhustorum L., espèce qui semble peu répandue dans notre pays. M. Vanden Broeck parle d'excursions qu'il a faites à Lierre, à Malines et aux environs de Bruxelles : il cite la Physa ^cw/«Drap. du canal de Charleroi, à Bruxelles; la Bythinia abhreziata Micli., du canal, à Malines; la Bythinia xitrea Drap, var. lulimoides Micli., de Lierre etc. ' ) La séance est levée kl 1/2 heures. LVl SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Séance du 9 septembre ISOO. Présidence de M. Colbeau. La séance est ouverte à 6 1/4 heures. Sont présents : MM. Colbeau, Président; De Malzine; Van- clen Broeck; Rosart; Staes, secrétaire. MM. Miller ; Wej^ers ; VanVolxem; Roffiaen font excuser leur absence. Le procès-verbal de la séance du 5 août 1869 est lu et approuvé. Correspondance. — Le secrétaire donne connaissance des lettres adressées à la Société par la Société Suisse d'Histoire naturelle et la Société d'Histoire naturelle de Berne, accom- pagnant l'envoi de leurs publications, etc. Dons et envois reçus : 1. Brochure de M. Brusina. 2. Coquilles de MM. Vanden Broeck et Lecomte. 3. Publications en échange des Annales de la part des Société : Médico-Chirurgicale de Liège, Malacozoologique de Francfort, des Naturalistes de Moscou, Suisse d'Histoire natu- relle, d'Histoire naturelle de Berne, Algérienne de Climato- logie, Phytologique de Belgique. Des remerciements sont votés aux donateurs. Le secrétaire dépose trois exemplaires des Annales 'de la Société, tome III, trois exemplaires des Bulletins, tome III, ainsi qu'un exemplaire des tirés à part suivants du même tome : Rapport sur l'excursion de la Société à Forest ; de la Spongi- culture ; une Hirudo nouvelle ; coquilles recueillies à Lessines ; Instructions pour la recherche des coquilles. BULLETIN DES SlîlANCES - ANNEE 18G9. LVII Communications chi Conseil. — Le secrétaire donne connais- sance des mesures prises en vue de la prochaine excursion de la Société à Mariembourg- : une circulaire à ce sujet sera adressée aux membres sous peu de jours. Le Président annonce que la Commission nommée pour l'ar- rangement des collections a commencé son travail en réunis- sant en collection particulière tous les exemplaires recueillis en Belgique appartenant à la Société. Communications des memhres. — M. Vanden Broeck montre un magnifique exemplaire scalariforme du Planorbis compla- natus L. qu'il a recueilli récemment à S'-Gilles, dans un fossé des prairies. M. Staes, sur le point d'entreprendre un voyag-e au midi de la France, etc., se met à la disposition de la Société pour ce qui pourrait lui être utile. — L'assemblée, en le remerciant, charge le Conseil de lui donner délégation auprès des Sociétés savantes des villes qu'il visitera, à l'eiFet d'établir entr'elles et la Société malacologique des relations d'échange de publi- cations. La séance est levée a 7 heures. séance du 7 octobre 9 S 69. Présidence de M. Colbeau. La séance est ouverte à 2 1/2 heures. Sont présents MM. Colbeau, président; Vanden Broeck ; De Malzine; Rosart; Weyers; Van Volxem; Roffiaen; Lecomte. M. Staes fait excuser son absence. h LVIII SOCItlïl^ MALACOLOGIQUE DE HELGIQUE M. Weyers remplit les fonctions de secrétaire. La lecture du procès-verbal de la séance du 2 septembre 1 869 est ajournée à la prochaine réunion de la Société. Correspondance. — La Société a reçu les lettres suivantes : 1. Du Muséum Francisco-Carolinum de Linz, de la Société d'Histoire naturelle de Styrie de Gratz, de l'Académie des Sciences de Belgique, annonçant l'envoi de leurs publications ou accusant réception de nos Annales. 2. De la Société d'Histoire naturelle de Coire, annonçant le décès de son vice-président M. Gottfried Tliéobald. — Une lettre de condoléance sera adressée à cette Société correspon- dante. 3. De M. G.-E. Kuzmic, remerciant pour sa nomination de membre correspondant de la Société. Dons et envois reçus : 1. Publications de l'Académie Royale des Sciences de Bel- gique ; de la Société zoologique de Francfort ; de la Société ento- mologique de Belgique ; de la Société d'Histoire naturelle de Gratz et Bulletin Scientifique du département du Nord, en échange des Annales. 2. De M. Alf. de Borre, brochures. 3. De M. Kuzmic, son portrait photographié. 4. De MM. Brusina et Kuzmic, collection de coquilles ter- restres et lluviatiles de la Dalmatie et de la Croatie (environ 150 espèces de variétés). 5. De M. Messemaeker, coquilles diverses extraites des éponges. Des remerciements sont votés aux donateurs. Le Président dépose un exemplaire de la liste des membres de la Société au 31 décembre 1868, extraite du tome III des Bulletins de la Société. BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1869. LIX Réce])tioii de memhres correspondants : M. le pasteur J.-H. Kawall, membre de diverses Sociétés savantes, à Poussen(Courlande), présenté par MM. Arm. Tliie- lens et J. Colbeau, et M. Warren, naturaliste à San Francisco (Californie), présenté par MM, De Borre et Weyers, sont reçus membres correspondants. Présentation de travaux 'pour les Annales : M. Colbeau dépose au nom de M. Kawall, membre corres- pondant, une Notice snrla faune malacozooïogiqv.eenCovrUnde. Sont nommés commissaires MM. Van Volxem et De Malzine. Lectures : Compte-rendu de l'excursion de la Société malacologicpue de Bel- gique à Marieniboiir g et a Chimay, les 12^^ 3 septembre 1869, par Jules Colheau. n Les temps affreux qui ont régné au milieu du mois de sep- tembre ont fait le plus grand tort à notre excursion, et de plus plusieurs de nos membres avaient déjà choisi cette époque pour voyager àl'étranger: bref, nous nous sommes trouvés au nombre de quatre au rendez-vous, MM. Lecomte, Weyers, Colbeau, Roffiaen, et le résultat de nos cliasses n'a pas répondu à notre espoir, ni en espèces vivantes, ni encore moins en fossiles que nous pouvons totalement passer sous silence. î) D'après les dispositions prises pour l'emploi de notre temps, notre première course devait être celle de Rolyoùnous devions explorer le grand étang et surtout étudier le dépôt de tuf, le plus remarquable de notre pays. Mais la pluie conti- nuelle, le sol gras et glissant et surtout la violence de l'ouragan, nous a littéralement empêchés d'y parvenir, et force nous fût de nous contenter de quelques recherches superficielles dans les endroits les plus abrités autour de Mariembourg. » Voici la liste très-maigre des espèces vivantes observées LX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE jj Arlon rvjns L. ; Limax agrcstls L.; Succinca 'putrish. ; los IIclix indcliella MiilL, nemorcUis L. ; iwtnatia L.; hispida L. ; ycHigo])ygm(Ea\)\:-à^^.\ Carychmm minimiim'Mi\\\.\ Pla- no7'his albus MùlL; les Limncea limosa L., stagnalislj.^ tminca- tula^K\[\.\ et eiifiïileB Ancylîis flimatilis Miill., eilaaistrisL. j5 Ces espèces étaient toutes en petit nombre d'exemplaires sauf l'Hélix nemoralis abondante sous les haies et dans les gazons, et l'Ancylus fluviatilis dans le ruisseau la Brouffe. jj Notre seconde course projetée était celle de Cliimay et de l'étang de Virelles où nous avons pu nous rendre le lendemain par un temps relativement moins mauvais. j; Nous avons rencontré, pour ainsi dire à la course, dans le trajet de Chimay à Virelles, les espèces suivantes : n Limax agrcstls L., arhorum Bouch. , maximns L. ; Vitrina major Fér., i)cllncida MûU.; Zonites cellarhis MûlL, nitidukis Drap.; Hélix lapicida L., nemoralis h. ^ jpomalia'L.^ liisfida L., erketonim Miill. ; Bnlimiis ohscurus Miill., siibcylindricus L. ; Clausilia laminata Turt., j';«ri-«/6^ Stud., Bol])hii (}rày . \ Pvpa doliolum Brug., mtisconim L.; Physa Jontlnalislj.\ Ziumcsa auriculariah. ^ limosa h., slagnalisL.', Ancylus fincla- tilis MùlL; Anodonta cellensis Pfr. » Les espèces terrestres que nous venons d'énumérer vivent dans le parc de Chimay, où la Clausilia parvula est très-com- mune, sauf l'Hélix ericetorum que nous avons recueillie sur les hauteurs de Virelles. Quant aux espèces fluviatiles, nous avons trouvé dans le ruisseau du parc la Limuciea limosa en même temps que la Physa fontinalis et l'Ancylus fluviatilis, et dans l'étang de Virelles les Limnaea auricularia, limosa et stagnalis ainsi que l'Anodonta cellensis, celle-ci très-commune. îi Le mauvais temps continuant, nous renonçâmes à notre projet de visiter aussi les environs de Couvin et nous terminâmes l'excursion pour revenir par la vallée de la Meuse. « Au résumé, l'excursion de la Société sans être positivement fructueuse a cependant pour résultat de donner uu certain BULLETIN DES SEANCES — ANNtE 18G9. LXl aperçu d'une contrée intéressante, peu ou point explorée jus- qu'aujourd'hui. Les espèces rencontrées ne peuvent certaine- ment point nous donner une idée complète de sa faune malaco- logique qui doit être évidemment plus riche, surtout à Chimay où je conseillerais de faire une nouvelle excursion. >j A Hastières, où nous nous sommes arrêtés à notre retour, nous avons recueilli, outre la plupart des espèces propres à la vallée de la Meuse, énumérées pages 108 et suivantes du tome I de nos AiiRRles, ime Helia^ /î'uticumMûll . slnisfrorsa, trouvée par M. Colbeau, peut-être le premier exemple de cette anomalie chez l'espèce, un Bvlimiis Mcnlxcanvs Pfr., recueilli vivant par M. Lecomte, de plus M. Roffiaen a découvert plusieurs échan- tillons d'un Zonites qu'il rapporte à une variété du Zonitcs glaber Stud., espèce nouvelle pour le pays : ces échantillons sont d'une couleur beaucoup plus foncée que ceux qu'il possède de l'étranger et qui les rapproche du Z. lucidus Drap. n Comme annexe au présent compte-rendu, je citerai ici quel- ques espèces trouvées lors de notre départ, à Ottignies près de Bruxelles, durant l'intervalle du départ de deux convois : Ârion rnjns avec sa var. ater, A.fiiscits; Lim%x agrestls, L. arbo- Tum; Zonitcs cellarms ; Hélix rotundata^ costata^ nemomlis, hortensis; BiiUmus obscurns et svMylinclrimis ; Clausilianigri- cans; Vertigo 2)ygmœa ; Limnœa miricnlaria, limosa ei palus- tris, r) Mollusques terrestres et fluviatiles rencontrés dans l'[le de Wight PENDANT l'été DE 1869, l'AR THÉOPHILE LeCOMTE. Pendant les mois de juin, juillet et août de cette année, que je viens de passer à File de Wight, dans une belle et riche vallée calcaire, entre Carisbrooke et Newport (capitale de l'île), je me suis livré à la recherche des mollusques terrestres et fluviatiles et je crois faire chose agréable à la Société en lui rendant compte de mes trouvailles. LXII SOCIb";TÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Cette charmante petite île est de forme rhomboiclale, sa lon- gueur, de l'est à Touest, est de 22 1/2 milles anglais, sa largeur de 13 et sa superficie de 136 milles carrés. Au nord, ses côtes sont généralement basses et inclinées, mais à l'est, au sud et à l'ouest, elles sont très-élevées et sou- vent bordées de formidables rochers à pic d'une hauteur de 400 à 700 pieds. Une chaîne de monts calcaires la traverse dans toute sa lon- gueur, de l'est à l'ouest, en se divisant vers le sud, ce qui rend cette partie très-accidentée, la partie nord est plate ou presque plate. Les sommets des monts, rarement boisés, sont couverts de prairies, quelquefois arides et parfois remplis d'Ulex earo- pœus. Les vallées et les plaines sont partagées en prairies et en terres arables par d'énormes haies, hautes et épaisses, d'une largeur de 1 à 2 mètres et quelquefois plus. L'île est sillonnée partout par des ruisseaux rapides, for- mant çà et là de grands étangs peu profonds et remplis de plantes aquatiques. Sa rivière principale, très-large, la Médina, la divise en deux, jusqu'à Newport, son centre, jusqu'où elle est navigable. On rencontre beaucoup de marécages dans la partie nord-ouest. Comme on le verra par les endroits cités dans la liste ci- jointe, mes excursions se sont bornées au centre de l'île, mais je dois dire que, dans aucune des parties de l'Europe que j'ai eu occasion de visiter, je n'ai rencontré une aussi grande abon- dance de mollusques. J'ai trouvé partout, par milliers, dans les haies et les prairies, les Hélix cantiana, les Hélix hortensis, les Hélix variabilis, les Hélix rufescens, les Hélix aspersa et les Cyclostoma elegans. Liste des mollusques terrestres et fiimatïles de l'île de Wight. Sîtccineaputrish. — Environs de Carisbrooke. Très-com- mune dans les prairies marécageuses. BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1869. LXIII Snccînea elegans Risso. — Près Newport. Très-commune, bords des étangs. Zonites nitidus Miill. — Près Newport. Un exemplaire dans l'eau. Zonites nitiduhis Drap. — Carisbrooke. Çà et là sous les haies, en société des Clausilia nigricans et des Cyclostoma elegans. Plusieurs individus paraissent avoir la fin du dernier tour dilaté, presqu'autant que les Zonites nitens. Zonites — Carisbrooke. N'est pas le Zonites cellarius type, ayant la spire proéminente. Elle est moins déprimée que la généralité des Zonites cellarius de Belgique et de cou- leur plus foncée au dessus et plus mate en dessous ; elle est intermédiaire entre les Zonites lucidus et les Zonites cellarius. Çà et là sous les haies, comme la précédente. Hélix Totundata Miill. — Environs de Carisbrooke et de Newport. Commune, au pied des murs humides. Hélix arhustonim L. — Environs de (Carisbrooke pas très- abondante, dans les haies humides qui longent les ruisseaux. Hélix indcUeUa Drap. — Environs de Carisbrooke. Un exem- plaire sous les pierres au sommet d'une montagne. Hélix nemoralis L. — Près Newport. Un seul exemplaire. Hélix hortensis Miill. — Dans toute l'ile par milliers, sur les haies, en société des Hélix asperea et des Hélix cantiana. Variétés très-nombreuses et belles, à bandes transparentes blanches, blanc-jaunâtres, roses, etc., les plus communes sont les jaunes unicolores et les blanchâtres à bandes brun pâle, à demi transparentes et blanchâtres par place. Une monstruosité à accroissement supplémentaire. Hélix asiicrsa Miill. — Dans toute l'ile également par mil- liers. Belles variétés, coloration foncée, bandes bien nettement découpées ; coloration pâle, jaunâtre à bandes presque nulles ; coquilles blanchâtres, plus épaisses, quelquefois épaisseur très- grande. Taille variable, de 24 à 36 millimètres de grand dia- mètre. Dans les haies, les prairies. LXIV SOCIÉT!^. MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Hélix rupcstris Stud. — Château de Carisbrooke. Commune au pied des vieux murs en société des Pupa muscorum et des Pupa cylindracea. Hclix cantiana Mont. — Centre de Tîle. Extrêmement com- mune, sur les haies, aux endroits secs et aux endroits humides; très-souvent de couleur blanche sur la moitié supérieure des tours et brunâtre en dessous. Variété blanche. Hélix rufescens Penn. — Environs de Carisbrooke. Très- commune sur les herbes au pied des haies. Variétés : d'un blanc pur; rouge violàtre; brune à bandes blancliâtres ; brune à taches irrégulières plus pâles. Hélix hispida L. — Environs de Carisbrooke. Peu commune au pied des vieux murs. Hélix caperata Mont. — Environs de Carisbrooke. Çà et là dans leshaies, très-abondante dans l'une d'elles; très-abondante également mais de taille beaucoup plus petite dans les gazons secs .et sous les pierres, sur une montagne ; variable dans le dessin. Hélix xariahilis Drap. — Environs de Carisbrooke. Très- commune et très-variable dans les bandes. Deux variétés prin- cipales, l'une plus grande, plus déprimée, moins colorée, dans les haies et autour des champs, l'autre plus petite, plus élevée, plus colorée, dans les prairies sèches, au pied des gazons. Sur un pied carré, pris au hasard, dans une prairie, j'en ai compté jusqu'à 287. Hélix acuta Miill. — Très -commune dans une prairie à Freshwater. BuVdmis obscums Drap. — Carisbrooke. Un exemplaire mort dans une haie. Cionella hibvica Jeffr. — Environs de Carisbrooke. Peu com- mune, au pied des murs humides. Bouche rose. Clausilia laminata Turt. — Carisbrooke. Dans les haies, trois exemplaires morls. BULLETIN DES SÉANCES — ANx\ÉE 1869. LXV Clmisîlianigricans ie^r. — Environs de Carisbrooke. Assez commune dans les haies. Piipa ci/li)idmcea Costa. — Château de Carisbrooke. Très- abondante au pied d'un vieux mur, endroit sec, en société du Pupa muscorum et de l'Hélix rupestris. PtqM muscorum L. — Château de Carisbrooke. Au pied d'un vieux mur, avec le précédent, mais pas si abondant. Planorhis rotundatns Poir. — Près Newport commun, dans les étangs. Planorbis alhvs Miill — Carisbrooke, Newport. Très-com- mune, sur les pierres couvertes de plantes, dans un ruisseau rapide, avec le Physa fontinalis. Planorhis contorhis Miill. — Près Newport. Commun dans les étangs. Physa fontinalis Drap. — Carisbrooke, Newport. Très-com- mune, d'assez petite taille, dans les ruisseaux très-rapides, avec le Planorbis albus. Limnœa limosa L. — Carisbrooke, Newport. Très-commune dans les étangs et les ruisseaux. Limnœa jjcrcgra Miill. — Carisbrooke, Newport. Commune dans les étangs et les ruisseaux. Limnœa tnincatula Miill. — Carisbrooke, Newport, Shank- ling. Pas très-commune, dans les fossés et les étangs. LimncBa ixilustris Miill. — Carisbrooke, Newport. Très-com- mune dans les fossés et les étangs. Ancylus fiutiatilis Miill. — Carisbrooke, Newport. Très- commun sur les pierres des ruisseaux rapides. J'ai trouvé la plupart accouplés au commencement de juillet. Cyclostoma clegansDrà^. — Dans toute l'ile. Très-commun au pied des haies. Deux variétés principales : violâtre vineuse, à bandes plus ou moins marquées ; jaunâtre sans bande, moins commune. Bithynia tenfamlatalj. — Carisbrooke, Newport. Très-com- mune dans les étangs. LXVI SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE Vahata inscmalls Mûll. — Carisbrooke, Newport. Très-com- mune dans les étangs, les fossés; forme plus ou moins élevée. Cyclas cornea L. — Carisbrooke, Newport. Très-commune, dans les étangs. Communications diverses. — M. Colbeau communique une lettre de M. Staes donnant divers détails sur les Sociétés scien- tifiques de plusieurs villes du midi de la France avec lesquelles notre Société aurait intérêt à se mettre en relations. M. Vanden Broeck montre quelques mollusques nus conser- vés dans la liqueur Ozenne, parmi lesquels une variété ? de VArion rufiis qu'il nomme fasciatus^ portant une bande obscure de chaque côté du corps et dont les tubercules lui paraissent être plus grands que chez le type. M. Colbeau montre plusieurs exemplaires subfossiles de Hélix ohvoluta^ recueillis à Schaerbeek par M. le D'^ 0. Max, entre la couche végétale et le sable : il rappelle que cette même espèce, que l'on ne rencontre plus vivante aux environs de Bruxelles, a été découverte dans les mêmes conditions à Forest, par M. Staes, lors dune excursion faite par la Société. La séance est levée à 4 heures. séance ro lè»4»fl. Présidence de M. Colbeau. La séance est ouverte à 2 1/4 heures. Sont présents MM. Colbeau, Président ; Vanden Broeck ; De Malzine ; De Robiano ; Craven ; Van Volxem ; Miller ; Fologne ; Roffiaen ; Weyers. M. Julien Deby assiste à la séance. BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1869. LXVll M. Pologne remplit les fonctions de secrétaire. Les procès-verbaux des séances du 2 septembre et du 7 octobre 1869 sont lus et approuvés. Corrcs^Jondance. — Lettres reçues : 1. Des Sociétés Verein Nôrdlicli der Elbe, Fédération des Sociétés d'horticulture de Belgique, Ligue de l'Enseignement, accusant réception de nos Annales ou annonçant l'envoi de leurs publications. 2. De M. Senoner accompagnant l'envoi de publications offertes par le Muséum de Klagenfurt. — L'Assemblée remercie M. Senoner et décide que les Bulletins seront adressés, en échange, à cette Société. 3. De M. Thielens faisant part de la mort de M. Tliielens père. — L'Assemblée charge le Conseil de lui adresser une lettre de condoléance. Dons et etiwis. 1. De M. G.-B. Spinelli, sa brochure: Catalogo dei Mol- luschi viventi in Venezia. 2. De M. Craven , son portrait photographié et collection de Ptéropodes. 3. De M. Vanden Broeck , préparation anatomique de l'Hélix aspersa. — M. Vanden Broeck se propose d'offrir à la Société quelques préparations sur chaque genre de Mollusques de Belgique. 4. Publications diverses des Sociétés suivantes : Institut géologique d'Autriche; Musée d'Histoire naturelle de Carin- thie ; Jardin zoologique de Francfort ; Société médico-chirurgi- cale de Liège ; Société royale de botanique de Belgique ; Ligue de l'Enseignement; Société des naturalistes du canton des Grisons ; Académie royale des Sciences de Belgique ; Biûletin scientifique du département du Nord. Des remerciements sont votés aux donateurs. LXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Communications du Conseil. Le Président annonce que le Conseil dans sa séance de ce jour a reçu membres effectifs de la Société Messieurs : Alfred E. Craven, à Ixelles. Gérard Vincent, préparateur au Musée, à St-Josse-ten- Noode. Paul Hallez, à St-Josse-ten-Noode. Baf ports. Il est donné lecture des rapports de MM. Van Volxem et De Malzine, concluant à l'impression dans les Bulletins du travail suivant de M. J.-H. Kawall. A cette occasion, l'Assemblée décide par mesure générale, que les observations des rapporteurs seront communiquées aux auteurs et pourront être publiées en renvoi, en même temps que le travail, ou insérées dans le procès-verbal de la séance. Il est bien entendu que ces observations sont sous leur respon- sabilité, de même que tout travail inséré dans les Annales demeure sous la responsabilité de son auteur. Présentation de travaux et lectures. Notice sur la faune malacozoologique de la Courlande, PAR J.-H. Kawall. Parler de la faune malacozoologique de Courlande c'est parler aussi de celle de Livonie , car ces deux provinces bal- tiques de la Russie ont beaucoup de ressemblance et diffèrent fort peu l'une de l'autre pour leurs productions naturelles. Ainsi ces provinces ont presque la même constitution du sol, presque le même climat, si ce n'est que la Livonie s'avance un peu plus haut au nord, et la Courlande plus au sud. La mer baltique borde leurs côtes à l'ouest, mais sur une plus grande étendue celles de Courlande qui peut être regardée BULLETIN DES SEANCES — ANNÉE 1869. LXIX comme presqu'île. Les montagnes y manquent; il n'y a que quelques monticules ou collines. Trois fleuves parcourent la Courlande et y reçoivent une grande quantité de petites rivières. L'embouchure de ces grands fleuves, de la Duna, de l'Aa et de la Windau est dans la Baltique ; mais il ne manque pas de petites rivières qui jettent leurs eaux directement dans la mer, d'autres dans les lacs épars par toute la province, et plusieurs ont leurs sources dans des marais dont on peut compter un grand nombre. Enfin il n'y a pas manque d'eau, et relativement il n'y a pas manque de mollusques gastéropodes et acéphales, terrestres ou aquatiques et même marins; mais nous n'avons pas lieu de nous réjouir ni de leur grande variété ni de leur beauté, et l'énumération de ces mollusques peut s'effectuer en quelques lignes. Toutefois, comme fort peu de naturalistes se sont occupés chez nous de ces animaux peu attrayants pour les yeux, il y en aura sans doute encore quelques-uns à découvrir. Réunissant aujourd'hui ce qui résulte des investigations faites pour la connaissance de nos mollusques terrestres et fluviatiles, surtout par MM. Koch (i), Siemaschko (2), Gerstfeldt (3), Wahl (4) et d'autres, je donne ici la liste suivante : (1) Voyez : Sendungen der Kiirlandischen Gesellschaft fur Litera- tur und Kunst. 2'^^ Baad. Mitau, 1845, in-4°, p. 108. (2) V. Beitrâge zur Kenntniss der Conchilien Russlands ; dans le Bulletin de la Société impériale des Naturalistes de Moscou, année 1847, T. xx. P. F", p. 93 q. — Bemerkungen liber einige Land- und Slisswasser Mollusken Kusslands ; dans le Bulletin de la classe physico-mathémat. de l'Académie de St-Pétersbourg, T. vu, 1848, p. 225 q. (3) Schrenk. Uebersicht der Land- und Slisswasser Mollusken Livlands ; dans le Bulletin de la Soc. imp. des Natur. de Moscou, année 1848, T. xxi. P. l""", p. 135 q. (4) Antzachlung der in Ehst- Liv- und Kurland beobachteten Land und Slisswasser Mollusken v. G. Gerstfeldt Mag.; dans le Corres- pondenzblatt des Naturforschenden A^ereins zu Riga, ir Jahrgang. LXX SOCIËTË MALACÛLOGIQUE DE BELGIQUE Gastéropodes terrestres . Arion empiricorum Fer. (ater L.) V siibfuscus Drap, en deux variétés «. et ^. rufoluteus. 5) hortensis Fer. Limax cinereus Mtill. » J5 « cinereo iiiger immaculatus. » M /3 pallidus fasciis 4 latis continiiis nigris. jj » Y pallidus clypeo cinereo nigro vel nigro maculato. V livonicus Sclirenk. En Livonie. )î agrestis L. avec 2 variétés. )i pallidus Sclirenk. Livonie. « serotinus Sclirenk (agrestis Pfeifîer) Livonie. Vitrina pellucida Mùll . Succinea putris L. (amphibia Comm.) H oblonga Drap. J5 Pfeifferi Rossm . (amphibia Drap.) Hélix fui va Drap. 35 aculeata Mùll. (Acanthinula ac.) 35 crystallina Mùll. (Hyalina c.) 35 nitidula Drap. 33 nitida Mùll. (lucida Drap.) 35 pygmaeaDrap. 33 cellaria Mùll. En Livonie. 35 ruderata Stud, (Patular.) 35 sericea Drap. (Hygromia s.) En Livonie. 33 fruticum Mùll. Riga, 1859, p. 102 q. — Ueber die europaeissclien Limnaeen, nament- lich ueber die imserer Ostsee-Provinzeii, von G. Gerstfeldt Mag.; dans le même Correspondenzblatt.13* Jahrgang. Riga, 1863, p. 50 (f Ed. V. Walil : Die Siïsswasser-Bivalven Livlands; dans Archiv fiir die Naturkiinde Liv. Elist- und Kiirlands lieraiisgegeben von der Dorpater Naturforschen Gesellscliaft. BULLETIN DES SEANCES - ANNÉE 1869. LXXI Hélix strigella Drap. >î hispida L. j5 bidens Chemn. (Dibotliryon b. et bidentata Gmel.) jj pomatia L. jj pulcliella Miill. (Vallonia p.) jj costata Miill. V arbustorum L. (Arianta a.) )) vindobonensis Pfr. (austriaca Miihlf.) Varie extrême- ment. Brusina en présente 40 variétés. V. Contri- buzione délia Fauna dei molluscM Dalmati per Spi- ridion Brusina. Vienna, 1866, p. 122. jî nemoralis L. (Brusina cite 32 variétés.) 5) hortensis Miill. Bulimus obscurus Drap. Acliatina lubrica Miill. (Cionella 1.) Pupa edentuta Drap. ( Isthmia éd. qu'on croit être le Pupa muscorum L. var.) 5) minutissima Hartm. 35 muscorum L. (Pupilla m.) « umbilicata Drap. (?) jj avenacea Brug. (Torquilla av.) Livonie ? Vertigo antivertigo Drap.(V.septemdentata Fér. et sexden- tata Daudb.) n pygmsea Drap. !5 pusilla Miill. !) angustior Jeffr. (Venetzii Charp.) » Buttneri Siemascliko. Coiirlande auprès de Schleek. Clausilia laminata Mont. (Clausiliastra 1. bidens Drap.) jj orthostomaMke. (taeniata Ziegi.) « pumila Ziegl. (Andraea pum.) Livonie. ,: nigricans Pult. (rugosa Auctor.) « biplicata Mont. (Alinda b. similis Cliarp.) n ventricosa Drap. (Plicaphora v.) ;; plicatula Drap. J.XXII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Clausilia plicata Drap. (Elia pi.) Carychium minimum Mûll. „ spelseum Mùll. (Koch). Acicula lineata Drap. (Pupula lin. Ac. fusca Walk.) Très- rare, en Livonie. Aquatiqîies. Planorbis corneus L. „ leucostoma Mich. Livonie. n spirorbis L. « complanatus L. (marginatus Drap.) 5, carinatus Mùll. j5 vortex L. j, nitidus Mùll. Livonie. 55 fontanus Mont, (complanatus Drap.) 55 albus Mùll. (hispidus Drap.) 55 nautileus L. (imbricatus Mùll.) Livonie. 55 contortus L. Limnseus stagnalis Mùll. 55 palustris Mùll. (fuscus Pfr.) 55 elongatus Drap, (glaber Mùll. leucostomus Lam.) 55 auricularius Drap. 55 ovatus Drap. 55 succineus Nilss. ,5 balthicus Nilss. 55 pereger Drap. 5, truncatulus Mùll. (minutus Drap.) Ampliipeplea glutinosa Mùll. Physa fontinalis L. Sur les feuilles de Nympbsea alba. „ liypnorum L. Paludina vivipara L. (Vivipara vera Frauenfeld). „ fasciata Mùll. (Vivip. f. acliatina Brug.) Bytbinia tentaculata L. (Paludina impura Drap.) ,5 similis Drap. En Estonie. BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1869. LXXIII Valvata piscinalis Mùll. n depressa Pfr. Livonie. )j cristata Mùll. jj obtusa Pfr. (Koch?) Neritina fluviatilis L. Ancylus lacustris L. « fluviatilis Miill. Très-fréquent sur le Stratiotes aloides L.) Hydrobia acuta Drap. (Cyclostoma ac.) Acéphales. Anodonta cygnea L. n cellensisSchroet. Devient assez grande chez nous. Je possède une coquille de 20 centimètres en lon- gueur, de 10 centim. en largeur et de 1/2 en hauteur. n anatina L. » piscinalis Nilss. n rostrata Kok. » intermedia Lam. (D'après M. Eichwald qui l'a trouvée à Kangern.) M. Siebold veut voir réunir cette espèce à la cygnea. n complanata Zgl. Unio crassus Retz, (batavus Lam., ater Nilss. et 5 autres variétés). » pictorum Lam. (rostrata Lam. et 5 var.) n tumidus Retz. Cyclas rivicola Lam. n cornea L. n calyculata Drap. }) lacustris Miill. Pisidium amnicum Miill. (obliquum Pfr.) M fontinale Drap. » obtusale Pfr. Livonie. LXXIV SOCIËTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Margaritana margaritifera L. (Unio margaritifer Retz.) Fréquente en Livonie, et affirmée comme se trouvant aussi en Courlancle , nommément dans la Dourbe, mais je ne l'y ai pas encore trouvée. Je me réserve, pour quelqu'autre note, de donner des renseignements sur la péclierie des perles en Livonie. Dreyssena polymorpha Pallas (Ticliogonia Chemnitzii). Embouchure de la Windau, de la Duna et de l'Aa. Aussi en Estonie et même auprès de St-Pétersbourg. Observée en Courlande de- puis 1840 ou 1842. Dans le Bulletin de la Société impériale des Naturalistes de Moscou, année 1842, p. 217, on lit : » Le premier secrétaire, M. Rouillier, fait la démonstration d'une coquille (Mytilus polymorphus) décrite d'abord par Pal- las (1771) comme habitant le Volga, mais qui plus tard fut transportée par des radeaux dans la Mer baltique et qui main- tenant approche de plus en plus vers l'Ouest, de sorte qu elle a été décrite par plusieurs naturalistes étrangers comme un nou- veau genre ; par Chemnitz, sous le nom de Mytilus Wolgse, par Rossmâssler sous celui de Tichogonia Chemnitzii. M. Rouillier a apporté son échantillon de Hambourg. >5 II ne sera pas superflu de reproduire ici la description que Pallas en donne le premier dans son voyage, tome I appendice, p. 478, n" 85 : » Marinus ad summum mole nuclei pruni. Marino eduli oblongior, valvulse preesertim versus nates magis carinatse, latere incumbente planiuscuhe atque excolores, superiore vero parte circulis griseo fuscis, undulisque varise. Nates acutissi- mse, subdeflexae. Fluviatilis ssepe quadruple major, subfuscus, latior, valvulis exacte semiovatis argute carinatis, latere incum- bente plano-excavatis, natibus acutis deorsum inflexis. Cavum BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1869. LXXV commune testée versus nates obsolète quinqueoculare, dissepi- meiitis brevissimis. — In lapidibus majoribusve testis, copiose congiomerantur, penicillis radiatis affixœ, iiti Mytilus edulis. n Sur la distribution actuelle de la Dreyssena en Europe, M. le.D^ E. V. Martens, à Berlin, a publié ses informations dans le 5) Zoologisclie Garten, « Francfort sr/M, 1865, p. 94. 11 n'est pas sans intérêt de savoir que plusieurs espèces de Mollusques de nos contrées se retrouvent aussi dans la partie boréale de TAsie, en Sibérie et dans le voisinage du fleuve Amour. On y trouve Arion ater; Vitrina pellucida; Succinea putris; Hélix fulva, pygmaea, ruderata, fruticum, sericea, stri- gellà , bispida , pulcliella ; Achatina lubrica ; Pupa edentula et muscorum; Carycbium minimum; Limnaeus stagnalis, palus- tris, truncatulus, auricularius , pereger; Pbysa fontinalis et hypnorum; Planorbis corneus. leucostoma, carinatus, vortex, nitidus, complanatus, albus, contortus; Acicula fusca; Cyclas cornea et calyculata ; Pisidium fontinale ; Unio pictorum ; Ano- donta anatina etcellensis. — Voj^ez : UeberLand-undSùsswasser MoUusken Sibiriens und des Amur Gebiets von G. Gerst- feldt, Mag. St-Pétersbourg, 1849. (Extrait des Mémoires des savants étrangers, T.ix.) Sur nos côtes nous voyons les : Limnseus succineus Nilss, Succinea balthica Eicbwald (t), Mytilus edulis L. (mais ne devenant pas grand), Tellina solidula Lam. (baltica L.), Car- dium rusticum (edule L.) de forme petite. La Mya arenaria et la Scrobicularia pinnata qui se trouvent sur la côte baltique en Prusse, n'ont pas encore été vues cbez nous. Quant aux mollusques Cirropodes, on n'a ramassé sur nos côtes, et quelquefois seulement, qu'une espèce de Balanus Brug. M. Vanden Broeck remet un travail accompagné de figures destiné aux Annales et intitulé : Obserrations 3Iaïacologiqiies (1) Bulletin des Nat. de Moscou, 1849, n^ ii, p. 465-468, LXXVI SOCIÉTÉ MÂLACOLOGIQUE DE BELGIQUE faites en Belgique en 1869. — Sont nommés rapporteurs MM. De Malzine et Craven. M. Weyers donne lecture de la traduction suivante d'un nouveau travail de M. le D'" J. Lewis, complétant celui publié dans les Bulletins du tome III de nos Annales. Instructions pour recueillir et collectionner les mollusques terrestres ET fluviatiles, PAR M. James Lewis. — 1' article (i). — Si le collecteur est bien pourvu d'appareils convenables pour recueillir certains groupes de coquilles, il peut considérer sa tâche comme plus qu'à moitié terminée, lorsqu'il les a trouvées. Ceci est plus particulièrement vrai pour les coquilles terrestres. L'appareil qui lui est nécessaire pour celles-ci consiste tout sim- plement en une boîte de fer-blanc d'une capacité assez grande pour contenir tout ce qu'on peut ramasser en une seule fois d'espèces aussi grandes ou plus grandes que Y Hélix monodon.. Il peut se servir pour le même objet d'une bouteille à large goulot. La boîte de fer-blanc doit avoir un couvercle qui s'adapte facilement et qui est perforé de petits trous pour la ventilation. Le bouchon de la. bouteille pourra également être perforé. Pour les espèces de taille moindre que V Hélix monodon (1/3 de pouce de diamètre), un petit flacon à alcool qu'on peut placer dans la poclie du gilet sera très convenable. On ramasse les plus grandes espèces à la main sans aucune autre aide ; mais pour les petites espèces qui sont souvent si fragiles et de si petite taille, on trouvera que des pinces légères, semblables à celles dont se servent les horlogers, mais ayant (1) Voir Bulletins de la Société malacologique de Belgique, tome III, 1868, page lxxxiv. BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1869. LXXVII les lames plus larges, sont tellement utiles qu'elles deviendront indispensables (i). Au moyen de ces petites pinces on pourra ramasser et trans- férer rapidement dans le flacon à alcool toutes les petites coquilles. On se sert de l'alcool dans cette circonstance afin de faire se contracter les parties molles dans leurs plus petites dimensions possibles, en éliminant l'eau qu'elles contiennent; l'alcool laisse aussi les coquilles dans un bien plus grand état de propreté que lorsqu'on permet aux mollusques de ramper les uns sur les autres et de se couvrir mutuellement de mucus et de déjections. Si l'on désire conserver des spécimens de ces espèces de mollusques qui sont dépourvus de coquille {Limax, Arion, etc.) on devra les placer dans un flacon à alcool à part, afin d'empêcher que leur mucus enveloppe les coquilles des petites espèces. Pour recueillir les mollusques fluviatiles , on ne se sert quelquefois que des mains, particulièrement dans les ruis- seaux étroits où tout objet peut être facilement aperçu et atteint de quelque côté qu'on se trouve placé. Un baquet d'eau est nécessaire pour y placer les plus grandes espèces, ainsi qu'un flacon à alcool pour les petites lesquelles, sans cela, seraient sujettes à s'égarer ou bien à se briser si on les mêlaient aux plus grandes. Ordinairement le baquet d'eau seul sufiit. Pour toutes ces espèces qui rampent sur la vase ou qui s'y enfoncent, on a besoin d'une espèce de drague. La plus simple que je puisse conseiller est un gobelet de fer-blanc, dont le manclie peut être fait de telle longueur que l'on désire en y (1) L'auteur dans un article précédent, recommande aussi l'usage de pinces semblables légères et élastiques, mais dont les extrémités sont un peu creusées en forme de godet, de façon à bien embrasser tout petit objet qu'on saisit avec elles. LXXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE fi?. 1. ajoutant une canne ou bâton d'un bois léger. Avec un tel instrument dont le fond est bien perforé de petits trous (i), on peut enlever une mince couche de vase entremêlée de co- quilles; la vase étant tamisée dans l'eau, les coquilles seules restent. On verse les coquilles dans le baquet d'eau et on continue l'opération du draguage aussi longtemps que l'on désire. Pour recueillir les coquilles en plus grande abondance et plus rapidement, on trouvera très utile un filet fait de toile métal- lique d'environ 12 à 16 fils par pouce (2 1/2 centim.) La toile métallique peut être montée et tendue sur une charpente solide également métallique, montée de façon à former un sac dont la bouche soit d'environ 8 pouces sur 4 (20 sur 10 centim.) avec une profondeur de 8 pouces environ (20 cent.). Le filet doit être fixé au manche à un angle de 45 de- grés. Le bord extérieur infé- rieur (à la bouche du filet) doit avoir une arête vive et tranchante comme celle d'une houe. Un long manche est nécessaire ; celui qu'on trou- vera le plus commode devra se subdiviser en plusieurs parties, chacune de 3 à 4 pieds de longueur environ ; de cette façon on adapte facilement la longueur du manche à la profondeur de l'eau ou bien à la position dans laquelle se trouve le collec- teur et d'où il doit travailler. (1) D'après la figure de l'auteur (tig. 1), le fond du gobelet seul est composé de toile métallique. S'il m'est permis de hasarder ici un avis, je conseillerais que le tiers inférieur au moins du gobelet et le fond fussent en toile métallique, l'élimination de la vase et du sable par le tamisage deviendrait ainsi plus facile et plus rapide. C'est dans ce sens que j'ai modifié la figure (fig. 2). BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1869. LXXIX Avec un appareil de ce genre convenablement arrangé, on peut recueillir presque toutes les petites espèces aquatiques univalves et bivalves avec bien plus de promptitude et en plus grande abondance que par tout autre moyen. Les coquilles qu'il n'est pas possible de se procurer aussi facilement de cette manière sont les patelles d'eau douce {Ancylus et Gundlachia) dont il faut s'emparer par un procédé assez lent qui consiste à les enlever des tiges des plantes aquatiques ou de la surface des pierres auxquelles elles adhèrent, en glissant la lame d'un canif sous elles. Beaucoup de petites espèces de moules d'eau douce {Unio- nidae), telles que celles que l'on trouve quelquefois en grande abondance dans quelques-unes des rivières du sud et de l'ouest, peuvent être facilement atteintes au moyen du filet. En opérant comme il faut on peut enlever, au moyen du filet, une tranche de boue, soit mince soit épaisse, avec les coquilles qui y sont mêlées ; on renverse alors le filet dans l'eau, le bouche en des- sus, et on élimine la vase et le sable en tamisant, mais en pre- nant soin de ne pas briser les coquilles fragiles ou endom- mager les bords cassants des univalves par des secousses trop violentes. On peut aussi, au moyen du filet, enlever promptement les coquilles qui adhèrent à des rochers plats et à surface unie. Pour prendre les Unio, le collecteur réussira le mieux, dans les eaux peu profondes, en s'y aventurant bra- eg. 4. vement. Pour cette opération , il faut qu'il se munisse de longues bottes de caoutchouc, ainsi que d'une paire de pincettes en métal ; le manche de l'une des branches, allongé au moyen d'une pièce de bois, doit être tenu d'une main pour diriger l'instrument pendant le travail, tandis que l'autre main tire une corde qui force la seconde branche à venir s'appliquer sur les échantillons à prendre. Un panier que l'on porte au bras sert à placer les spécimens qu'il faut manier avec soin. LXXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE On peut quelquefois se servir avec beaucoup d'avantage d'un râteau de jardin pour découvrir les espèces dans les endroits où le courant peut enlever l'eau troublée. Lorsque l'eau est redevenue claire , on peut apercevoir alors les coquilles qui sont enlevées au moyen des pincettes, du filet, ou du gobelet-drague, ou même à l'aide du râteau s'il n'est pas trop petit et si les dents ne sont pas trop espacées. Dans les lacs et les étangs dont le fond est boueux et où l'on peut apercevoir les Unio lorsqu'on se trouve placé dans un bateau, le gobelet-drague, employé de façon à ne pas rendre l'eau trouble, remplira parfaitement le but; si le fond est de gravier il faudra plutôt se servir des pincettes. Dans les eaux noires et profondes des rivières, on retire quelquefois des Unio au moyen de filets à pécher le poisson (des seines par exemple). On en a pris parfois aussi avec des râteaux. Il arrive quelquefois qu'on trouve des petits mollusques qui se nourrissent sur les plantes aquatiques et qu'on ne rencontre ailleurs que fort rarement ; c'est le cas dans les lacs et les rivières qui ont seulement un courant peu rapide. On ne pourra que rarement se procurer ces espèces au moyen du filet ou du gobelet-drague et le collecteur sera obligé, dans ce cas, d'adopter des moyens plus lents. Il trouvera ces petits mol- lusques sur les tiges et les feuilles en retirant de l'eau ces plantes, doucement et avec soin. Très-souvent ils se détachent d'eux-mêmes lorsqu'on les dérange, mais une fois qu'ils sont tout à fait hors de l'eau, on en perd très-peu par la raison qu'ils continuent à adhérer aux plantes mouillées en vertu de la capil- larité. Les petites pinces légères sont nécessaires alors pour les en détacher et les transférer dans le flacon à alcool. Préparation et conservation des spécimens. Les coquilles terrestres et les grandes univalves fluviatiles sont généralement nettoyées, après les avoir bouillies pendant BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE i869. LXXXI quelques minutes afin de détacher les parties molles qui sont extraites au moyen d'un crochet (i), il faut aussi une brosse à dents pour laver la coquille à l'extérieur et une petite seringue pour rincer l'intérieur. Quelquefois l'intérieur a aussi besoin d'être essuyé avec un peu de coton tordu sur un petit morceau de bois. L'apparence de la coquille est d'autant plus agréable qu'elle a été plus parfaitement nettoyée. S'il y a des portions des parties molles qui restent dans la coquille, l'odeur dégoûtante de la putréfaction persiste pendant longtemps. Dans la pré- paration des Paludina il est désirable que chaque opercule soit (1) Voyez la traduction de rarticleprécédentpourles remarques que j'ai faites à propos de ces procédés. [Annales de la Société malacolo- gique de Belgique^ tome III, Bulletins page xcv et xcvi.) Je les com- pléterai en indiquant ici un nouveau procédé pour la préparation des Hélix, etc. Il m'a été communiqué par mon collègue et ami M. le major Le Hon qui le trouve préférable à tout autre; il est excellent en effet, si j'en juge d'après la perfection des échantillons qui ornent sa belle et riche collection. Voici en quoi ce procédé con- siste : au lieu de plonger directement le mollusque dans l'eau bouil- lante pour en extraire l'animal au moyen du vide-helix de M. Rof- fiaen, il faut le mettre préalablement dans un récipient quelconque contenant de l'eau un peu tiède. L'animal ne pouvant plus respirer cherche à échapper au danger qui le menace; il sort le plus possible de sa coquille, s'allonge considérablement, étend ses tentacules, se jette à droite et à gauche, en un mot donne tous les signes extérieurs du malaise qu'il éprouve. C'est en ce moment qu'il faut le saisir pour le plonger soudainement dans l'eau bouillante ; il meurt immé(date- ment avant d'avoir pu se retirer dans sa coquille ; on l'arrache alors facilement soit avec de petites pinces soit même avec les doigts, et il est très-rare qu'une partie du corps reste engagée dans la coquille qui est parfaitement débarrassée ensuite en la rinçant. Lorsque la coquille a été nettoyée avec soin, pour la mise en collection, si elle est un peu terne, M. Le Hon lui restitue toute sa beauté et son éclat naturels en l'enduisant d'une mince couche de mucus non souillé pris sur un animal vivant, et qui remplace avantageusement le vernis. k LXXXII SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE conservé et fixé dans la coquille à laquelle il appartient, au moyen d'un peu de gomme épaisse. Quelques espèces de Mela- niidae qui ont des opercules formés d'une façon particulière, devront recevoir les mêmes soins. On laisse sécher les plus grandes espèces de Spharmin., leurs valves étant fermées par un fil, après avoir enlevé préalablement les parties molles. Les plus petites bivalves peuvent fort bien sécher si on les étend sur du papier dans une place un peu froide avec un cou- rant d'air vif, il n'y en aura que quelques-uns qui s'entre- bâilleront. Si on les expose au soleil elles sont sujettes à s'ouvrir. Le petites coquilles telles que les Amnicola^ BytJdnella, Val- xata, etc., peuvent être séchées rapidement au soleil après avoir été dans l'alcool pendant 24 heures. Le même procédé peut être appliqué à quelques coquilles terrestres, telles que les plus petites Selix, Pupa, Vertigo, Carych'mm^ etc. Si on manie les Vitrina avec soin, on peut enlever leurs parties molles après ébullition ou après avoir été dans l'alcool pendant 24 heures ; bien nettoyées et rincées ces coquilles sont extrê- mement belles, mais si on les sèche, comme on le voit trop souvent, elles ne sont pas très-attrayantes dans une collection de spécimens bien choisis. Pour les Succinea il suffira de les bouillir ou de les laisser dans l'alcool pendant 24 heures avant d'enlever l'animal. Il y a quelques mollusques à coquille mince et transpa- rente qui, lorsqu'on les prépare pour le cabinet en laissant simplement sécher les parties molles, ne peuvent jamais avoir l'éclat que l'on remarque dans un spécimen nettoyé avec soin. Lorsqu'on met de pareils spécimens côte à côte avec un autre qui a été bien préparé , ils paraissent si inférieurs dans leur apparence que le collecteur ne se contentera plus désormais de ces échantillons nettoyés avec aussi peu de soins, une fois qu'il aura eu l'occasion de les comparer. La Physa hyimonim est une espèce à laquelle ces remarques BULLKTIN DES SEANCES - ANNÉE 1869. LXXXlll peuvent s'appliquer; c'est cependant une espèce difficile à net- toyer d'une manière parfaite à cause de la persistance avec laquelle des parties de l'animal adhèrent aux derniers tours de spire du sommet; mais au moyen d'un expédient adroit cette difficulté peut être vaincue. Après que les coquilles auront été bouillies pendant quelques instants, prenez chaque spécimen isolément, et tenez le sommet pendant quelques secondes contre la flamme d'une lampe ou d'une bougie, bientôt il se for- mera une petite quantité de vapeur avec une légère explosion qui détachera parfaitement les parties restantes; un jet d'eau lancé par la petite seringue enlèvera alors l'animal et rincera en même temps la coquille. On peut garder la Physa hypnornm dans l'alcool pendant plusieurs mois jusqu'à ce qu'une décom- position partielle se manifeste ; alors un jet d'eau lancé avec force par la petite seringue expulsera sur le champ et entière- ment toutes les parties molles. Ce même mode de traitement peut aussi s'appliquer à d'autres espèces; cependant les coquilles qui restent trop longtemps dans l'alcool sont sujettes à se ternir. On peut enlever l'enimal de la Lymnœa gracilis avec la plus grande facilité et certi- tude soit après l'ébullition soit après avoir été traitée à l'alcool. Les Ancylv.s sont très-aisément préparés après avoir été dans l'alcool. En général on trouvera que pour la plupart des spéci- mens traités à l'alcool, l'animal aura été détaché après quel- ques jours. Les Unio (moules d'eau douce) exigent qu'on les ouvre au couteau pour découper les muscles, après quoi les parties molles doivent être soigneusement enlevées de manière à ne pas laisser de traces qui feraient tache dans la coquille. Il y a un moyen plus aisé et plus expéditif, c'est de les bouillir; les attaches musculaires sont alors détruites et les parties molles tombent d'elles-mêmes. Lorsque l'animal aura été enlevé on doit rincer les coquilles avec soin jusqu'à ce qu'elles soient bien propres, puis maintenir les valves fermées et les liant LXXXIV SOCIÉTÉ MALÂCOLOGÏQUE DE BELGIQUE avant que les ligaments de la charnière ne se desséchent, mais en prenant bien soin de conserver intactes toutes les parties de la coquille et de ne pas oublier même la frange de l'ëpi- derme. Les spécimens dont on aura enlevé l'animal au moyen d'un couteau, ont généralement plus d'éclat que ceux qui ont été bouillis ou qui ont eu leurs parties molles macérées ou séchées simplement. On trouve quelquefois des espèces rares cVUnio dans les endroits ou le Rat musqué [Mus ziheticus) a accumulé des coquilles. C'est quelquefois une tâche ardue pour le collecteur de préparer convenablement les coquilles qu'il a seulement rencontrées dans ces circonstances. Il trouvera souvent qu'a- près avoir lavé avec soin ces spécimens, ils conserveront une apparence terne crayeuse qui ne présente pas les vrais carac- tères de l'espèce. On peut restituer notablement son éclat à la coquille en la plongeant pendant quelques secondes dans un bain d'acide muriatique ou nitrique dilué, puis en la rinçant à l'eau claire et en l'essuyant jusqu'à ce qu'elle soit sèche. Depuis que les naturalistes en sont venus au point de ne plus estimer une collection qu'en raison de la perfection des spécimens qui la composent, les habitudes auxquelles des col- lecteurs avaient coutume de se livrer pour essayer de rendre leurs spécimens plus beaux, ont à peu près été abandonnées par eux. On ne considère plus comme une nécessité d'enlever l'épiderme des coquilles afin de mettre au jour des beautés cachées, excepté peut-être pour les échantillons que l'on des- tine à une simple collection de curiosités. Même le ternis qu'autrefois on appliquait si généreusement sur les coquilles pour leur donner un éclat factice, n'est plus en usage parmi ceux qui ont pour but les progrès de la science. Cependant il y a des circonstances dans lesquelles un spécimen quelque peu défectueux peut recouvrer une partie de son apparence nattt- relle^ même lorsqu'il paraît de peu de valeur. Après avoir net- BULLETIN DES SÉANCES -- ANNEE 1869. LXXXV toyé soigneusement la coquille avec une brosse, on en mouille toute la surface avec une faible solution de gomme arabique en essuyant le surplus ; lorsque la gomme est séchée elle prend la place des tissus albuminoïdes qui avaient été enlevés de la sur- face de la coquille, en lui restituant d'une façon notable son apparence naturelle (i). Les jeunes collecteurs sont souvent ennuyés, après avoir pris beaucoup de peines pour préparer de beaux spécimens di'Âno- donta et à^Unio à coquilles fines, de trouver que ces spécimens se fendillent lorsqu'ils sont secs et tombent même quelquefois en pièces. On peut éviter ce désagrément en plongeant les spéci- mens, aussitôt qu'ils sont nettoyés, dans une solution de cJtlorure de calcwAii; c'est un sel hygrométrique qui retient toujours assez d'humidité pour rester en solution dans les conditions ordinaires atmosphériques et de température. On peut préparer ce sel en neutralisant l'acide hydrochlorique (ou muriatique) avec de la chaux. Je ne recommande pas l'usage des Ternis, des Jmiles, de la glycérine, etc., sur les coquilles. Une très-faible solution de gomme arabique a ce grand avantage que, si l'on y trouve quel- qu'objection, on peut immédiatement l'enlever en lavant le spécimen sans inconvénients, même pour ceux de la nature la plus fragile. D'après le caractère général des remarques qui précèdent sur la manière de collecter, on comprendra facile- ment que les s'péciraens parfaits sont par dessus tout les plus désirables. Ordinairement on ne peut les obtenir tels que si on les capture vivants. Lorsqu'une espèce est abondante et que le col- lecteur a ramassé une série nombreuse de spécimens, il pourra (i) Je crois que l'on pourrait employer préférablement le moyen préconisé par M. Le Hon et que j'ai indiqué plus haut (page LXXXI) : enduire la coquille d'une mince couche de mucus pris sur un animal vivant. J'ai vu les échantillons de la collection de notre collègue, préparés de cette façon et qui ne laissent rien à désirer sous le rap- port de la beauté et de l'éclat. LXXXVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE alors choisir ceux qui présentent le mieux les caractères de l'espèce. Il est peut-être d'une bonne politique de reporter les jeunes et ceux qui n'ont pas encore atteint tout leur dévelop- pement à la station où ils ont été pris ; en agissant ainsi, l'espèce peut continuer à se propager avec une légère diminution seu- lement dans le nombre. Je recommande instamment au collecteur de saisir chaque fois l'occasion de s'emparer d'une espèce quelqu'abondante ou peu désirable qu'elle puisse paraître dans le moment. On a remarqué que beaucoup de mollusques apparaissent en grande abondance pendant une courte période puis dispa- raissent pendant plusieurs années de suite. Quelquefois des influences artificielles détruisent une localité qui produisait en grand nombre quelques bonnes espèces. L'érection d'un mou- lin ou de quelqu'établissement chimique sur une rivière, détruit complètement beaucoup d'espèces de mollusques qu'elle eut con- tinué, autrement, à produire. Les tanneries, les cendreries, les scieries, les teintureries, en somme tous les établissements manufacturiers sur les rivières, sont toujours désastreux pour les mollusques et les autres formes animales qui les habitent. Incidentellement, l'attention du collecteur de coquilles sera forcément attirée sur beaucoup d'autres formes animales pen- dant qu'il recherchera les mollusques. Rarement celles-ci seront assez insignifiantes pour qu'il ne les remarque pas en passant. Pendant qu'on recherche les coquilles terrestres, il se pré- sente souvent des occasions de s'emparer de spécimens d'es- pèces précieuses d'insectes, de crustacés et de vers, particu- lièrement d'espèces rares et curieuses de coléoptères et de centipèdes que leurs habitudes forcent à rechercher les abris et les retraites des grandes limaces. On trouve les chrysalides de beaucoup d'espèces de lépidoptères dans de semblables situations, et on peut les recueillir et les conserver pour se procurer de cette façon des exemplaires de l'insecte parfait en meilleur état et plus frais que ceux qu'on pourrait obtenir en BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1869. LXXXVII chassant les insectes eux-mêmes. Plusieurs espèces de sala- mandres, ou lézards, comme on les appelle souvent à défaut d'un nom plus convenable, peuvent également être trouvées, sous le tronc d'un arbre abattu dans les endroits humides où les limaces cherchent un abri. En recherchant les coquilles fluviatiles, on trouvera souvent, en capturant les mollusques, des espèces de poissons de petite taille qui conviennent très-bien pour des aquariums. Les eaux stagnantes sont riches en espèces diverses d'insectes dont quelques-unes sont remarquablement intéressantes soit par leurs formes étranges soit par leurs mœurs curieuses. C'est dans de telles situations qu'on trouvera plusieurs espèces de Dytiscus et des genres voisins, aussi bien à l'état de larve qu'à l'état par- fait; quelques-unes de ces espèces sont très-grandes, d'autres au contraire très petites. Ce sont les eaux stagnantes aussi qui produisent diverses autres espèces d'insectes, qui comprennent aussi bien ceux qui nagent et qui patinent sur la surface de l'eau que ceux qui s'avancent comme un petit bateau en ramant dans l'eau. On trouve aussi dans des stations semblables un petit groupe de Crustacés eià^Annélides. Tous sont des objets d'un rare inté- rêt, non pas tant seulement à cause de la singularité de leurs formes, que par leurs habitudes étonnantes qui font voir com- bien ils sont bien adaptés au milieu dans lequel on les trouve. Les eaux stagnantes offrent aussi un monde aux investiga- tions du microscopiste. Une petite touâe de cette végétation verte visqueuse que l'on trouve dans ces eaux, adhérant aux branches, aux brindrilles, et en général à la surface de tout objet couvert par l'eau, est remplie de vie, et dans quelques-unes de ses manifestations les plus singulières et les plus étonnantes ; quelques-unes de ces formes sont animales, les autres végétales. Un étang d'eau stagnante est aussi la résidence d'hiver de nombreuses espèces de grenouilles et d'autres Batraciens dont nous écoutons les chansons pendant les soirées pluvieuses du LXXXVIII SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE premier printemps. Là viennent aussi , pour y déposer leurs œufs, les rôdeurs des champs et des forets qui apparaissent d'abord à la vie sous la forme de têtards, pour devenir en dernier lieu des crapauds et des grenouilles. Le triton ou lézard d'eau, petite salamandre brune mar- quée de tâches curieuses, est aussi trouvé dans les eaux sta- o-nantes ; et les étangs sur les bords des grands marécages sont les demeures de nombreuses espèces de tortues. Les larves des moustiques, dont notre paj'S possède une si grande variété d'espèces, sont très abondantes dans les eaux stagnantes ; elles apparaissent bientôt dans chaque petite tiaque d'eau qui a été exposée pendant quelques jours à l'influence de la chaleur du soleil. Dans les rivières oii l'eau est plus pure, la vie des insectes n'est pas aussi apparente, mais là nous avons la curieuse écre- visse (VÂstacus Burtoni des vieux auteurs) qui imite en minia- ture la forme de son cousin marin, le homard. Là aussi abondent les larves d'espèces variées de Libellules qui y paraissent plus nombreuses que dans les eaux stagnantes qui sont pourtant si peuplées ; là encore se rencontrent les larves des mouches à îo\iTVQdMiii{Phryganes) qui, pour leur protection, se construisent des petits tubes composés de fragments de bois, de paille, etc. réunis par la sécrétion soyeuse de l'insecte dans ce premier état. Dans les rivières et les lacs, on trouvera sur les tiges des plantes aquatiques, sous la surface de l'eau, les nymphes nom- breuses d'un beau coléo'^iève {Donac la). L'insecte parfait, lors- qu'il voltige et se chauffe au soleil sur la végétation aquatique, brille avec des teintes bronzées et d'acier bruni. La vie abonde partout autour de nous. L'objet de ce petit tra- vail a été d'appeler l'attention sur quelques formes qui n'ex- citent pas tous les jours notre attention familière. C'est un sujet plein d'intérêt auquel les esprits les plus élevés ont accordé toute leur attention et qui cependant demeure encore, comme au commencement, plein de vérités cachées. Il est, comme toutes BULLETIN DES SÉANCES - ANN^ÉE 1869. LXXXIX les œuvres de la nature, un champ de recherches d'une variété infinie, inépuisable. — Note. — Comme annexe à la traduction qui précède, je crois utile et intéressant de faire connaître ici la composition d'une liqueur conservatrice que l'un de nos collègues, M. Vanden Broek, emploie pour conserver en collection certains mollusques nus tels que les Arion^ Limax etc. Cette liqueur a le grand avan- tage, outre l'économie, de conserver parfaitement l'animal au point de vue anatomique, tout en lui conservant admirable- ment sa forme et ses couleurs (i). Elle peut également servir pour les mollusques marins. M. Vanden Broek après une expé- rience de près de deux ans, en a constaté les bons effets et nous l'a recommandée. En voici la composition : Sel de Bayonne 100 grammes. Alun ammoniacal 50 » Eau filtrée 1150 n Mélanger bien et filtrer, puis ajouter 10 centigrammes d'iodure de potassium et 5 centigrammes de bichlorure de mercure que l'on a fait dissoudre préalablement dans 50 grammes d'eau filtrée (2). Il est important de ne pas mettre l'animal directement dans la liqueur ; il faut le noyer d'abord dans l'eau pure. Pour cela on le plonge dans un tube de verre allongé, entièrement rempli d'eau et couché horizontalement. Après 25 à 30 heures environ pour les grandes espèces, 15 à 20 heures pour les petites, ou peut le retirer, le nettoyer avec un linge doux et le placer dans (1) Toutefois, parmi nos espèces belges, l'Ariou rufus fait excep- tion quant à la couleur qui ne se conserve pas bien. (2) Voir l'article intitulé : Sur iin liquide conservateur pour les mol- lusques, par Ch. Ozenue, dans VAtni des sciences^ 1857, page 792. l XC SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE la liqueur. Au bout d'une dizaine de jours on rejette le liquide que l'on remplace par une nouvelle quantité et l'on bouche bien hermétiquement. Pour l'arrangement en collection , on pose le tube à plat sur le fond du tiroir ou de la boite et on le fixe au moyen d'une bande de papier collée, ou bien à l'aide de grosses épingles entomologiques qui servent à le maintenir solidement. M. Ralph Tate (i) indique également un moyen pour conser- ver les Zm^iZ^, Arion^ etc., qui, selon lui, donne d'excellents résultats. En voici la traduction : n Faites une bonne solution de sublimé corrosif; mettez-la « dans une bouteille profonde mais à large goulot, puis prenez )5 le limaçon que vous voulez conserver et laissez-le ramper sur n une longue bande de carton léger. Lorsque les tentacules j) seront tout à fait développés, plongez-le soudainement dans 55 la solution ; en quelques minutes il sera mort avec les tenta- » cules pleinement développés, absolument comme s'il était j) en marche à tel point que, si on le retire alors de la solu- 55 tion, il serait difficile de dire s'il est mort ou vivant. Les 5) limaçons préparés de cette manière ne doivent pas être con- 55 serves dans l'alcool, car dans cette substance ils se contractent n et se décolorent. Je trouve qu'un mélange de 1 1/2 parties 55 d'eau et une partie de glycérine est le meilleur liquide con- 55 servateur. Il conserve les couleurs d'une manière admirable 55 et ses qualités antiseptiques sont exceptionnelles. Un tube 55 d'une capacité convenable vaut mieux qu'une bouteille ou un 55 flacon pour les conserver en collection, car il permet de mieux 55 examiner l'animal. (1) Ralph Tate. A plain and easy accomit ofthe land and freshwater moUushs of Great-Biitain (pages 90-91). Loiidon. Robert Hardwicke. 1866. Piccadilly, 192. BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1869. XCI )5 Le seul inconvénient que présente ce procédé, c'est qu'il échoue généralement, mais cependant pas dans tous les cas, lorsque la solution n'est pas d'une force suffisante et lorsque l'animal n'a pas les tentacules développés au moment de l'immersion. » Certains limaçons paraissent être plus sensibles que d'autres à l'action de la solution ; et le procédé réussit mieux généralement avec les spécimens qui ont atteint toute leur croissance qu'avec ceux qui sont jeunes. Mais lorsqu'il réussit, les spécimens sont aussi satisfaisants qu'on peut le désirer; quand bien même il ne réussit pas, les échantillons ont une bien meilleure apparence que ceux qu'on conserve dans l'alcool; car, quoique les tentacules ne soient pas com- plètement développés, ils le sont plus ou moins. « Communications diverses des membres. M. Craven montre un Hélix vivant et en marche (Hel. ligu- lata F.) qu'il a rapporté de Madras en février dernier. Il en dessinera l'animal et remettra cette figure à la Société en même temps que quelques mots sur l'espèce. La séance est levée à 4 heures. Séauce du 3 décembre 1S09. Présidence de M. Colbeau. La séance est ouverte 21/2 heures. Sont présents : MM. Colbeau, président ; Funck, membre honoraire ; Rosart ; Weyers ; Roffiaen ; Miller ; Van Volxem ; De Malzine; Hallez; Craven. XCII SOCIÉTÉ MALÂCOLOGIQUE DE BELGIQUE MM. Staes ; Vanden Broeck ; Lecomte, empêchés d'assister à la séance, font excuser leur absence. M. Weyers remplit les fonctions de secrétaire. Le procès-verbal de la séance du 4 novembre 1869 est lu et adopté. Corres'pondmice . 11 est donné lecture des lettres parvenues à la Société depuis sa dernière réunion, savoir: 1° De M. Erjavec remerciant pour sa nomination démembre correspondant et annonçant l'envoi d'une collection de coquilles de la Slavie méridionale. 2° De M. Gentiluomo s'oifrant à mettre la Société en relations avec des Sociétés étrangères. — Remerciements. 3'' De M. Dupont, Directeur du Musée royal d'Histoire natu- relle de Bruxelles, accompagnée d'une lettre de M. le général commandant la place d'Anvers, donnant à la Société l'autori- sation de recueillir les coquilles fossiles dans les nouveaux travaux des forts d'Anvers. — L'Assemblée charge le Conseil d'adresser en son nom à M. le Directeur du Musée une lettre de remerciements. 4p Des Sociétés linnéenne de Bordeaux , d'Histoire naturelle deKiel et d'Augsbourg, annonçant l'envoi de leurs publications. Dons et envois. — La Société a reçu : 1 . En don : De MM. Erjavec et Hallez , leurs portraits photogra- phiés. De M. Lecomte, trois brochures du donateur. De M. Gentiluomo , BuUettino malacologico italiano. De M. Lawley, collection d'environ 600 espèces de coquilles fossiles d'Italie avec catalogue manuscrit. De M. Walser, coquilles etc. de Bavière. De M. Staes, caisses pour collections. BULLETIN DES SRANCES — ANNÉE 1869. XCIII 2. En écliange de ses Annales, diverses publications des Sociétés : Muséum Francisco Carolinum de Linz; Jardin zoolo- gique de Francfort; Medico chirurgicale de Liège ; Académie royale de Belgique; Société d'Histoire naturelle de Kiel; Isis de Dresde ; Société d'Histoire naturelle d'Augsbourg ; Bulletin scientifique du Département du Nord. Des remerciements sont votés aux donateurs. Communications du Conseil. M. le Président annonce que le Conseil dans sa séanee de ce jour a reçu membre eifectif de la Société M. le vicomte Bau- douin de Jonghe, sous-lieutenant à l'École d'application à Bruxelles. M. le Président annonce ensuite que le Conseil a été saisi d'une demande verbale de M. le Directeur du Jardin zoologique tendant à obtenir l'autorisation de pouvoir disposer de la salle de nos séances pendant les mois de décembre et de janvier de cet hiver, les jours où il n'y a pas réunion de la Société. Le Conseil a décidé que cette question serait soumise à l'assemblée de ce jour. Après une discussion à laquelle prennent part la plupart des membres, cette autorisation est accordée à la condition que des mesures efficaces seront prises pour éviter toute espèce de dégâts et que ceux-ci seront, le cas échéant, supportés par le demandeur. Pendant le cours de la discussion, M. Funck, directeur du Jardin zoologique, donne des explications sur sa demande : il pense que le siège de la Société pourrait être transporté avec avantage pour elle et aussi pour la Société zoologique, à l'étage du bâtiment dont elle occupe aujourd'hui le bas. Cette opinion, paraissant partagée par la majorité des mem- bres présents, M. Funck saisira de cette question le Conseil d'administration de la Société zoologique lors de sa prochaine réunion et il compte nous donner une réponse avant notre pre- mière assemblée. XCIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Rapports. — Il est donné lecture des rapports de MM. Craven et De Malzine sur le travail de M. Vanden Broeck. En suite de ces rapports, les Obserrations malacolog i.ques de M. Vanden Broeck seront publiées dans les mémoires de la Société après examen de la partie anatomique par une commis- sion spéciale composée de MM. Van Volxem et Lambotte. Présentation de travaux. — M. Craven dépose un travail intitulé : Olservations sur V Hélix ligulata Fér. avec planche. — Sont nommés commissaires : MM. Colbeau et De Malzine. Il est donné lecture des notices suivantes : MOLLUSQUES DÉCOUVERTS EN QUELQUES LOCALITÉS DE LA BELGIQUE PENDANT l'année 1869, PAR Ernest Vanden Broeck. Nous présentons simplement ici les résultats de nos excursions malacologiques de 1869, c'est-à-dire les listes des seules espèces non encore citées pour les localités que nous avons explorées et où nous les avons recueillies. Ces listes pourront offrir quel- qu'intérêt en donnant des indications nouvelles sur les faunules de ces localités et en contribuant ainsi à enrichir la faune générale de notre pays. I. Province d'Anvers. Anvers. — Limnaea auricularia L. albinos. Lierre. — Limax agrestis L. ; Succinea putris L,, S. ele- gans Riss.; Zonites nitidus MùlL, Z. crystallinus MùlL; Hélix hispida L.; Planorbis nitidus MùlL, P. complanatus L., P. carinatus MùlL, P. vortex L., P. albus MùlL, P. contortus L., P. corneus L.; Physa fontinalis L.; Limnœa liraosa L. et albinos, L. stagnalis L., L. truncatula Mùll.,L. palustris MùlL, BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1809. XGV L.glabraMiill.; Bythinia vitreaDrap. var. bulimoideaMich(i). B. Leachii Shepp., B. tentaculata L. ; Paludiiia contecta Millet et var. minor, P. vivipara L.; Valvata cristataMùll.; Pisidium amnicum MûlL, P. cazertanum Poli; Cyclas rivicola Leach, C. cornea L. Nous avons remarqué une particularité commune à presque toutes les espèces fluviatiles recueillies à Lierre; c'est que les coquilles sont fortement corrodées et rongées à tel point que le sommet a quelquefois entièrement disparu ; les Paludina con- tecta var. minor, dont le test est fort mince et presque corné, nous ont montré aux premiers tours des érosions atteignant parfois un millimètre de profondeur. Malines. — Bythinia abbreviata Micb., plusieurs individus dans le canal, sur des fourreaux de Friganes; Neritina fluvia- tilis L., nombreuses. IL Brabant. Bruxelles. — M. De Malzine a déjà signalé la Physa acuta Drap, pour notre faune , mais cette espèce n'a été citée que d'après quelques coquilles vides recueillies sur la plage de Blankenberghe. Nous avons eu la bonne fortune de trouver quatre exemplaires vivants de cette même espèce, trois à S'-Gilles dans un ruisseau, et le quatrième à Laeken dans le canal, ce dernier mesure n™"^5 de hauteur. Dans un fossé à S*-Gilles un magnifique exemplaire de Planorbis complanatus (i) Comme la Bythinia vitrea est nouvelle pour la faune belge, nous croyons utile d'indiquer exactement le lieu où nous avons recueilli nos exemplaires : c'est dans un des grands fossés de la prairie qui longe les boulevards de la ville, du côté de la station, au commencement et à gauche ; ils étaient attachés eu grand nombre àdes touffes d'Elodea canadensis en compagnie de la Valvata cristata. XGVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE L. scalaire et sénestre (1). Dans le canal de Charleroi : Valvata piscinalis Miill. var. depressa Moq. ; Neritina tiuviatilis L.; Anodonta complanata Zgi. var, elongata HolL; Unio pictorum L. var. curvirostris Moq. et var. flavescens Moq. A Forest: Hélix nemoralis L. var. minor Moq. ; Vertigo pusilla Miill. ; Physa fontinalis L. var. lepida Moq. et var. curta. A Bruxelles même Zonites cellarius Mûll. var. elevatus et Hélix plebeia Drap.?L'Helix plebeia estime des espèces douteuses, voisines de. l'Hélix hispidaL., que l'on ne peut reconnaître que très-diffici- lement par les caractères de la coquille ; mais, d'après Moquin, elle possède un caractère anatomique très- important qui la sépare parfaitement de l'Hélix hispida : c'est que le mol- lusque possède deux bourses à dard bilobées ce qui fait qu'il semble en avoir quatre, tandis que l'Hélix hispida n'en offre qu'une seule et qui est simple : or ces deux bourses étaient très-faciles à observer dans nos exemplaires. ViLLERS (abbaye de). — Arion rufus L., A. fuscus Miill.; Limax marginatus Mûll.,L. agrestisL., L. arborum Bouch.; Zonites crystallinus Miill. ; Hélix rotundata Mùll. var. alba Moq., H. lapicida L. var. minor Moq., H. costata Miill., H. pomatia L. var. albida Moq., H. hispida L ? var. albinos; Bulimus obscurus Mûll. ; Clausilia laminata Turt., C. nigri- rans Jeff., C. Rolphii Gray ; Vertigo pygmsea Drap. ; Carychium minimum Miill. ; Limnœa limosa L. ; Bythinia tentaculata L. ViLvoRDE. — Arion rufus L, ; Limax agrestis L. ; Succinea putrisL., S. oblonga Drap.; Zonites cellarius Mull., Z. nitidu- lus Drap. ; Hélix rotundata MùlL, H. nemoralis L., H. pomatia L., H. hispidaL., H. fasciolata Poir. ; Bulimus obscurus Miill.; Planorbis complanatus L., P. carinatus Mùll., P. vortex L., P. albas Miill., P. corneus L. ; Physa fontinalis L. et var. aplexoides Colb. ; Limnœa limosa L., L. stagnalis L. avec ses var. producta Colb. et turgida Moq. , L. palustris Miill. et var. (1) Voir Mémoires, page 82. BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1869. XCVII corvus Gmel. ; Ancylus fluvialilis MûlL, attachés en gTand nombre aux plantes d'un ruisseau rapide et d'une eau claire ; Bythinia Leacliii Shepp., B. tentaculata L.; Paludina contecta Millet; Valvata piscinalis Mùll. ; Pisidium cazertanum Poli; Cyclas cornea L. III. Flandre orientale. Gand. — Nous avons vu des Hélix lapicida L. trouvées à Gand dans des alluvions en compagnie de Bythinia tentaculata L. et de Neritina fluviatilis L. IV. Hainaut. Arbre, près de Charleroi. — Succinea oblongaDrap. ; Hélix nemoralis L., H. hispida L.; Planorbis complanatus L., P. carinatus Miill., P. vortex L. ; Limna^a auricularia L., L. limosa L. d'une dizaine de formes différentes, L. stagnalis L. et ses variétés major Moq., producta Colb., turgida Moq., et roseolabiata Moq. ; Ancylus lacustris L. Bel-Œil. — Arion rufusL. etvar. fasciatus. DouR. — Hélix ericetorum Mùll. var. alba Charp. Quiévrain. — Physa fontinalis L. var. inHata Moq. Nous avons reçu cette variété, ainsi que la précédente de M. Ph. Vander Maelen. V. Province de Namur. Dînant. — Une Hélix hortensis MûlL, à spire planorbique; ClausiliabiplicataLeach, C. Rolphii Gray. Sur un rocher vertical à peine humide nous avons recueilli des Limnœa truncatula Miill. en compagnie de Succinea oblonga Drap. m XCVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Résultats d'une excursion faite a Ostende les 6 et 7 novembre i 869 par MM. Alfred Craven et F. De Malzine. Partis de Bruxelles le 6 novembre à 6 h. du matin par un temps détestable, nous sommes arrivés à 9 heures à Ostende par un temps relativement meilleur. Nous nous sommes rendus à la plage vers 10 heures, mais malheureusement la marée était déjà à moitié de son plein, le vent soufflait du Nord-ouest avec violence, les vagues étaient très-grosses, ce qui nous obligea à abandonner la plage vers midi, non sans avoir été plus d'une fois mouillés jusqu'à mi-jambes. Le 7, nous nous rendîmes de nouveau à la plage à 7 heures du matin, la marée baissant le vent toujours au nord-ouest et la mer très-grosse, mais nous pûmes suivre le retrait de la marée jusque vers midi où nous fûmes obligés de quitter de nouveau la plage par suite du flux qui nous chassa. Nous revînmes à Bruxelles assez contents de nos recherches pour le temps très-court que nous avions pu y consacrer ; en voici les résultats : Mollusques acéphales. Pholas candidus, Lin. (Barnea candida, Leach), une ving- taine d'exemplaires vivants. « dactylus. Lin. (Dactylina dactylus, G-ray), quelques valves dépareillées. n crispata, Lin. (Zyrphsea crispata, Leach), quelques valves dépareillées. Solen vagina, Lin., deux ou trois exemplaires.' « ensis,Lin. (Ehsis ensis, Schumaker), plusieurs exem- plaires. « ensis, major. Lin. (Ensis, Schum.), plusieurs exem- plaires. n siliqua, Lin. (Ensis Schum.), plusieurs exemplaires. BULLETIN DES SËANCES - ANNÉE 1869. XCIX Myatmncata, Lin., un exemplaire vivant. Tellina fabula, Donovan, plusieurs exemplaires. » solidula, Pultenoy, commun. w depressa, Gmelin, assez commun. Scrobicularia piperata, Lam., commun dans le port. Donax anatinum, Lam., très-commun sur la plage. Mactra solida. Lin., un exemplaire. » truncata, Montagu, assez commun. » subtruncata, Dacosta, assez commun. 5j stultorum, Lin. , une immense quantité. » castanea, Lam., un exemplaire. Tapes pulastra, Wood, trois exemplaires. Cardium edule. Lin., très-commun. w rusticum. Lin., plusieurs exemplaires dans le port et sur la plage. » Belgicum, De Malzine, deux ou trois exemplaires dans le port et sur la plage. Molhhsques céiÂalés. Patella vulgata, Lin., un exemplaire. Hydrobia ulvse, Bell, assez commun. 5) vitrea, Drap= peut-être l'Hydrobia ulva3, var. Barlei, Jeffreys, dix exemplaires. Valvata piscinalis, Mùller, quelques exemplaires dans le port. Littorina littorea, Lin., conâmun sur les estacades. V rudis, Donov., commun id. Scalaria communis, Lam., plusieurs exemplaires. Natica monilifera, Lam., vingt exemplaires avec les ani- maux, Velutina lœvigata. Lin., un exemplaire. Purpura lapillus. Lin., plusieurs exemplaires. Nassa reticulata. Lin., assez commun sur la plage. SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Bucciiium iindatum, Lin., plusieurs exemplaires avec les mollusques dedans; intéressant pour la distinction des sexes. Trivia europea, Brown, deux ou trois exemplaires. Bullaea aperta, Lam., deux exemplaires. Zonites cellarius, Millier, plusieurs exemplaires rejetés par les flots. Zonites nitidus, Millier, plusieurs exemplaires apportés par les flots. Hélix nemoralis, Lin., commun sur les dunes. V aspersa. Millier, plusieurs exempL morts près du port. r carthusiana, Millier, trois exemplaires sur la plage. >; pulcliella, Millier, plusieurs exemplaires près du port. » hispida. Lin., commun sur les remparts. » caperata, Montagu, très-commun sur les remparts. » ericetorum, Millier, plusieurs exempl. sur la plage. Zua lubrica, Leach, plusieurs exemplaires près du port. Cœcilianella acicula, Lam., plusieurs exemplaires près du port. Pupa muscorum. Lin., assez commun près du port. Planorbis complanatus, Drap., plusieurs exemplaires près du port. n vortex, Lin., rejeté par les vagues. » spirorbis. Millier, id. Limnœa stagnalis, Lin., dans une mare derrière'les dunes. ?5 ovata, Beck, id. Tralia myosotis. Drap., assez commun près du port. Sepia officinalis, Lin., plusieurs osselets sur la plage. Echimàermes et radiaires. Spatangus purpureus, Millier, sur la plage rejeté par les flots. Echinus esculentus. Lin., id. - id. Psammochinus miliaris, Lesk., cinq exempl. id. BULLETIN DES SËANCES — ANNÉE 1869. CI Ophiodesma longicauda, Millier, plusieurs exemplaires sur la plage. Atropecteii cornicula, Lam., un exemplaire sur la plage. Cribella seposita, Gmelin, plusieurs exemplaires. Solaster papposus, Forbes, un exemplaire. Asteracanthion rubens. Lam., commun. Donc, le résultat de notre excursion est de 38 genres et de 64 espèces, plus un Cardium nouveau dont je n'ai pu décou- vrir aucune figure et que j'ai dédié à mon bon compagnon, M. Craven et auquel j'impose le nom de Cardium Craveni, De Malzine, et que je figurerai. Nous avons aussi trouvé une valve du Lutraria elliptica Lam. que je n'avais jamais vu sur la côte. Communicatmis et p'O'positions diverses des membres. — M. Craven annonce qu'il va prochainement se rendre en Angle- terre et qu'il sera heureux de pouvoir rendre quelques services à la Société. — Il est décidé qu'une délégation sera donnée à M. Craven, au nom de la Société, à l'effet de chercher à nouer des relations avec les Sociétés scientifiques de ce pays. La séance est levée à 4 heures. II BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE LISTE DES OUVRAGES LÉPOSÉS A LA BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ PENDANT l'année 1869. Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. — Annuaire, 35"^ année 1869 In-12. -— Bulletin, S?-"" année, 2"" série, tome 26, n« 12, 1868. — 38°"= année, 2'"" série, tome 27, n" 1-6, 1869. — 38"°' année, 2°'^ série, tome 28, n°^7-ll, 1869. Aargauische naturforschende gesellschaft. — Festschrift zur Feierihrer fiinfhundertsten Sitzung am 13 juni 1869. — Aargau, 1869. 8«. Carte. Bellynck, A. — La botanique moderne. Conférence sur la botanique géné- rale. Paris et Bruxelles, 1869. (Extiait des Études religieuses, historiqvies et littéraires.) BinneYjW. g. et Bland, T. — Land and Freshwater shells of north ame- rica. Pars. 1. Pulmonata Geophila. "Washington, 1869. In-8°, figures dans le texte. (Publication de la Smithsonian Institution : Miscellaneous collections, n» 194.) Bland, T. — {Vide Binney). CVI SOCIÉTÉ MALACOLUGIQIIE DE BELGIQUE Boston society of natural history. — Annual, 1868-1869. Boston, 1868. In-S». — Memoirs, vol. I, pars. IV. Boston, 1869. In-4''. Planches. — Occasional papers I. Entomological correspondence of T. W. Harris. Boston, 1869. In-8o. Portrait. — Proceedings, vol XII, pages 1 à 272. Briart, a. et Cornet, F. L. — Description minéralogique, géologique et paléontologique de la Meule de Bracquegnies. Bruxelles, 1868. In-é"^. Planches. (Extrait des mémoires de l'Académie de Belgique, tome XXXIV. 1868.) Brûgger, Chr. Gr. — ( Vide Meyer-Ahrens). Brusina, s. — Gastéropodes nouveaux de l'Adriatique. (Extrait du Journal de Conchyliologie. Juillet 1869.) COLBEAU, Jules. — Liste générale des Mollusques vivants de la Belgique dressée d'après les documents publiés par les auteurs. 3 pi. (Extrait des Annales de la Société malacologique de Belgique, tome III. 1868.) Cornet, F. L. — {Vide Briart). CusTER, D"" H. — Die Gewichte, Gehalte und Werthe der AUen schwei- zerischen Miinzen. Bern, 1854. De Borre, Alfr. Preudhomme. — Description d'une nouvelle espèce amé- ricaine du genre Caïman (Alligator). Planche. (Extraitdu Bulletin de l'Académie royale des sciences de Belgique. 1869.) — Description d'un jeune individu de la Dermatemys Ma'wii, espèce américaine de la famille des Elodites. (Idem.) — Notice sur des débris de Chéloniens provenant des terrains tertiaires des environs de Bruxelles. Planche. (Idem.) — Notice sur les femelles à élytres lisses du Dytiscus marginalis Linné. (Extrait des Annales de la Société entomologique de Belgique, tome XII, 1868.) — (Fi(^e Hemsley). Deutsche malakozoologische gesellschaft. — Nachrichtsbiatt. Erster Jahrgang 1869, n<" 1-10 et 14. Francfurt-.a-M., 1869. PI. Dezman, Ivan. — Recnik lecnickoga nazivlja. 1868. (Publication de la Jugoslavensko Akademije, d'Agram). BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CVII DuBRUEiL, E. — Catalogue des mollusques terrestres et fluviatiles de l'Hérault, 2'"' édition. Montpellier et Paris, 1869. D'UDEKEM, Jules. — Description des Infusoires delà Belgique. (Extrait des Mémoires de rAcadémie royale de Belgique, tome XXXIV.) — Développement du Lombric terrestre, (Idem, tome XXYII.) — Discours prononcé par M. J. d'Udekem, président de la Société d'Entomologie de Bruxelles, le 28 septembre 1863. — Mémoires sur les Lorabricins. 1'^'' partie. (Idem, tome XXXV.) — Métamorphoses des Vorticelliens. (Extrait du Journal de la Société des sciences médicales et naturelles de Bruxelles.) — Note sur le s)'stème circulatoire de la Lacinulaire sociale. (Extrait du Bulletin de l'Académie de Belgique, tome XVllI.) — Notice sur deux nouvelles espèces de Scolex. (Idem, tome XXII.) — Nouvelle classification des Annélides sétigères abranches. (Extrait des Mémoires de l'Académie de Belgique, tome XXXI.) — Recherches sur le développement des Infusoires. (Idem, tome XXX.) — {Vide Gluge.) — {Vide Gluge.) Erlich, Carl, — Geognostiche Wanderungen im Gebiete der Nordostli- chen Alpen 1854. Linz, 1854. In-B". Planches. Farkas Vukotinovic, LUDOVIC. NOB. DE — {Fide Schlosser). Fédération des Sociétés d horticulture de Belgique. — Bulletin, 1868. Gand, 1869. Frauenfeld, ritter Georg Von. — Beitrage zur Fauna der Nicobaren II. (2 exemplaires). (Extrait des Verbandlungen de la Société zoologique-botanique de Vienne.) — Ueber den von Herrn Schirl erfundenen Smetterlings- Selbstfânger. (2 exemplaires). (Idem.) — Ueber Drehkrankheit bei Gerasen. (2 exemplaires). (Idem.) CVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DÉ BELGIQUE. — Weitere Mitt'ieilungen ùber den BaumwoUschiidling Egygtus. (2 exemplaires). (Idem.) — Zoolugische Miscellen XIV, XV. (2 exemplaires). (Idem.) — traduit par Lecomte, Théoph. — Une hirudo nouvelle. (2 exemplaires). (Extrait des Bulletins de la Société malacologique de Belgique, tome III. 1868.) Gentiluomo, D'' Cammillo. — Bullettino malacologico italiano, anno I, 1868, n°' 5 6, et anno II, 1869, n°4-5. Planches. Pisa 1868 et 1869. Gluge, t. et d'Udekem, J. — De quelques parasites végétaux développés sur des animaux vivants. (Extrait du Bulletin de l'Académie royale des sciences de Belgique, '2™» série, tome 111.) — Description d'une monstruosité humaine amorphe. (Idem, S"» série, tome VI.) GossELET et Desplanque. — Bulletin scientifique, historique et littéraire du département du Nord et des pays voisins. 1''" année 1869. (N» 12 en double). Lille, 1869. Heller, Cam. — Die Zoophyten und Echinodermen des Adriatischen Meeres. Vienne, 1868. Planches. (Publication de la Société zoologique-botanique de Vienne.) Hemsley, m. W. B., traduit par De Borre, Alfr, — Notice sur les produits végétaux de TAbyssinie. (Extrait de la Belgique horticole, 1869.) Jagic, V. — Historija knjizevnosti naroda hrvatskoga i srbskoga. Zagrebu, 1867. (Publication da la Jugoslavenske Akademije, d'Agram.) — Prilozi K. historiji knjizevnosti naroda hrvatskoga i srbskoga. Zagrebu, 1868. (Idem.) Journaux contenant divers articles concernant la Malacologie, Jugoslavenske Akademije znanosti i umjetnosti. — Rad. Knjiga I-VII. Zagrebu, 1867-1869. Planches. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CIX Kaizerlich-KÔnigliche geologische Reichsanstalt. — Jahrbuch. Jahr- gang, 1868. XVIII Band, n«^ 3.4. Jahrgang, 1869. XIX BancI, n"^ 1-2-3. Planches. — Verhandlungen. 1868, n"^ 11-18. 1869, n"' 1-13. KaiZERLICH-KoNIGLICHE ZOOLOGISCH-BOTANISCHE GeSELLSCHAFT IN WlEN. — Yerliaiidlungen. Jahrgang, 1868. XVIII Band. Vienne, 1868. Planches. Lallemant, Charles. — Malacologie des environs d'Alger. (Extrait des Annales de la Soc. malac. de Belgique, tome III, 1868.) — et Seryain, g. — Catalogue des mollusques terrestres et fluviatiles observés aux environs de Jaulgonne. (Aisne). Paris, 1869. Lanszweert, Edouard. — Liste de zoophytes et de mollusques inférieurs (Tuniciers et Bryozoaires) du littoral belge. (Extrait des Annales de la Soc. malac. de Belg., tome III. 1868.) Lecomte, Théophile. — Mollusques terrestres et fluviatiles recueillis aux environs de Lessines. (2 exemplaires.) (Extrait des Bulletins de la Soc. malac. de Belg., tome 111. 1868.) — ( Vide Frauenfeld) . — {Vide Senoner). Lewis, James et Weyers, J. L. — Instructions pour recueillir et collec- tionner les mollusques terrestres et fluviatiles. Figures dans le texte. (Extrait des Bulletins de la Soc. malac. de Belg., tome 111. 1868.) Ligue de l'Enseignement. — Bulletins, tomes I, II, III. 1866. 1867. 1868. Tome IV, n" 1. — Congrès de l'Enseignement des arts du dessin. (Extrait des Bulletins de la Ligue de l'Enseignement, tome IV.) Meyer-Ahrens, D'". et Brùgger, Chr. Gr. — Die Thermen von Bormio. Zurich, 1869. MoRCH, 0. A. L. — Catalogue dos mollusques du Spitzberg recueillis par le D"" H. Kroyer pendant le voyage de la corvette La Recher- clie en juin 1838. (Extrait des Annales de la Soc. malac. de Belg., tome IV. 1869.) ex SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Muséum Francisco-Caholinum. — Bericht (siebenundzwanzigster) liber das Muséum Francisco-Carolinum. Linz, 1868, Planches. Naturforscijenue Gesellschaft Graudûndens. — Jahresbericht XI — XIV Jahrgang. Chur, 1866-1869. 4 vol. Planches. — Statuten. Chur, 1868. In-16'\ Naturforschende Gesellschaft in Bern. — Mittheilungen aus dem Jabre 1868. Bein, 1869. Planches. Naturforschende Gesellschaft in Basel. — Verhandlungen. Fûnfter Theil, erstes et zweiies Hel'te. Basel, 1868-1869. Planches. Naturhistorkscher Verein in Augsburg. — Bericht (zwanzigster), 1869. Planches. Naturhistorisches Landes Muséum von KàRNiHEN. — Jahrbuch, II, XV et XVI Jahrgang. 1853, 1866, 1867. Klagenfurt. Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis, m Dresden. — Sitzungs-Be- richte, 1868, n»^ 7-12, et 1869, n»' 4-9. Naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Chemnitz. — Bericht (Erster), 1859-1864, et(zweiter), 1864-1868, celui-ci en double. — Statuten. In-8°. Naturwissenschaftlicher Verein fUr Steiermark. — Mittheilungen, I Band, V Heft 1868 et II Band, I Heft 1869. Graz, 1869. Planches. Naturwissenschaftlicher Verein zu Brkmen. — Abhandlungen, I Band, 1-2-3 Heft, et II Band, 1 Heft. 1866-1869. Neilreich, D'' August. — Die Vegetationsverhâltnisse von Croatien. Vienne, 1868. (Publication de la Société Zoologique- Rotanique de Vienne.) NiNNi A. P. et Saccardo, P. A. — Commentario délia Fauna, Flora e Gea del Veneto e del Trentino. Anne I, appendice. Ve- nezia, 1869. Oberhessische Gesellschaft fur Natur-und Heilkunde. — Bericht (drei- zehnter). Giessen, 1868. Planches. Offenbacher Verein fur Naturkunde. — Bericht (neunter). Offenbach- am-Main, 1868. Planches. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CXI Paulucci, m. — Description d'un Murex fossile du terrain tertiaire suba- pennin de la vallée de l'Eisa, Toscane. 1866. Planche. (2 exemplaires). (Extrait du Journal de Conchyliologie, 1866.) Pecchioli, viTTORio. — Unio Larderelianus specie nuova. Pisa, 1869. Planche. (Extrait du Bullettino malacologico italiano. Aiino II, no3.) ReALE ISTITUTO VENETO DI SCIENZE, LETTERE ED ARTI. — Atti. Toffl. X-XIV, séria terzia, 1864-1869. Planches. En 46 volumes Meraorie. Vol. XIII et vol. XIV, pars. 1 et 2, 1866-1869. In-4°. Planches. En 5 volumes. ROFFiAEN, François. — Mollusques terrestres et fluviatiles recueillis en Suisse. Planche. (Extrait des Annales de la Soc. Malac. de Belgique. Tome III, 1868.) Saccardo, p. a. — {Vide'^imi.) ScHLOSSER, EQ. DE Klekovski D"" Joseph Calasant. et Farkas Vukotinoyic, Ludovic, nob. de — Flora croatica. Zagrabia, 1869. (Publication de l'Académie Slavo méridionale d'Agram.) Schweizerische Naturforschende Gesellschaft. — Verhandlungen. Jahresberieht, 1868. Einsiedeln, 1868. Planches. Senoner, D'' a. traduit par Lecomte, Théop. — De la Spongiculture et de la pêche aux éponges dans la mer Adriatique (2 exem- plaires). (Extrait des Bulletins de la Soc. Malac. do Belgique. Tome III, 1868.) — traduit par Thielens, Armand. — Notes conchyliologiques. (2 exemplaires.) 'Extrait des Annales de la Soc. Malac. de Belgique. Tome III, 1868.) Servain, g. — [Vide Lallemant). Societa di acclimazione e di agricoltura in Sicilia. — Atti. Tome VIII, 1868, n"' 11, 12, et Tome IX, 1869, n°^ 1, 2, 3, 7, 8, 9, 10. Palermo, 18681869. Societa italiana di Scienze Naturali, — Atti. Vol, XI. Anno 1868. Milano, 1868. Planches. CXH SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Société algérienne de climatologie, sciences physiques et naturelles. — Bulletin, ô""^ année, 1868, n"^ 4, 5, 6, et 6°"= année, 1869, n»^ 1, 2, 3. Alger. Société chorale et littéh^aire des mélophiles de Hasselt. — Bulletin de la Section littéraire, 5™^ année, 1868. Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. — Troisième année, 1867, et quatrième année, 1868. Rouen, 1868 et 1869. Société des sciences naturelles de Neuchatel. — Bulletin. Tome VIII, premier cahier, 1868 (2 exemplaires), etdeuxième cahier, 1869. Société entomologique de Belgique. — Annales. Tomes XI, 1867 et XII, 1868. Planches. — Comptes-rendus des séances. N° 30, 1868, et n" 31 à 35 et 39 à 42, 1869. Société impériale des naturalistes de Moscou. — Bulletin, 1868, n»'2, 3, 4. Moscou, 1869. Planches. Société malacologique de Belgique. — Annales. Tome III, 1868, Planches. (3 exemplaires.) — Bulletins. Tome III, 1868, figures dans le texte (3 exem- plaires). Société médico-chirurgicale de Liège. — Annales. Tome VIII, 1869. Société phytologique et micrographique de Belgique. — Annales. Tome I, livraisons XV et XVI. Anvers, 1869. Société royale de botanique de Belgique. —Bulletin. Tome VII, n"' 2, 3, et tome VIII, n°= 1, 2. Bruxelles, 1868-1869. Planche. Société vaudoise des sciences naturelles. — Bulletin. Volume X, n" 60 et n" 61. Lausanne, 1868-1869. Planches. Spinelli, g. B. — Catalogo dei Molluschi terrestri e fluviatili viventi in Venezia e nel suo estuario. Venezia, 1869. Staes, Célestin. — Rapport sur les excursions du 9 et du 14 avril 1868 à Forest. (Extrait des Bulletins de la Soc. Malac. de Belgique. Tome III, 1868.) S^ Gallische naturwissenschaftliche Gesellschaft. — Bericht, 1860- 1868. 9 volumes. Planches. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CXUI Theobald, g. et Weilenmann, J.-J. — Die Eàder von Bormio. S'-Gallen. Carte. Thielens, Armand. — Note sur le gîte fossilifère de Folx-les-Ca\es (Brabant). (Extrait du Bulletin Scientifique du département du Nord. 1869.) — Note sur le Senecio barbareeefolius Rchl). ( Extrait du Bulletin de la Soc. roy . de Botanique de Belgique. Tome VII.) — Note sur l'Asparagus prostratus, Dmtr. (Idem. Tome I.) — Notice sur le Carex ligerina, Bor. (Idem. Tome VII.) — Notice sur les Ibis falcinellus Temm. et Elanus nielanopterus Leach. Mons, 1869. (Extrait du Tome 111, 3"« série, de la Soc. des Sciences, des arts et des letlres du Hainaut.) — Petites observations sur quelques plantes critiques. Supplém. (Extrait du Bulletin de la Soc. roy. de Botan. de Belgique. Tome VU.) — Petites observations sur quelques plantes critiques. Deuxième supplément. (Idem. Tome VlII.) — {Vide Senoner.) Verein nôrdlich der Elbe. — Mittheilungen. I Heft, 1857. Kiel. In-4°. Planche. ' — Idem. II-IX Heft, 1858 1868. Kiel. In-S". Figures. Weber, D'' Victor. — Das Schwefelbad zu Alveneu. Chur, 1868. Weilexmann, J.-J. — [Vide Theobald.) Weyers, J.-L. — {Vide Lewis). Zetzsche, Ed. — Zur Geschichte der Erfindung der elektrisclien Télé- graphie. (Extrait des Kleinere Mittheilungen.) ZOOLOGISCHE Gesellschaft. — Der Zoologische Garten. Zeitschrift fur Beobachtung, Pflege und ZuchtderThiere.IX Jahrgangl868. X Jahrgang 1869, n°' 1-4, 7-12. Francfurt-a-M., 1868-1869. Figures dans le texte. Zschokke, D'' Th. — Der Wassermangel in einem Theile der Schweiz etc. im Winter 1864-1865. Aarau 1866. (2 exemplaires.) — The minerai waters and baths ofTarasp.Coire, 1866. Planche. III BULLETIN DES ClOLLEGTIONS MALACOLOGIQUES DONS REÇUS POUR LES COLLECTIONS MALACOLOGIQUES DE LA SOCIÉTÉ PENDANT l'année 1869. Les dons pars-enus à la Société pendant Tannée 1869, parmi lesquels on doit citer celui de M. Roberto Lawley, et ceux de M"" la marquise Paulucci et de MM. Kuzmic, Brusina, Rofïiaen, etc., ont enrichi ses col- lections malacologiques dans des proportions très-considérables. Ces dons sont inscrits au Registre-Collections scientifiques sous 1100 numéros (n°' 2917 à n" 4016). Le nombre d'échantillons qu'ils com- prennent dépasse 4800. I. — ÉCHANTILLONS RECUEILLIS EN BELGIQUE. 1. Mollusques et radiaires fossiles de divers terrains, une quarantaine d'espèces. (Donateurs MM. Van den Broeck, Messemaeker, Ellie, De Malzine.) 2. Mollusques et radiaires vivants, terrestres, fluviatiles et marins, une cinquantaine d'espèces. (MM. Masui, Van den Broeck, Colbeau, Miller, Weyers) . CXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. II. — ÉCHANTILLONS PROVENANT DE l'ÉTRANGER. 1. Collection de fossiles du miocène et du pliocène d'Italie, environ 540 espèces. (Donateur M. Roberto Lawley.) 2. Collection de fossiles du Val d'Eisa, Toscane, environ 60 espèces. (M'"' la marquise Paulucci.) 3. Collection de coquilles terrestres et fluviatiles vivantes de la Dalmatie et de la Croatie, environ 140 espèces et variétés. (MM. Kuzmic et Br usina.) 4. Collection de coquilles terrestres et fluviatiles de la Suisse, euviron 90 espèces et variétés. (M. Roffiaen.) 5. Coquilles terrestres et fluviatiles de l'Amérique centrale et méridio- nale, une vingtaine d'espèces. (M. Hidalgo.) 6. Coquilles terrestres et fluviatiles de l'Italie, une dizaine d'espèces. (M. Lawley.) 7. Coquilles terrestres et fluviatiles de divers pays, Bavière, Caucase, Espagne, Amérique, environ 20 espèces. (M'"^ la marquise Paulucci, MM. Hidalgo et D^ Walser.) 8. Coquilles de l'Ile de Wight, une quinzaine d'espèces. (M. Lecomte.) 9. Coquilles des mers de la Chine, 35 espèces. (M"^ la marquise Paulucci.) 10. Ptéropodes, 10 espèces (M. Craven.) 11. Quelques Céphalopodes des mers d'Europe. (MM. Funck et EUie.) 12. Coquilles et polypiers extraits des éponges. (MM. Messemaeker et comte de Robiano.) IV LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ LISTE GENERALE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE AU 31 DÉCEMBRE 1869 ( Le nom des membres fondateurs est précédé d'un astérisque * ) Membres honoraires. 1867. Deshayes, G. P. Place royale, 18. — Paris. 1863. FuNCK, N. directeur du Jardin zoologique, membre de diverses Sociétés savantes, — Bruxelles. 1867. Pfeiffer, D' L. — Cassai (Hesse-Electorale). 1867. SovVERBY, G. B. — Londres. lleiukres correspondants. 1867. BiELZ, E. A. commissaire général des finnnces, membre de diverses Sociétés savantes. — Hermannstaat (Transylvanie). 1867. Brusina, Spiridion, conservateur du Musée national d'histoire na- turelle. — Agrara (Croatie). 1864. Canofari de Santa Vittoria, comte, Chiatamone, 6. — Naples. 1864 Charlier, Alexandre, lieutenant dans la marine belge. — Namur. 1868. Chevrand, Antonio, D' en médecine. — Cantagallo (Brésil). 1864. D'Ancona, César, D*" en sciences, aide naturaliste au Musée royal. — Florence. 1866. DuBRUEiL, E. membre de plusieurs sociétés savantes, rue du Carré du Roi. 1 — Montpellier. 1869. Erjavec, Francesco, Professeur d'histoire naturelle à l'Ecole supé- rieure. — Agram (Croatie). CXXII SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 1867. GoBANZ, D'' JosEF, professeur d'histoire naturelle à l'école supérieure des arts et métiers, membre de diverses sociétés savantes. — Gratz (Styrie). 1868. Hidalgo, D"" J. Gonzalez, Toledo, n" 83, 2° derecha. — Madrid. 1865. Jamrach, Gh. St-George-street, 180, East. — Londres. 1869. Kawall, J. h. Pasteur, membre de diverses Sociétés savantes. — Pussen (Courlande). 1869. KuzMic, le père Giovanni Evangelista. — Raguse (Dalraatie). 1864. Lallemant, Gharles, membre de diverses Sociétés savantes. — Meudon (Département de Seine et Oise). 1866. Manfredonia, chevalier, J. D"^ médecin à l'hôpital des Incurables. — Naples. 1868. MÔRCH, D^ 0. A. L. Frederiksborggade, n» 7. — Copenhague. 1866. Morière, J. professeur d'histoire naturelle à la faculté des sciences, membre de diverses Sociétés savantes. — Caen (Département du Calvados). 1869. Paulucci, MADAME la marquise M. Palais Pantiatichi, Borgo Pinti. — Florence, 1864. Pecchioli, Victor. — Seltignano, près de Florence. 1868. RoDRiGUEZ, Juan, directeur du Musée*d histoire naturelle. — Guate- mala. 1867. RoTHE, Tyge, directeur du Jardin royal de Rosenborg. — Copen- hague. 1867. ScHMiDT, Oscar, recteur magnifique, professeur à l'université, etc., — Gratz (Styrie). 1868. Sciuto-Patti, Garmelo, membre de diverses Sociétés savantes. — Catane (Sicile). 1864. Senoner, D'A. bibliothécaire de l'Institut Impérial-Royal de Géolo- gie, membre de diverses Sociétés savantes, Landstrasse, Haupt- strasse, 88. — Vienne. 1864. Stossich, Adolph, professeur, membre de diverses Sociétés savantes. — Trieste (Istrie). 1867. Von Frauenfeld, chevalier Georg, conservateur du Musée Impé- rial-Royal de zoologie, membre de diverses Sociétés savantes, Herrengasse, Landhaus. — Vienne. 1869. Warren. j. Q. A. Membre de plusieurs Sociétés savantes. — San Francisco (Californie). 1865. Wësterman, G. S. directeur du Jardin zoologique, membre de diverses Sociétés savantes. — Amsterdam. LISTE DES MEMBRES CXXIII 1867. WlECHMANN, D"'. C. M. membre de diverses Sociétés savantes. — Kadow, près de Goldberg (Meklembourg) . membres effectifs. 4864. Adan, h. directeur général des contributions, etc., Avenue de la Toison d'Or, 5. — Ixelles-Bruxelles. 4863. 'Bellyxck, le père Auguste, professeur d'histoire naturelle au col- lège Notre-Dame de la Paix, etc. — Namur. 4864. Briart, Al. ingénieur, correspondant de l'Académie royale des sciences de. Belgique. — Chapelle-lez-Herlaimont (Hainaut). 4863. *Charlier, Eugène, D"" en médecine, etc., membre de diverses sociétés savantes, rue Faubourg-St-Gilles, 19. — Liège. 4863. *CocHETEUX, Ch. major au régiment du génie. — Anvers. 4863. 'Colbe^u, Jules, membre de diverses sociétés savantes, chaussée de Wavre, 178, — Ixelles-Bruxelles. 4864. Cornet, F.-L. ingénieur civil. — La Louvière (Hainaut). 1866. Cousin, T. ancien fonctionnaire des contributions, rue du Gouver- nement, 12. — Mons. 4869. Craven, Alfred. E. rue du Champ de Mars, 3. — Ixelles-Bruxelles. 4866. Dautzenberg, Ph. rue Vivienne, 16. — Paris. 4869. De Borre, Alfred Preudhomme, Conservateur et secrétaire du Musée royal d'histoire naturelle de Bruxelles, membre de diverses Sociétés savantes. — Bruxelles. 4864. Deby, M"' Jeanne, rue des Champs-Elysées, 41 . — Ixelles-Bruxelles. 4864. De Gomensoro, H. L. D''en sciences naturelles, rue Fresca, 17. — Rio de Janeiro (Brésil). 4869. De Jonche, vicomte Baudouin, sous-lieutenant à l'école d'applica- tion, rue du Commerce, 46. — Bruxelles. 4863. *De Malzine, Firmin, membre de plusieurs Sociétés savantes, rue du Moulin, 11. — St-Josse-ten-Noode-Bruxelles. 1863. *De Sélys-Longchamps, baron Edm., sénateur, membre de l'Acadé- mie royale des Sciences de Belgique et de diverses Académies et Sociétés savantes, etc., Quai de la Sauvenière, 34. — Liège. 1863. *Dewalque, G. D'" en médecine, etc., professeur à l'Université de Liège, membre de l'Académie royale des sciences de Belgique, etc. rue de la Madeleine, 13. — Liège. CXXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 1868. Dupont, Edouard, D'' en sciences naturelles, directeur du Musée royal d'histoire naturelle de Bruxelles, membre de l'Académie royale de sciences de Belgique, etc. — Bruxelles. 1869. Du Pré, Gaston, Etudiant en sciences, chaussée St-Pierre. — Etterbeek-Bruxelles. 1864. Egger, s., D''. Dorotheagasse, 11. — Pesth (Hongrie). 1865. *FoLOGNE, Egide, architecte, membre de plusieurs Sociétés savantes, palais du Roi. — Bruxelles. 1865. Fontaine, César, membre de plusieurs sociétés savantes. — Papi- gnies (Hainaut). 1863. *Geelhand de Merxem, L. rue du Pont-Neuf, 21. — Bruxelles. 1868. Gentiluomo Cammillo, D'', conservateur du Musée royal d'histoire naturelle etc., rue S. Francesco, 23. — Pise (Italie). 1869. Hallez, Paul, rue Botanique, 25. — St-Josse-ten-Noode-Bruxelles. 1865. *Lambotte, Henri, D'' en Sciences naturelles, professeur à l'Univer- sité libre de Bruxelles, membre de diverses Sociétés savan- tes, etc., rue de l'Abondance, 9. — Saint- Josse-ten-Noode- Bruxelles. 1867. Lanszweert, Edouard, rue de la Chapelle, 85. — Ostende. 1868. Lawley, Roberto, conchylioiogiste — Montecchio près de Pontedera (Toscane). 1866. Lecomte, Théophile, membre de diverses Sociétés savantes, sur les Halles. — Lessines. 1863. LouMYER, G. pharmacien, chaussée d'Ixelles, 288. — Ixelles- Bruxelles. 1867. Miller, Henry, professeur, membre de la Société royale de bota- nique de Belgique, chaussée de Wavre, 65. — Ixelles- Bruxelles. 1863. ''Roffiaen, François, peintre paysagiste, rue Godecharles, 16, — Ixelles-Bruxelles. 1865. 'Rosart, Adrien, membre de la Société enlomologique de Belgique , rue Godecharles, 8. — Ixelles-Bruxelles. 1864. Ruhlmann, Al. architecte, rue Montebello, 10. — Anvers. 1868. Seghers, Franz, rue de Naples, 49. — Ixelles-Bruxelles. 1865. Shirreff, William H. Esquire, Lindenhouse. — Lymington, Hampshire (Angleterre). 1867. Staes, Célestin, membre de plusieurs Sociétés savantes, rue des Deux-Églises. 28, — Bruxelles. LISTE DES MEMBRES CXXV 1863. *Thiëlens, Armand, D'" en Sciences naturelles, membre de diverses Académies et Sociétés savantes, rue de Namur. — Tirlemont. 1867. Tjmmerman:s, J. D. chemin de Laeken, 18. — Jette-St-Pierre, près de Bruxelles. 1869. Vanden Broeck, Ernest, rue de Terre-Neuve, 124. — Bruxelles. 1868. Van Volxem, Camille, membre de diverses sociétés savantes, boulevard du Régent, 32. — Bruxelles. 1869. Vincent, Gérard, préparateur au Musée royal d'histoire naturelle de Bruxelles, rue Granvelle, 95. — Saiut-Josse-ten-Noode- Bruxelles. 1863. *Weyers, J.-L. membre de diverses Sociétés savantes, rue du Persil, 3. — Bruxelles. membres déeédés. 1863-1869. *De Robiano, comte Maurice, sénateur. — Bruxelles, 1863-1869. Le Boeuf, E. directeur général de la Société royale de Zoo- logie. — Bruxelles. 1867-1869. Zelebor, Joh. conservateur du Musée Impérial-Royal de zoologie. — Vienne. TABLE GÉNÉRALE DES MATIERES CONTENUES DANS LE TOME IV DES ANNALES DE LA SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE. Annales de la Société malacologique de Belgique, tome IV, 1869. . . 5 Assemblée générale du 1^ juillet 1869 XLV Bulletin bibliographique CIII Bulletin des collections malacologiques CXV Bulletin des séances de la Société l'I Bulletins de la Société malacologique de Belgique, tome IV, 1869. . . I Catalogue des mollusques du Spiizberg recueillis par le D'' H. Kroyer pendant le voyage de la corvette La Recherche en juin 1838, par le D' O.-A.-L. Môrch "^ Liste générale des membres de la Société malacologique de Belgique CXXX Mémoires de la Société malacologique de Belgique, tome IV, 1869. . 5 Monographie des Campylsea de la Dalmatie et de la Croatie, par Spiridion Brusina, traduit de l'italien, sur l'original, par Théophile Lecomte. . 09 CXXVIII SOCIÉTÉ MÂLACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Notice sur les Acinetina et en particulier sur l'Acincla raystacina Ehr. par Meiiry Miller 33 Observations malacologiques, par Ernest Vanden Broeck 81 Observations sur l'Hélix ligulata Fér. de Madras, par Alfred E. Craven. 93 Séances : 5 janvier 1869 V {Description et figure des dragues triangulaires de MM. D'O.Schmidt et Brusina. — M. Th. Lecomte), 7 février 1869 IX (Mode de fixer les coquilles en collection. — M. C. Staes). 7 mars 1869 XII (Notes malacologiques, par le D>- A. Senoner, traduites de l'italien par Arm. Thielens). 4 avril 1869 XVII (Notice biographique sur M. Le Bœuf. — MM. Rosart et Lambotte). 2 mai 1869 XXIV (Rapport sur l'excursion faite par la Société à Nieuport le 28mars 1869 et jours suivants, parC. Staes). (Coquilles recueillies à Lessines par M. Lecomte). 6 juin 1869 XL (Description et figure d'une Hydrobie nouvelle, H. Paladilhi, par E. Dubrueil). (Rapport sur l'excursion faite par la Société à Lanaken les 16 et 17 mai 1869, par J. Colbeau). l*' juillet 1869. (Assemblée générale) XLV 5 août 1869 LUI (Composition du bureau pour l'année sociale 1869-1870). 2 septembre 1869 L'^l 7 octobre 1869 LViI (Compte-rendu de l'excursion faite par la Société à Mariembourg et Chimay les 12 et 13 septembre 1869, par M. Colbeau). (Mollusques terrestres et fluviatiles rencontrés dans l'île de Wight pendant l'été de 1869, par Th. Lecomte). i novembre 1869. LXVI (Notice sur la faune malacozoologique de la Courlande, par J.-H. Kawall). (Instructions pour recueillir et collectionner les mollusques terrestres et fluviatiles, par le D' James Lewis, avec figures, traduction de M. J.-L. Weyers). TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES CXXIX 2 décembre 18G9 XCI (Autorisation donnée à la Société de recueillir les coquilles fossiles dans les nouveaux travaux des fortifications d'Anvers). (Mollusques découverts en quelques localités de la Belgique pen- dant l'année 1869, par E. Vanden Broeck). (Coquilles recueillies à Ostende les 9 et 10 novembre 1869, par MM. De Malzine et Craven). Table générale des matières contenues dans le tome IV, 1869, des Annales de la Société malacologique de Belgique CXXVII ERRATA. Page XV, ligne 25, au lieu de : sur les écorces et sur les fragments lisez : sous les écorces et dans les trous. 51 , à Buenos Ayres » 2, le premier » 15, en Moravie » 19, dans les cultures » 28, champs cultivés h id. » XVI, )) id. )) id. )) id. )) dans l'Amérique méridionale (i). le second. dans le Frioul autrichien, dans les champs incultes, champs incultes. Parce que la H. aspersa se trouve à Santiago et non à Buenos Ayres. PLANCHES. PLANCHES DU TOME IV. Planchi; 1. Notice sur l'Acinela niyslacina Ehr., par H, Miller. Mémoires page 35. Explication page 38. — 2. Observations malacologiques par Ernesi Vanden Broeck. Mémoires page 81 . Explication page 92. — 3. Observations sur l'Hélix ligulata Fér., par Alf. Craven. Mémoires page 95. Explication page 95. gi^viC' dje.£d^^/fiie' Te-- ^jj> Fli:^ 1 .'.: -li .-st -^ .<: ■ig2 Fig3 Acineta mystacmâ Œ]\t\ FAT^Ucincrc: Sr. -arxtôe£ de la Soauké' Mcdoucoloaiqvu^ dz^dgiùuc Tam^IV.Fi J 5^ 1°^ "3 * 4 B ^^-■»-£i ?ï>«^ 4- A fe^^ 4- C 4. E ^ D -F /oTî. àai^Bro&ch ab. nat,. à£L. 1 Planortis conrplanatus L .( Mmistrosvcs . 2 . LiiniiaeaL ^labra Mùll ( Manjstroscu ) . 4 Zonites cellanus Mùll. (ElfjO'Wjs 5 Phy sa fcatmalis L / ^î^7■.i<3/ y . An/iales lit ^m. Soajtu- McJjx/muxtmtw de/^floix/iu. fmni,IVn.3. VA r / '^'l ïïelix ligulata Fer Alfred- S. Qreweji,. oJ/.-naC dd/ /)I5- rrr^Mâ )^''^\i^. '^^B;^ :*^i^ ^«^,.>îA Mit* ■^0^f'-- • '^ î^ ■.•■■■',/ïyL> ^' ..a|r ■■:-%,;:, , ^:i^l •%.■■■■■■ ^ -^'•^